Archives de Tag: Servandoni

Le Kiwi Corner, un restaurant « cool man »

Le Kiwi Corner, un mardi en début de soirée

Chose promise, chose due. Après avoir visité les cuisines du Kiwi Corner cet hiver (souvenez-vous), j’y suis retourné mardi, avec deux amis, pour jouer au critique gastronomique

Savez-vous quelle est la devise nationale de la Nouvelle-Zélande ? Non ? Eh bien moi non plus. Et mon ami Wikipedia non plus. Car, apparemment, il n’y en a pas ! Hum… Et la devise du Kiwi Corner, vous la connaissez ? Non plus ? Allez, indice : elle se trouve dans le titre de cet article… Quoi, « cool man » ? Ouiiii ! (Enfin, ça devrait l’être, si les restaurants prenaient la peine de se choisir des devises…)

Ahh, « cool man »… Cette expression, vous n’y manquerez pas si vous venez au Kiwi Corner. C’est la spécialité maison de Lucas, le chef de salle canadien. Vous entrez dans le restaurant, il vous propose de choisir votre table, vous en choisissez une, et paf, vous y avez droit : « cool man »! Vous faites votre choix dans le menu, il vient vers vous, vous lui donnez votre commande et… re-paf, « cool man »! Avant de partir, vous allez lui dire combien vous avez apprécié votre soirée : badaboum, « thanks man, cool »… J’avais déjà remarqué cette habitude de langage lorsque j’avais été l’interviewer en mars ; j’ai été content de retrouver ça intact cette semaine. :)

Il est des expressions, comme ça, qui vous mettent à l’aise. Pas que des expressions d’ailleurs : des accents, des musiques, des lumières, des ambiances aussi. Et sur ce point, on peut dire que le Kiwi Corner se défend plus qu’honorablement. Surtout le soir, avec ces éclairages un peu tamisés… Conditions are perfect, it’s dinner time!

Coopers, Steinlager, Coopers

Coopers, Steinlager, Coopers

Après une dégustation de bières océaniennes – au cours de laquelle j’ai malheureusement pu constater la supériorité de la Coopers australienne sur la Steinlager néo-zélandaise, snif – nous avons opté pour une formule entrée + plat + dessert à 29€ (ou 31€, selon le plat choisi). Ce n’est pas donné, effectivement, mais la qualité est vraiment au rendez-vous, digne de mes quelques expériences de « grandes tables »…

"Gâteaux au Crabe"

"Gâteaux au Crabe avec une mayonnaise au wasabi"

Dès l’entrée, nous nous sommes concertés pour choisir des starters différents, histoire de goûter un peu à tout (rentabilisons, rentabilisons !). Sont donc arrivés sur notre table des « moules de Nouvelle-Zélande farcies aux noix de Macadamia, sur un lit de salade avec coulis de poivron rouge », des « gâteaux au crabe avec une mayonnaise au wasabi » et des « brochettes de kangourou avec une sauce teryiaki & sésame ». Après avoir testé les trois entrées, le jury a été unanime pour reconnaître un sans-faute : nourriture légère, agréable, fraîche et dépaysante, idéal pour commencer un repas. Personnellement, je donnerais cependant une mention spéciale aux brochettes de kangourou, pour leur qualité de goût et de texture, un régal. Quant aux moules de Nouvelle-Zélande, ici camouflées sous une bonne farce (mouarf), elles présentent la double particularité d’être nettement plus grosses que les moules françaises, et surtout d’avoir une coquille… verte ! Amusant.

"Côtelettes d'agneau NZ"

"Côtelettes d'agneau NZ avec une sauce aux kiwis"

Cette mise en bouche passée, nous avons alors pu souhaiter la bienvenue parmi nous à une assiette de « côtelettes d’agneau néo-zélandais avec une sauce aux kiwis » et à deux assiettes de « Mahi Mahi (poisson de Tahiti) avec une sauce aux fruits exotiques, une touche de vanille et du riz coco ». Cette fois-ci, sans hésiter, je décerne la palme aux quatre côtelettes ; je n’avais jamais mangé d’agneau aussi tendre, c’était succulent – et ce malgré la sauce aux kiwis, un peu forte pour se marier avec de l’agneau à mon goût… Quant au Mahi Mahi, contrairement à mes deux camarades, je ne lui ai rien trouvé de spécial hormis son nom, mais il faut dire que je l’ai goûté après la viande (erreur caractéristique d’un critique gastronomique débutant ça !). Le riz coco était génial, pour sa part.

"La fameuse Pavlova meringuée de NZ"

"La fameuse Pavlova meringuée de NZ"

Et enfin, le clou du spectacle : le dessert !!! A peine chauvin, j’ai opté pour le dessert national de mon futur pays d’accueil, à savoir « la fameuse Pavlova meringuée aux kiwis », tandis que mes deux collègues gastronomes choisissaient un « Po’e Mai’a – banane, tapicoa, vanille » et une « tarte aux fruits de la passion et sa boule de glace ».  Comme pour la bière, je dois une nouvelle fois reconnaître la défaite de la Nouvelle-Zélande, au profit de Tahiti et de son étonnant Po’e Mai’a, sorte de tarte gélatineuse au fort goût de banane, très agréable en bouche.  La Pavlova, meringue de luxe, avait pourtant une belle carte à jouer, elle est juste tombée sur plus forte qu’elle… Jusqu’au bout, le Kiwi Corner a donc été à la hauteur, jouant la carte de la légerté et de l’originalité.

La rue Servandoni a beau être une charmante rue parisienne, le Kiwi Corner a les moyens de vous faire oublier où vous êtes et  de mettre entre parenthèses votre routine métro-boulot-dodo le temps d’un repas. Tout cela grâce à un staff jeune et sympa, grâce à une cuisine inventive et même grâce à un mobilier maori assez surprenant !

En bonus, découvrez un extrait audio inédit de mon interview de mars avec Lucas, que j’avais coupé au montage. Soyez attentifs jusqu’au bout, un « cool man » vous attend ! :)

Et merci Taline pour la pochette !!! batchigs !

Publicités

Visite au coeur du Paris kiwi

Plaque rue Servandoni

La Nouvelle-Zélande a sa rue à Paris. Coincée entre le Sénat et l’église Saint-Sulpice, la charmante rue Servandoni vous fait manger kiwi, voyager kiwi et acheter kiwi… Suivez le guide !

Provincial de mon état, je ne suis pas un grand fan de la capitale, qu’il m’arrive de trouver oppressante et de taille inhumaine. Mais je lui reconnais volontiers cet atout : on peut jouer à s’y perdre. Non, pas s’y perdre totalement, car on retombe toujours sur une station de métro, voire une grande artère, trop faciles échappatoires. Mais jouer à s’y perdre, c’est faisable. C’est amusant, c’est excitant, c’est parfois vertigineux. On erre là, sans but, à marcher, à regarder, à s’étonner tel le voyageur de Proust, avec de nouveaux yeux. Et c’est souvent comme cela qu’on découvre des petites rues, qui n’existent pas vraiment le reste du temps, quand, en bon Parisien pressé, on préfère remonter les grands boulevards pour rejoindre plus rapidement notre but.

La rue Servandoni est une de ces petites rues cachées, mystérieuses, de Paris. Elle a du charme. Elle est étroite ; une voiture y passe forcément en surveillant ses rétroviseurs. Et en plus elle a de l’humour : située dans l’un des quartiers les plus touristiques de la Ville Lumière, délimitée dans sa partie supérieure par le jardin du Luxembourg et dans sa partie inférieure par l’église Saint-Sulpice (excusez du peu !), cette ruelle discrète s’offre malgré tout le luxe de pouvoir compter sur les doigts de la main ceux qui y passent, tellement ces aventuriers – plus ou moins égarés – sont rares…

Rue Servandoni, depuis la rue de Vaugirard

L’aventure, voilà ce qui m’a amené à mettre pour la première fois les pieds rue Servandoni. C’était il y a quelques semaines seulement, peu après l’annonce de mon affectation en Nouvelle-Zélande. J’y suis allé parce que s’y trouve une agence de voyages, dont le nom dit tout : Nouvelle-Zélande Voyages. J’en suis ressorti avec la ferme intention de vous en parler sur ce blog, car cette rue est en fait bien plus que ce que je viens de vous décrire… C’est une enclave néo-zélandaise en plein Paris, c’est la Kiwi Alley de Paname.

Avez vous déjà mis les pieds dans un restaurant dédié à la cuisine néo-zélandaise, australienne et tahitienne ? Avez-vous déjà vu une agence de voyages spécialisée sur la Nouvelle-Zélande et ses environs ? Avez-vous déjà fait du shopping dans une boutique 100% kiwi et wallaby  ? Non ? Alors installez vous confortablement et suivez moi dans ces trois nouvelles vidéos du Pari Kiwi !!!

Kiwis drapeaux

Première étape, le Kiwi Corner

On commence par une rencontre avec Lucas, le responsable du restaurant – savourez son accent ! – et avec le chef Olivier, en salle puis dans les cuisines du Kiwi Corner ! Mettez vos sens en alerte et appréciez cette cool attitude, man…

[Avant de commencer la lecture des vidéos, pensez à activer les sous-titres : en bas à droite de la vidéo, cliquez sur « MENU » et ensuite sur « sous-titres fr »]

Kiwis drapeaux

Deuxième étape, Nouvelle-Zélande Voyages

On enchaîne avec un entretien en compagnie de Michel Lesot, responsable de l’agence. Il revient sur la naissance de la société il y a dix ans, sur sa belle expansion… et of course sur une destination qui a le vent en poupe, la Nouvelle-Zélande ! Le tout avec le sourire… :)

Kiwis drapeaux

Troisième étape, The Australia NZ Shop

Connaissez-vous les « Tim Tams » ? La « Vegemite » ? La « Steinlager » ? Autant de produits venus d’Océanie et vendus à la boutique de la rue Servandoni, où l’on découvre également avec Jérôme que la bière Foster’s n’est pas si australienne que cela… My God!

C’est ainsi que s’achève cette visite ! Merci à toutes les personnes du groupe Nouvelle-Zélande Voyages pour leur accueil, et tout particulièrement à Céline, qui m’a aidé à organiser ce reportage, plutôt que passer devant la caméra… ;-)

***********************

PS gourmand : Si vous avez été attentifs à la troisième vidéo, le nom « Tim Tam » vous rappellera quelque chose… C’est ça, il s’agit bien de ces biscuits australiens au chocolat, qui squattent la tête du top ventes de la boutique… Évidemment, je n’ai pas résisté à la tentation, j’en ai acheté deux paquets. :-) Le premier des deux ayant été assez vite liquidé et une petite gêne pointant le bout de son nez, j’ai décidé de camoufler ce goinfrage derrière mon devoir d’information (auto-proclamé) et donc de vous faire un compte-rendu de dégustation.
J’ai du mal à en trouver un équivalent en France. Pour ceux qui seraient habitués aux sucreries britanniques, c’est assez proche des Pinguins (auxquels on aurait ajouter une idée de Crunchy). Une crème au chocolat au lait, prise en sandwich par deux biscuits au chocolat, croustillants mais très fondants (consistance parfaite !), le tout enrobé dans Tim Tam (photo clumsy.fr)du chocolat au lait. Il en ressort un ravissant petit goût de caramel, qui fait à mon sens toute la différence ; une saveur (trop ?) sucrée qui permet aussi de ne pas liquider d’une traite les 11 Tim Tams contenus dans le paquet. Mais comptez davantage sur le prix pour éviter d’abuser de ces bonnes choses : 5 euros le paquet, 9 euros les 2, et 12 euros les 3.