Archives de Tag: NZ

Vidéo : J’ai testé pour vous le « hangi », repas maori

Hangi

Du bois, du fer, de la terre, des pelles, de la viande, des légumes… La recette du hangi n’est pas la plus simple, mais c’est bon de changer un peu des barquettes au micro-ondes ! ;)

Dans un commentaire laissé vendredi sur ce blog, Elise me disait attendre « avec impatience » un article sur les recettes traditionnelles néo-zélandaises. Aïe! S’il est une pratique culturelle dans laquelle les Kiwis n’excellent pas, c’est bien la cuisine. Non pas que les plats locaux soient mauvais, simplement ces fameuses « spécialités » n’existent pas vraiment ! En effet, en Nouvelle-Zélande, on mange dans des fast-foods américains, dans des fish&chips de Sa Majesté, dans des sushi-bars ou des restos asiatiques. Même constat dans les nombreux cafés du centre-ville de Christchurch : le mot d’ordre semble être « faire comme les autres », avec des vitrines proposant un assortiment de sandwichs en triangle à l’anglaise, de lasagnes italiennes, de quiches françaises ou encore de muffins US !

Encore une fois, le salut des Kiwis passe par leur héritage maori. Dans la rubrique des « plats traditionnels néo-zélandais », je pense que le hangi mérite de figurer en bonne position. Le hangi (prononcer plutôt « hangni ») est davantage qu’un plat, c’est un mode de cuisson, à l’ancienne. Dans d’autres îles du Pacifique, il répond aux doux noms de umuimulovo ou encore koua, mais le principe est le même : creuser un four dans le sol et faire cuire de la nourriture sur des roches (volcaniques si possible) ou du métal préalablement chauffés. Cette pratique n’a pas de signification particulière, qu’elle soit religieuse ou autre ; en fait, elle répond essentiellement à un souci pratique, qui est de pouvoir préparer des repas suffisamment conséquents pour les nombreux membres de chaque famille maorie.

Je vous laisse découvrir le hangi auquel j’ai participé, tout en vous invitant avant de commencer la lecture à cocher l’option « sous-titres fr », dans la partie « menu » en bas à droite de la vidéo…

Et alors, et alors, c’était bon ?? Oui ! Bon et copieux ! Comme la vidéo le laisse plus ou moins deviner, nous avions du mouton, du poulet, du boeuf, des pommes de terre et du kumara – la viande était tendre, facile à séparer des os et le tout avait une saveur fumée très agréable. Une cousine de notre prof d’histoire avait également préparé un délicieux pain maori (rewena paraoa), à base de pomme de terre : goût sucré et consistance fondante à tomber ! Niveau boisson, je m’en suis tenu à un simple thé – il faut dire que les Maoris avec qui nous avions préparé le hangi nous avaient déjà offert des canettes de whisky/coca à 9h du matin, soit disant « parce que la chaleur du feu, et toute cette fumée, ça déshydrate » !

Publicités

Photos : Akaroa, l’enclave française « made in NZ »

Garde à vous ! Ce week-end se tenait le 12e « French Fest » d’Akaroa, à 80 km de Christchurch. On y dansait le cancan, un béret sur la tête, tout en surveillant une course d’escargots…

Franchement, ces Kiwis, ils sont beaux joueurs : les sujets de Sa Majesté ont beau avoir contrarié nos plans de colonisation de la Nouvelle-Zélande à Akaroa en 1840, ils restent attachés à ce moment d’histoire partagé avec les Français. Tous les ans, ils le commémorent donc, et en font même un week-end de fête : bienvenue à l’Akaroa French Fest !

Petite présentation des lieux, à l’attention de ceux qui n’auraient pas pris l’option « Géographie de la Nouvelle-Zélande » au bac : joli village de 500 âmes (dont 30% dépassant les 65 ans), Akaroa se trouve sur l’Île du Sud de la NZ, plus précisement sur la Banks Peninsula, à l’est de Christchurch. C’est une station assez prisée des touristes, qui s’y arrêtent notamment pour aller nager avec les dauphins de Nouvelle-Zélande (Hector Dolphins). L’héritage français reste présent, que ce soit dans le sang de quelques habitants ou dans le nom de certains magasins et rues. De là à entendre parler la langue de Bastareaud à chaque coin de rue…

Boum, quand votre moteur fait boum...

C’est toujours intéressant de découvrir les clichés rattachés à la France à l’étranger – qui plus est à l’autre bout du monde ! Bien que pas 100% français (stands de churros, de souvlakis, de bratwurst), le festival sonnait très cocorico, parfois à l’extrême : pour la première fois de ma vie, j’ai ainsi pu assister à une performance de French Can Can, réalisée par des employées de l’Ambassade de France à Wellington ! Les différentes échoppes proposaient également des crêpes, du far breton, du vin, du fromage de chèvre… et même des bérets.

Parmi les activités auxquelles j’ai pu assister, je commencerais par mettre en avant l’EscarGO!, une palpitante course d’escargots opposant les All Blacks aux Bleus. Disposés au centre d’une table ronde et numérotés sur la coquille, les athlètes n’avaient qu’une idée en tête : foncer vers la ligne blanche dessinée sur le bord du terrain et ainsi remporter la victoire, synonyme de gloire et de fortune. En tribunes, les jeunes sponsors de chaque sportif encourageaient leur champion – à tel point que je me demande bien qui de l’escargot ou du petit homme bavait le plus…

Vous m’excuserez, je n’étais plus là pour l’arrivée…

L’essentiel, c’est de participer, disait l’autre. Soit. Votre blogueur préféré a donc pris part à l’un des temps forts de la journée : la French Waiters Race (tadam!), aux côtés de Romain le Français et Colin l’Ecossais. Cette future discipline olympique, déjà saluée par Gérard Schivardi et Jean-Louis Borloo, consiste en se munir dans une main d’une baguette de pain et dans l’autre d’un plateau de service, sur lequel se trouvent déposés trois verres de vin – dont une flûte, histoire de compliquer les choses. Prenez une douzaine de compétiteurs venus des quatre coins du monde, et assignez leur pour mission de courir un aller-retour en gardant un peu de nectar dans chacun de leurs verres. En vidéo, ça donne ça – un joyeux bordel :

Tellement occupé à signer des autographes après cette performance à la Abebe Bikila (enfin, pieds nus quoi), je n’ai pas pu me renseigner en détails sur toutes les autres animations du week-end. Je sais juste que :

  • le vendredi soir, l’Ambassadeur de France, Michel Legras, avait participé à une cérémonie de lever de drapeau
  • un cooking show avait eu lieu ce samedi à midi
  • le « French Cricket », ça existe, d’où le French Cricket Tournament
  • le HMNZS Pukaki et le HMNZS Taupo, deux bâtiments de la flotte de guerre néo-zélandaise, étaient ouverts au public pendant le week-end, dans la French Bay
  • une reconstitution de l’arrivée des colons losers français était organisée dans l’après-midi, suivie d’une parade.

Voici l’arrivée de la parade, emmenée par la fanfare de l’armée néo-zélandaise. In the navy…

→ Pour voir mon album photo du festival (bérets, Gwenn ha du et French Can Can inside), vous connaissez la chanson : cliquez ici !

Shopping in NZ: le Top 10 des bizarreries culinaires

Welcome to Woolworth's!

Today, let’s go to the supermarket! Les rayons néo-zélandais ont beau ressembler à leurs homologues français, il est possible d’y dénicher quelques curiosités – plus ou moins savoureuses…

1 | Kiwi, what else?

Golden kiwis

Golden kiwis

Les clichés sont faits pour être déconstruits… ou pas ! En Nouvelle-Zélande, le kiwifruit est bien le roi ; on le retrouve donc sans surprise aux quatre coins du supermarché. Au rayon fruits et légumes bien sûr, dans sa déclinaison verte traditionelle, mais aussi en mode kiwifruit gold : une chair jaune, un goût plus doux rappelant les fruits de la passion, et surtout une peau lisse tout à fait comestible qui vous évitera la corvée épluchage et vous offrira un peu de croustillance au dessert. Du kiwi au rayon alcool également, sous la forme bien mystérieuse – et qu’il ne me reste plus qu’à découvrir – de kiwifruit wine ! Du kiwi dans les petits pots pour bébés, du kiwi en sauce, du kiwi en jus, du kiwi dans les biscuits, du kiwi dans les eaux aromatisées, et même du kiwi dans les gels douche – ça, j’ai tenté, et c’est assez sympa, avec en bonus l’action exfoliante des graines de kiwi !

2 | Kumara

Red and orange Kumara

Orange and red Kumaras

Pour faire exotique, on peut présenter le kumara comme l’un des légumes traditionnels maoris ; sa présence en Nouvelle-Zélande remonte à l’arrivée des premiers Maoris, il y a plus de mille ans, en provenance des îles du Pacifique. Mais pour être honnête, on peut aussi préciser que kumara est le nom maori pour « patate douce » – apparemment, on en trouve jusqu’en France. Il en existe des rouges, des oranges et des jaunes ; j’ai goûté les deux premiers, c’est en effet très doux, légèrement sucré, un genre de pomme de terre de luxe ! Autre légume assez similaire, le New Zealand Yam – connu sous le nom d' »Oca » dans les Andes.

3 | TimTam

TimTam tsoin tsoin

Tsoin Tsoin

J’avais déjà eu l’occasion de vous en parler dans mon article sur la rue Servandoni, à Paris. La recette : une crème au chocolat prise en étau entre deux biscuits au chocolat, le tout recouvert de chocolat, pour un résultat très sucré, croustillant au croquer et fondant en bouche. Fabriqués en Australie par Arnott’s Biscuits, ils sont incontestablement les biscuits phare en Nouvelle-Zélande. En plus de l’Original, on trouve une variété de déclinaisons : Double Coat, Classic Dark, Chewy Caramel, Chewy Choc Fudge, Sweet Surrender Choc Hazelnut Flavoured Mousse, Sweet Surrender Black Forest Delight et Sweet Surrender Crème Caramel. Mais plus que le TimTam, il y a le TimTam Slam ! Egalement connu sous les noms de TimTam Explosion, TimTam Suck et même TimTam Orgasm, cette pratique est la garantie d’un grand moment de bonheur en bouche. Je vous laisse découvrir cela en compagnie de l’Australienne Natalie Imbruglia :

4 | Marmite

A consommer avec modération

A consommer avec modération

Âmes sensibles, s’abstenir. La Marmite néo-zélandaise, tout comme la Vegemite australienne et la Marmite anglaise, n’est pas exactement le genre de pâte à tartiner vous mettant de bonne humeur le matin : élaborée à base de levures, de couleur noire, relativement liquide et collante, elle sent mauvais et n’a pas meilleur goût, malgré le pain et le beurre avec lesquels on essaye désespérément d’alléger la sentence. Enfin, c’est ce que j’en pense – et je suis loin d’être le seul. Les 237 000 fans de Marmite sur Facebook ne partagent sans doute pas mon avis et n’hésiteraient pas à avancer, à juste titre, les vertus nutritionnelles de ce spread et cet amusant spot publicitaire. Le produit divise donc, et la marque en a même fait son slogan : « Marmite. Love it or hate it » ! Lecteur, tu es donc prévenu ; si jamais tu t’aventures dans un rayon confitures/miel/Nutella en Nouvelle-Zélande, méfie toi de la Marmite. Et, tant que j’y suis, évite également l’écoeurant peanut butter, vendu à outrance ici…

5 | Weet-Bix

SANY0258web

"New Zealand's no.1 breakfast cereal"

Si vous connaissez les Weetabix, voilà grosso modo à quoi ressemblent aussi les Weet-Bix en Nouvelle-Zélande – ces derniers étant juste un peu plus petits et de forme rectangulaire. On peut les manger avec du lait bien sûr, mais aussi en tartines, avec du beurre, de la confiture – et de la Marmite, qui sait ! Lancés en 1928 et conçus par Sanitarium (« the health food company »), les Weet-Bix sont depuis des dizaines d’années le petit-déjeuner le plus populaire en Nouvelle-Zélande et font partie intégrante de l’identité kiwie.

6 | Baked BeaNZ

Du kiwi dans les haricots

Du kiwi dans les haricots

Au rayon « plats étudiants », j’aurais pu vous parler des très comestibles 2-minute noodles, à 0,35€ la boîte. Je vais plutôt consacrer quelques lignes aux baked beans néo-zélandais, signés Wattie’s. Niveau goût, rien de bien différent comparé aux traditionnels baked beans de Heinz. Niveau présentation, en revanche, c’est plus intéressant : les beans deviennent des beanz – tout un symbole. En mettant les pieds en Nouvelle-Zélande, on remarque vite que les Kiwis ne manquent pas une occasion de montrer leur fibre patriotique. Un petit tour à la fac et vous serez surpris du nombre d’étudiants portant des sweat-shirts représentant Aotearoa – rien à voir avec la France donc, où ce genre de vêtements n’est vendu que dans les magasins pour touristes. Un petit tour au supermarché ensuite, et vous ne pourrez pas échapper aux produits floqués de la mention « Proudly made in NZ » ou du sigle « Buy New Zealand Made ». Et donc même les haricots s’y mettent !

7. Beer

Rayon frais

Rayon frais

Niveau alcool, les supermarchés néo-zélandais diffèrent de leurs homologues français sur au moins quatre points. 1. Il est impossible d’y trouver autre chose que de la bière ou du vin – les alcools forts étant vendus dans des magasins spécialisés répondant souvent au nom de Liquorland. 2. Il existe deux rayons alcool : le premier avec des packs à température ambiante, le second avec des packs réfrigérés ! 3. Si vous voulez jouer aux petits débrouillards, vous pouvez acheter des kits pour « bière maison » – il paraît que ça peut même être bon ! 4. A la caisse, don’t forget your ID ; les contrôles d’identité sont quasi-systématiques pour s’assurer que vous êtes bien majeur. Pour une analyse un peu plus détaillée de la bière néo-zélandaise, cliquez ici.

8. Meat

Meat lover's

Meat lover's

La Nouvelle-Zélande est à juste titre réputée pour la qualité de sa viande, notamment l’agneau. Le choix n’y est pas forcément très large (boeuf, poulet, porc et agneau/mouton) mais le goût est là – même pour les barquettes d’entrée de gamme ! Surtout, les prix sont bien plus intéressants qu’en France, particulièrement si l’on arrive à repérer les produits en promotion ou les fameuses étiquettes « reduced », indiquant un produit arrivé à quasi-péremption et donc bradé parfois à 50%.

9. Gluten-Free Food

SANY0256web

Coeliaquie : intolérance au gluten.

Que ce soit dans les supermarchés, les cafés ou les restaurants, il n’est pas rare de trouver des aliments sans gluten. Ces produits sont essentiellement destinés aux personnes souffrant de la maladie coeliaque, c’est-à-dire allergiques au gluten et à certaines protéines céréalières. De premiers magasins spécialisés commencent à apparaître en France mais la Nouvelle-Zélande a certainement une longueur d’avance en la matière.

10. Ice Cream

SANY0259web

100% NZ

Ce fut un de mes premiers chocs en arrivant en Nouvelle-Zélande : en plein mois de juillet, alors que l’hiver battait son plein, des Kiwis se baladant dans la rue une glace à la main ! Visiblement, le froid n’est pas une explication suffisante pour refuser une bonne crème glacée, dans un pays où la musique des ice cream vans résonne donc toute l’année. Selon la New Zealand Ice Cream Manufacturers’ Association, les Kiwis partagent avec l’Australie la seconde marche du podium en matière de consommation annuelle de glace par personne (23 litres), derrière les Etats-Unis. Personnellement, j’attends que les températures remontent un peu avant de me lancer, mais j’ai déjà hâte de goûter LA glace néo-zélandaise : la « Hockey Pokey » de Tip Top. Mmmmm…

Assez écrit, j’attends maintenant vos commentaires avec gourmandise ! :)

Photos : Tout schuss (ou presque) à Mount Hutt

Mount Hutt

Dans ma liste des « must do » pour cette année en Nouvelle-Zélande, il y avait me mettre (enfin!) au ski. Depuis hier, c’est chose faite. Compte-rendu d’un novice ravi et même pas plâtré.

Qu’on se le dise, cette année sera l’année des baptêmes ! Après mon baptême de l’air effectué en juillet entre Paris et Christchurch, voilà que je viens de faire mon baptême de ski ! Pour faire simple, mon expérience de la montagne se résumait jusque là à quelques randos dans les Monts d’Arrée (384m d’altitude, attention !) et à une journée de luge à Winterberg, en Allemagne, lors d’un échange scolaire en classe de 5e. Me trouvant désormais en Nouvelle-Zélande, avec des pistes à à peine plus de 100 km de Christchurch, il était difficile de ne pas sauter sur l’occasion…

Pour être franc, je n’étais pas particulièrement enthousiaste en m’inscrivant à ce ski trip organisé par mon campus. J’avais certes des amis qui y allaient aussi, mais la perspective de passer une journée à tomber, déchausser, rentrer dans les gens, retomber, ne m’excitait guère. C’est le problème d’être un débutant : on ne maîtrise pas ce qu’on fait, et on est frustré de ne pouvoir accomplir ce qu’on souhaiterait. Mais il faut bien commencer, se lancer, tant bien que mal – ne serait-ce que pour l’avoir « fait ». Finalement, mis en confiance par près de 3h de leçons de ski, j’ai passé une très bonne journée sur les pistes néo-zélandaises, et j’espère bien y retourner avant mon départ !

Prosternation

Prosternation

Samedi matin, départ à 7h, arrivée sur les pistes peu après 9h30. Temps couvert tout du long du trajet, gros brouillard dans la montée menant à la station et, comme par miracle, ciel bleu sur les pistes à dominer les nuages, dans un petit paradis blanc coupé du monde. Ma première leçon a lieu à 10h20, dans un groupe d’une petite dizaine de beginners et sous la houlette du sympathique Jon, venu de l’Essex (Angleterre). Quelques petits exercices pour se familiariser avec le matériel puis direction la piste réservée aux novices pour y enchaîner les descentes : d’abord tenir debout, ensuite maîtriser sa vitesse, enfin s’essayer à de petits virages.

Deuxième leçon à 12h40, même groupe, même mono, même endroit. La confiance commence à arriver, les virages prennent forme, les chutes se font rares, on s’essaye même à un parcours à bosses – bon, sans succès… Jon nous fait alors ses adieux, et je fais les miens à la piste des débutants, quittant donc le magic carpet pour partir découvrir le téléski et le niveau supérieur. J’y vais avec Julia, l’une des rares frenchies de UC, qui a elle bien plus d’expérience sur les pistes. Elle compatie (et rigole) à mes nombreuses chutes en haut du parcours, vraiment plus challenging que mon regretté terrain d’entraînement. Mais je m’habitue petit à petit à cette nouvelle configuration, retrouvant confiance sur le final, malgré la fatigue. Un dernier tour sur le tapis roulant et une dernière descente pour le plaisir, avant de partir.

Toujours debout :)

Toujours debout :)

Je la redoutais cette journée, je l’ai adorée. Il faisait beau, chaud, les nuages s’en allant progressivement pour dévoiler les immenses plaines du Canterbury. Les leçons ont démontré leur utilité, idéales pour débuter et s’amuser avec d’autres novices. Et je suis sorti de cette initation sans le moindre bobo – enfin, si l’on considère que le plus gros coup de soleil de mon existence n’est pas un bobo ! ;) Le retour s’est fait avec le son des Beach Boys et des Beatles dans le bus, et la soirée a été la cerise sur le gâteau : combo Chinese sausage burger + frites + Sarsaparilla (nom d’un Schtroumpf!) chez Captain Bens, et magnifique victoire des All Blacks face à l’Australie pour le dernier match des Tri Nations (33-6). Sweet as…

→ Les photos : Vous l’imaginez bien, mon niveau ne me permet pas encore de prendre des photos en skiant – il faudra donc repasser pour les photos d’action ! De plus, ma batterie m’a lâché dans l’après-midi, au moment où je commençais à sortir mon appareil. Je vous invite quand même à découvrir quelques uns de mes clichés, couplés avec ceux de Julia, en cliquant ici !

→ En savoir plus sur Mount Hutt : le site officiel, la page Wikipedia, l’avis de 0800snow.co.nz.

Photos : C’est le printemps, let’s go to Sumner!

Sumner beach

Ce dimanche, direction Sumner, le quartier chic de Christchurch. Déambulations printanières au milieu des villas, des fleurs, des promeneurs, des coquillages. Et finalement sous les étoiles…

Comme Florence me le signalait dans un récent mail, le printemps en Nouvelle-Zélande ne commence pas le 22 septembre, pourtant date de l’équinoxe et du début de l’automne dans l’hémisphère Nord. Non, selon une convention météorologique, c’est tous les 1er septembre que le printemps débarque chez les Kiwis. A juste titre cette année car, à en juger les arbres en fleurs sur le campus, ce cher printemps a été ponctuel.

Sumner avait même des airs de summer hier. Les places assises étaient chères dans le bus y allant ; les tenues étaient légères, certains ayant même opté pour l’option pieds nus. La plupart des passagers est descendue au niveau de la plage, j’ai préféré attendre le terminus, un peu plus dans les terres, pour me balader au milieu des maisons. Quartier riche ou pas, toujours ces fameux murs en bois sur la plupart des bâtiments. Quartier riche oblige, un certain nombre de villas futuristes, nichées dans les collines, histoire de contempler le rivage  – et accessoirement de dominer la plèbe ?

Sumner Esplanade

Sumner Esplanade

Après avoir pris de la hauteur pour admirer la vue et découvert une boîte aux lettres insolite, je suis descendu sur la plage. Sumner est davantage à ranger dans la catégorie « paisible quartier de bord de mer » que dans « station balnéaire avec restaurants et casino » ; s’y promener est donc très agréable. J’y ai trouvé cette ambiance des balades du dimanche, où familles, couples, amis et marcheurs solitaires se croisent avec de discrets sourires, où les chiens se défoulent enfin après une semaine à la maison, où les enfants s’arrêtent ramasser des coquillages ou construire un château-fort en zone plus ou moins inondable.

Le soleil a rapidement décidé d’enfiler son bonnet de nuit, me défiant, photographe du dimanche, dans un contre-la-montre à la recherche du beau cliché de fin de journée. Un père prenait des photos de son bébé, les mouettes piochaient allègrement leur dîner livré par les vagues, un groupe d’Indiens jouait au cricket, une étrange dame sciait du bois sur la plage. Et, au loin, on devinait les sommets enneigés des Alpes du Sud, teintés de rose pour l’occasion…

Chacun vaque à ses occupations...

Late walk, early dinner...

A la nuit tombée, plutôt que de remonter directement dans le bus pour près d’une heure de trajet, j’ai fait une partie du chemin à pieds, découvrant ainsi les quartiers de Redcliffs, Mt Pleasant, Ferrymead et Woolston. Les pieds commençant à fatiguer, mon objectif final est devenu de m’arrêter au fish’n’chips le plus proche, pour y dîner avant de remontant dans le bus. Toutefois, trouver un fish’n’chips ouvert un dimanche soir dans cette partie de Christchurch s’est révélé être une mission assez ambitieuse, et j’ai ainsi dû parcourir une dizaine de kilomètres depuis la plage pour trouver mon bonheur ! :) Heureusement, celui-ci était bon, copieux et presque gratuit ($4).

Et j’ai pu profiter des vingt minutes d’attente du bus pour lancer la discussion avec un Kiwi assis à côté de moi, environ 50 ans, sortant d’une soirée d’anniversaire avec huit bières dans le pif ! Plutôt que de parler de météo, j’ai trouvé la bonne technique pour entamer le dialogue : « Did you watch the All Blacks’ game yesterday? »

→ Pour regarder mon album photo en diaporama, cliquez ici.

Radios pirates : Good Morning New Zealand!

C’est l’histoire d’une radio pirate qui narguait le gouvernement néo-zélandais à la fin des 60s depuis les eaux internationales. C’est l’histoire de « Good Morning England« … version kiwi !

« Moi-même, ainsi que tous ceux qui se sont impliqués dans Hauraki, étions mus par notre dégoût de la radio d’Etat, notre amour du rock’n’roll et notre ardent désir d’aventure. Notre but était d’amener la musique sur les ondes, 24 heures sur 24. » Plus de quarante ans après, David Gapes s’en souvient encore. Il faut dire que Radio Hauraki, c’était lui. C’était son idée, née entre deux bières, en 1965, dans un pub de Wellington. En plein dans les sixties, à l’époque où la radio néo-zélandaise, tout comme la BBC britannique, restait un monopole d’Etat. Selon Gapes, on n’y entendait « que des accents British et snobs, des pubs horribles et pas de musique ».

Le Danemark avait eu Radio Mercur dès 1958. Le nord de l’Europe avait suivi, notamment le Royaume-Uni avec Radio Caroline. C’était maintenant au tour de la Nouvelle-Zélande. Puisque le gouvernement refusait de leur accorder une licence privée pour émettre depuis les terres, David Gapes, Denis « Doc » O’Callahan, Derek Lowe et Chris Parkinson allaient prendre la mer et diffuser depuis les eaux internationales, dans le golfe d’Hauraki, à l’Est d’Auckland. Plus facile à dire qu’à faire, toutefois. Malgré la ferveur populaire, le soutien de la communauté maritime et les encouragements de la presse, le gouvernement était bien décidé à empêcher le Tiri de rejoindre le large.

The Boat That Rocked

The Boat That Rocked

Deux mois durant, le Département de la Marine avait repoussé l’échéance, multipliant les inspections de navigabilité et les avis négatifs afin de maintenir le rafiot à quai, « pour raisons de sécurité ». Lassé par ce petit jeu, l’équipage du Tiri avait finalement décidé d’ignorer ces injonctions et de prendre le large. Le dimanche 23 octobre 1966, devant une foule de 200 supporters, les pirates levaient donc l’ancre, effectuaient leurs premières manoeuvres… avant d’être stoppés net par la police, qui lançait l’abordage et arrêtait l’équipage.

La deuxième tentative fut la bonne : le 10 novembre, à 10h du soir, le Tiri parvenait à parcourir discrètement les 3 miles le séparant des eaux internationales. Le temps de monter l’antenne et, le dimanche 4 décembre 1966, à 10h du matin, le rêve devenait réalité : Radio Hauraki lançait sa première émission, consacrée à la déjà tumultueuse histoire de la station ! Et parce que la musique était leur raison d’être, les pirates ne tardaient pas à diffuser un premier morceau fort en symboles : « Born Free », de Matt Munro.

Gentils pirates

En se calant sur 1480kHz pour écouter le « Good Guy » Paddy O’Donnell animer sa première matinale en ce même mois de décembre 1966 (extrait 1, extrait 2, extrait 3), on pouvait apprendre que la moyenne d’âge des 25 propriétaires et opérateurs de la station était de 24 ans, d’où le slogan fièrement proclamé « Radio Hauraki, la radio la plus jeune au monde » !

Pour autant, la vie à bord n’était pas forcément aussi glamour que ce que laisse imaginer Good Morning England. Dans un entretien récemment accordé au New Zealand Herald, David Gapes soulignait ainsi l’écart entre la fiction de « Radio Rock » et la réalité de Radio Hauraki : « Nos gars n’étaient pas des saints. Mais l’environnement n’incitait pas aux fêtes. L’alcool n’était bien sûr pas interdit mais ne figurait pas non plus sur notre liste de course. Il était rare de voir des femmes à bord. Quant aux quartiers de l’équipage à l’arrière, ils étaient minuscules, exigus et vraiment pas glamour. » Bref, oubliez le fameux « sex, drugs and rock’n’roll »…

La vie des pirates n’était pas toujours rose. Elle a même plusieurs fois eu tendance à virer au cauchemar. Le 28 janvier 1968, pris dans une tempête, le Tiri s’échouait contre les rochers, pendant que Derek King commentait cette mésaventure en direct sur les ondes de Radio Hauraki. Ce grand moment de radio, conclu par « L’équipage d’Hauraki abandonne le navire. Ici Paul Lineham à bord du Tiri. Bonsoir« , est disponible sur YouTube. Le naufrage ne fit heureusement pas de victime et, un mois jour pour jour après l’accident, les pirates étaient de retour dans les eaux internationales, à bord du Kapuni, rebaptisé Tiri II ! Trois autres échouements suivront, le 10 avril, le 15 mai et le 13 juin 1968, avec à chaque fois un retour sur les ondes au bout de quelques jours, toujours à bord du Tiri II.

Tiri II échoué sur Uretiti Beach (juin 1968)

Tiri II échoué sur Uretiti Beach (juin 1968)

Tous ces efforts allaient finir par être récompensés : le 24 mars 1970, la Broadcasting Authority prenait le contre-pied de la New Zealand Broadcasting Company et délivrait enfin deux premières licenses privées de radio-diffusion, dont une pour Radio Hauraki ! Après une dernière journée d’émission en mer conclue le 1er juin 1970 à 10h du soir, les pirates regagnaient la terre ferme et leur studio à Auckland. Un voyage retour marqué par la tragique disparition par-dessus bord du « Good Guy » Rick Grant (Lloyd Jones de son vrai nom). L’aventure off-shore de Radio Hauraki avait duré précisément 1 111 jours.

Radio Hauraki existe toujours en 2009. Si son logo et le nom de certaines émissions rappellent le glorieux passé de la station, elle semble aujourd’hui être rentrée dans le rang, ciblant essentiellement un public d’hommes de 25 à 50 ans amateurs de « classic rock ». Mais les souvenirs restent tenaces dans le coeur de nombreux Néo-Zélandais, comme en témoignent les messages laissés sur ces pages Internet, ouvertes en 2006 à l’occasion des 40 ans de la station. Celui-ci par exemple :

« Tout semblait tellement plus fun avec Radio Hauraki. Beaucoup de musique, surtout les week-ends. Mon père avait ses chevaux et le rugby, et moi j’avais 1480 (fréquence kHz de Radio Hauraki, ndlr). C’était génial. »

→ A regarder. Un extrait de l’émission Close Up du 10 novembre 2006, consacré à Radio Hauraki (8’29) : cliquez ici.

→ A lire. The Shoestring Pirates : Radio Hauraki, par Adrian Blackburn (Auckland, Hauraki Entreprises, 1988). 172 p.

Photos : Road-trip hivernal dans l’île du Sud

Une semaine à travers le nord de l'Île du Sud

Profitant des vacances de mi-semestre, je suis parti la semaine dernière explorer la moitié nord de l’Île du Sud, avec deux amis. 400 photos plus tard, retour sur ce superbe voyage…

Jour 1 : Lundi 24 août

Réveil à 6h pour aller prendre le bus reliant Christchurch à Greymouth, soit la côte Est à la côté Ouest. Il n’y à qu’une seule route permettant de traverser ainsi les Alpes du Sud : la State Highway 73, que j’avais déjà emprunté pour aller dans l’Otehake Valley. Comme 97% des « autoroutes » néo-zélandaises, elle ne comporte qu’une seule voie dans chaque sens, ce qui est assez révélateur de la faible intensité du traffic routier ici – et rend d’autant plus agréable la traversée de paysages préservés de la bétonisation…

Maison traditionnelle à Greymouth

Maison traditionnelle à Greymouth

Nous arrivons à Greymouth en fin de matinée, sous un ciel gris typique de la West Coast (parfois surnommée Wet Coast, en raison de ses importantes précipitations !). « Forte » de ses 10 000 habitants, Greymouth est la plus grande ville de la région. Pour être franc, elle est loin d’être jolie – comme beaucoup de ville néo-zélandaises d’ailleurs. Ses maisons usées, aux jardins couverts de feraille et de vieilles voitures délabrées, son centre-ville tout juste reconnaissable à trois-quatre rues commerçantes, son ambiance industrielle lui donnent des airs de ville fantôme. Mais cela lui donne en même temps un certain charme, particulièrement au yeux du visiteur français en quête d’authenticité et d’inconnu…

Ville portuaire, Greymouth a aussi une plage… de galets. Nous y avons passé une bonne partie de l’après-midi, souvent en silence, à contempler la mer de Tasmanie, ses vagues déchaînées, ses nuances grises… Ce genre de spectacle sans fin, où les va-et-viens de l’océan, incessant et fascinant, vous hypnotisent, vous paralysent. Ce genre de spectacle idéal pour se vider l’esprit en début de vacances…

Jour 2 : Mardi 25 août

Direction la gare de Greymouth pour y louer une voiture pour la semaine. Après avoir mis en concurrence des compagnies comme Budget et Avis pour constater qu’elles proposent les mêmes prix – et les mêmes surtaxes journalières pour les conducteurs de moins de 25 ans -, nous tombons sur notre sauveur, Apex Car Rentals, qui ne discrimine pas les jeunes conduteurs et nous offre en fin de compte un prix moitié moins élevé qu’ailleurs (330$ pour six jours). Allelujah!

Notre road-trip commence donc officiellement sur les routes de la West Coast, avec sur votre gauche la mer de Tasmanie et sur votre droite les impressionnantes « native forests », hautes en couleurs et en exotisme. La pluie est au rendez-vous, jusqu’à Punakaiki, où nous nous arrêtons pour admirer l’attraction de la région : les Pancake Rocks. Formés par l’érosion, ces rochers sont composés de différentes couches alternant calcaire et sédiments marins et végétaux, d’où leur apparence de piles de crêpes… Une balade de 15 minutes est aménagée pour les visiteurs à travers le site, où l’on peut aussi s’attarder devant des geysers maritimes, idéalement à marée haute.

Punakaiki Pancake Rocks

Punakaiki Pancake Rocks

Après un arrêt sur le Truman Track, nous remontons jusqu’à Westport, la deuxième ville de la West Coast (3 900 habitants), pour y passer la nuit. Organisée le long d’une unique rue commerçante, Westport est tout aussi déserte que lors du passage d’Antoine de Maximy, en début d’année. Comme lui, nous avons le droit à une énorme averse à notre sortie du pub : vêtements entièrement trempés en moins de deux minutes, et chaussures qui mettront plus de deux jours à sécher – le parfait souvenir de la Wet Coast !

Jour 3 : Mercredi 26 août

Direction le nord de l’île, en traversant des routes splendides et en fêtant le retour du soleil ! Nous arrivons dans le Tasman, une région dotée de trois parcs nationaux, dont le petit mais célèbre Abel Tasman National Park, objet principal de notre visite sur ces terres. Après avoir réservé trois lits – ou plutôt matelas – dans un refuge de ce même Park à l’office du tourisme de Motuheka, nous longeons la côte pour rejoindre Kaiteriteri, vanté par le guide Lonely Planet pour ses « magnifiques plages dorées » où « l’on se sent plus à Nouméa qu’en Nouvelle-Zélande »… Il faut bien avouer que le contraste avec la West Coast est assez saisissant : adieu galets et ciel gris, bonjour plage et ciel bleu !

Sur la plage de Kaiteriteri

Sur la plage de Kaiteriteri

Malgré les sandflies, la température très (trop) fraîche de l’eau et le peu d’animation dans la station, nous décidons de passer la nuit dans un backpacker à deux pas de la plage de Kaiteriteri, plutôt que de retourner explorer les pubs de Motuheka. De même qu’à Westport, l’auberge de jeunesse est quasiment vide à cette période de l’année, ce qui fait que nous avons une nouvelle fois un dorm rien que pour nous… Ca tombe bien, demain je me réveille tôt.

Jour 4 : Jeudi 27 août

Laissant les autres finir leur nuit, je me réveille à 6h30 pour assister à mon premier lever de soleil kiwi. La plage n’étant pas le spot idéal pour cela, petit footing forcé jusqu’en haut de la pointe, puis descente un peu acrobatique le long des arbres, pour me retrouver sur des rochers repérés la veille, au milieu d’une colonie d’oiseaux, face à la mer. Encore un de ces rendez-vous merveilleux avec la nature ; je le photographie comme je peux, avant de rentabiliser mon lever matinal en traînant sur la plage, magnifiée par les premiers rayons du jour…

Abel Tasman National Park

Anchorage, Abel Tasman National Park

Après cette savoureuse mise en bouche, nous rejoignons Marahau dans la matinée, pour y laisser notre voiture et commencer une randonnée de deux jours sur le Coast Track de l’Abel Tasman National Park. Nous savons que nous ne prenons pas un grand risque : cette rando est l’une des plus populaires de Nouvelle-Zélande et elle figure logiquement parmi les Great Walks gérés par le Department of Conservation, soit la garantie d’un parcours splendide, relativement facile et très bien indiqué.

Effectivement, nous ne sommes pas déçus : les criques s’enchaînent, le chemin nous mène d’un cours d’eau à un autre, au beau milieu d’une jungle de fougères et de palmiers, aussi bien sur les hauteurs pour des lookouts de rêve que sur les plages pour des séances « trempette » dans une eau limpide… Les photos devraient parler d’elles-même, but what a great walk!

Nous passons la nuit à Anchorage Hutt, le refuge que nous avons réservé la veille et qui est situé juste au bord de la plage en photo ci-dessus… Sweet as.

Jour 5 : Vendredi 28 août

Nouveau réveil à l’aube, pour tous les trois cette fois-ci. Après l’effort (lever à 6h15 et 30 minutes de marche en montée), le réconfort (lever de soleil au-dessus de Te Pukatea Bay). Nous rentrons par le même chemin qu’à l’aller, mais plusieurs facteurs contribuent à rendre le retour encore plus agréable : le calme, la lumière douce et la fraîcheur du matin, l’absence de pluie, et la perspective d’un énorme déjeuner au McDo de Motuheka à l’arrivée – après quatre heures d’effort, 2 000 calories de réconfort…

Fougères...

Fougères...

C’est le ventre plein  – et, me concernant, les pieds endoloris par des sandales quand même inadaptées à ce genre de balade – que nous reprenons alors la route, destination Nelson, de l’autre côté de la baie de Tasman. N’en déplaise à notre Nelson « Can you hear me? » Monfort national, la ville tient son nom de l’Amiral Horatio Nelson, vainqueur des flottes française et espagnole à Trafalgar en 1805 – la rue principale de la ville s’appelle d’ailleurs Trafalgar Street. Réputée pour avoir le climat le plus ensoleillé de Nouvelle-Zélande, Nelson est en tout cas l’une des villes les plus sympathiques du pays, avec de jolies maisons (à l’image de notre génial backpacker), une vie artistique très active et une vue panoramique sur Tasman Bay. Si vous cherchez une petite ville où passer une paisible retraite… ;)

Jour 6 : Samedi 29 août

N’ayant pas encore cotisé suffisamment pour notre retraite, nous quittons la région de Nelson pour découvrir le Marlborough voisin, réputé pour son climat tout aussi agréable, son Sauvignon blanc et ses Marlborough Sounds. Ces derniers correspondent aux Abers bretons ou aux Rias galiciennes : ce sont des vallées fluviales qui ont été envahies par la mer et qui forment par conséquent un parcours sinueux entre terre et mer. Nous pouvons les admirer particulièrement sur le Queen Charlotte Drive, une route jolie mais tortueuse entre Havelock et Picton.

Marlborough Sounds

Marlborough Sounds

Après une pause fish’n’chips à Picton, port de départ des ferries ralliant Wellington sur l’Île du Nord, nous mettons le cap sur Blenheim, principale ville de la région (30 000 habitants). La route qui nous y mène étant quasi intégralement bordée de vignobles, nous nous arrêtons dans un domaine – tenu par le Français Georges Michel, sic – pour une séance de dégustation… et quelques petites emplettes ! Toujours au rayon des vins, notre backpacker à Blenheim s’appelle le Grape Vine et semble accueillir de nombreux travailleurs venus faire les vendanges dans la région.

Jour 7 : Dimanche 30 août

Notre dernière journée commence par un nouveau petit-déjeuner d’hiver… en terrasse – le quatrième de la semaine, et le sixième en extérieur ! Parés pour une journée de route nous ramenant à Christchurch, nous abandonnons alors la douceur du Marlborough pour le climat plus maussade du Canterbury. Notre route longe la côte Est quasiment en permanence, ce qui nous permet de chercher du regard les nombreuses otaries à fourrure qui en squattent les plages – et les moins nombreux surfeurs qui bravent le froid. Sur notre droite, les collines sont peuplées de troupeaux de vaches et de moutons, formant un décor me rappelant parfois le Pays de Galles.

Kaikoura Peninsula

Kaikoura Peninsula

La comparaison celtique s’arrête dès que l’on s’approche de Kaikoura, car à ce niveau les collines deviennent de vraies montagnes, aux sommets enneigés perdus dans les nuages. Nous nous arrêtons sur la péninsule de Kaikoura pour y picniquer et nous y promener. Le vent est tellement fort que nous restons dans la voiture pour déjeuner, avec des ours de mer en vis-à-vis et des mouettes autour de nous, cherchant un abri pour ne pas se faire emporter par les rafales.

Remis de notre balade digestive et vivifiante, nous remontons finalement à bord de Sunny (le nom de notre Nissan, pas toujours très approprié d’ailleurs). Arrivés à Christchurch, nous nous y offrirons un très bon repas au restaurant, avec du Canterbury lamb et du Lemon Cheesecake au menu… Un régal. A l’image de cette semaine de voyage !

7h45, sur la plage de Kaiteriteri

7h45, sur la plage de Kaiteriteri

Last but not least: LES PHOTOS !!! Rendez-vous sur mon second compte Flickr pour consulter le diaporama, en cliquant ici. N’hésitez pas à aller sur « Afficher les infos » ou sur « Options » pour un plus grand confort de lecture. Surtout, enjoy! :)