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Otago / Southland / Canterbury : cap au Sud !

Le mois dernier, juste avant la rentrée, je suis parti visiter le sud de l’Île du Sud avec mes parents. Suivez nous de Dunedin à Akaroa, en passant par Milford Sound et Mt Cook…

Nous sommes partis en avion de Christchurch pour rejoindre Dunedin, la deuxième ville de l’Île du Sud. En Nouvelle-Zélande, Dunedin est réputée pour son université – la plus ancienne du pays – et pour sa population étudiante, qui représente 20% des habitants de la ville (mais sans doute 70% de son animation). Dunedin est aussi la ville la plus écossaise de Nouvelle-Zélande. Son nom vient de « Dùn Èideann », la traduction gaélique d’Edimbourg, la capitale écossaise. Ceci dit, Dunedin reste une ville kiwie, donc pas très passionnante – surtout en période de vacances universitaires. Pour le fun, on y trouve quand même la rue la plus pentue du monde, inscrite au Guinness Book of Records, Baldwin Street. En 2001, cette rue a été le théâtre de la mort d’une étudiante qui s’était lancé dans sa descente à bord d’une poubelle.

Dunedin est la capitale de l’Otago, une région célèbre pour sa péninsule (Otago Peninsula), ses colonies d’albatros et de manchots antipodes (yellow-eyed pinguins) et ses Moeraki Boulders. Il s’agit de concrétions sphériques, lisses, libérées sur la plage par l’érosion – de véritables curiosités de la nature, expliquées dans cet article du blog Wakatrip. Si vous passez dans le coin, je vous invite à aller y faire un tour, ne serait-ce que pour explorer le potentiel photogénique de l’endroit !

Moeraki Boulders (Otago)

Nous avons ensuite traversé l’île d’est en ouest, quittant l’Otago pour le Southland, sur la State Highway 1. Une portion de cette route, reliant les villes de Clinton et de Gore, est joliment surnommée « Presidential Highway », en clin d’oeil à l’ancien président Bill Clinton et à son vice-président Al Gore. Arrivés dans le Fiordland, dans l’ouest du Southland, nous avons établi nos quartiers à Te Anau (dont je vous recommande la bakery, avec de vrais croissants !), au bord du lac éponyme. Le lendemain, destination Milford Sound…

Milford Sound est l’une des principales attractions touristiques de Nouvelle-Zélande. Situé au coeur du plus grand parc national du pays, ce fjord se parcourt en bateau ou en kayak, jusqu’à la mer de Tasmanie – voire à l’Australie pour les plus ambitieux ou les plus étourdis. Ses falaises, parmi les plus hautes du monde, sont parcourues en certains endroits par des cascades balayées par le vent et réduites en particules – magique ! La route menant à Milford Sound, en elle-même, vaut le coup d’oeil. Au coeur de la forêt vierge, chaque halte est prétexte à une découverte, comme les Mirror Lakes ou le Chasm (cf. mon album photo à la fin de l’article).

Mitre Peak (Milford Sound)

Prochaine étape, à l’intérieur des terres, pour commencer la remontée vers Christchurch : Twizel. Ce village, situé au milieu de nulle part et donc épargné de toute pollution lumineuse, bénéficie de l’un des ciels les plus purs et les plus dégagés du monde. Les amateurs d’astronomie s’y retrouvent donc régulièrement et les touristes ont la possibilité de participer à des activités sur ce thème. Je n’ai appris tout cela qu’après coup mais je me rappelle avoir été surpris par la puissance des étoiles en fermant mes rideaux le soir.

Autre particularité de la région : la couleur de l’eau des lacs et des rivières. Comme vous avez pu le constater sur ma photo de une, le bleu de l’eau est très particulier, clair et laiteux à la fois. Cette couleur s’explique par la présence de farine glaciaire dans l’eau, c’est-à-dire de particules en suspension issues des glaciers voisins. On retrouve cette particularité dans les lacs Pukaki, Tekapo et Ohau, à deux pas de Mount Cook, le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande.

Vitrail naturel (Church of the Good Shepherd, Lake Tekapo)

Enfin, avant de rentrer à Christchurch, nous sommes allés faire un tour dans la Banks Peninsula. Je ne m’étendrai pas sur la question, puisque je vous avais déjà parlé d’Akaroa, la principale ville de la péninsule, à l’occasion de son French Fest. Juste pour vous dire que l’endroit reste magnifique, même si l’herbe dans les collines est forcément moins verte en été. Et que nous avons passé le week-end dans une maison de vacances 100% kiwi (ça s’appelle un « bach » et c’est une icône de la Nouvelle-Zélande du XXe siècle), avec une vue que je vous laisse découvrir à la fin de mon album photo.

A présent, car c’est bien là l’essentiel : cliquez ici pour consulter mon album photo « Down South ». L’option diaporama est disponible, comme d’habitude, en haut à droite de la page. Bonne visite, et merci Mum & Dad pour ces vacances !

Bienvenue à Akaroa ! (Banks Peninsula)

Revue de presse : trois mois de NZ dans le rétro

La Nouvelle-Zélande vue de France

A une semaine de mon arrivée « down under », je vous propose de (re)découvrir quelques uns des rares articles consacrés à Aotearoa dans la presse francophone depuis le mois de mars…

Ça y est, le compte à rebours peut commencer : J-6. Dans moins d’une semaine, je serai à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande, à Christchurch. Encore quelques verres d’adieu à descendre et il va être temps de préparer mes valises, en veillant bien à ne pas oublier mes vêtements d’hiver ! J’essaierai de vous proposer un article détaillant ces ultimes préparatifs dans le cours de la semaine prochaine. Mais pour l’heure, flashback, plongée dans les médias de ces trois derniers mois, à la recherche de la perle rare : le mot-clé Nouvelle-Zélande

Si vous aimez le sport et si vous avez été vigilant au cours de ces derniers jours, vous n’êtes pas sans savoir que l’équipe de France de rugby est sortie victorieuse d’une série de deux test-matchs contre les All Blacks. La première confrontation a eu lieu à Dunedin et a offert aux Frenchies une victoire en « coup de tonnerre » selon Le Télégramme. Sous le déluge de Wellington, la seconde opposition a ensuite permis aux Kiwis de prendre leur revanche face aux Bleus, avec quatre petits points d’avance, et ce malgré l’éclair d’Heymans. Mais l’histoire retiendra sans doute l’affaire Bastareaud, du nom de ce joueur français dont l’agression fictive et surtout mensongère a choqué tout un pays, frisant l’incident diplomatique. Et le tonnerre de gronder à nouveau en Nouvelle-Zélande, dixit Rugbyrama. De mon côté, je retiendrai aussi cette charmante tradition à Dunedin : les matchs All Blacks vs. France disputés par des étudiants… en tenue d’Adam !

Le haka à poil (crédits photo : Valmito)

Le haka à poil (crédits photo : Valmito)

La Nouvelle-Zélande a ses champions, elle a aussi sa Campion, Jane Campion. Seize ans après sa Palme d’Or (et 3 Oscars) pour La leçon de piano, la réalisatrice néo-zélandaise était de retour au Festival de Cannes le mois dernier pour y présenter Bright Star, « une histoire d’amour plus forte que Roméo et Juliette ». Repartie de la Croisette sans récompense cette année, Jane Campion n’en reste pas moins la seule femme à avoir déjà remporté la fameuse palme – ce qu’elle déplore d’ailleurs…

Les femmes et la Nouvelle-Zélande, une longue histoire, notamment politique. Entre 1999 et 2008, la Nouvelle-Zélande, premier pays à avoir accordé le droit de vote aux femmes en 1883, fut gouvernée par une femme, Helen Clark. Lourdement battue aux dernières élections par le National Party, l’ancienne Premier Ministre travailliste a réussi à rebondir en mars dernier, en se voyant confier le poste d’administratrice du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud). « Une très bonne nouvelle pour la Nouvelle-Zélande et pour le Pnud », a affirmé à l’AFP Phil Goff, le successeur d’Helen Clark à la tête du Parti travailliste.

Crédits photo: AFP.

Crédits photo: AFP.

Vue de France, la Nouvelle-Zélande a parfois eu des airs d’animalerie. En effet, ces trois derniers mois, moutons,  porcs et pingouins ont été à l’honneur dans les médias… Cela a commencé avec cette effroyable nouvelle : « les moutons britanniques menacés par une pénurie de tondeurs« . En effet, de nouvelles procédures d’immigration ont récemment été mises en place au Royaume-Uni, faisant naître la crainte que les stars de la tonte – à savoir les Néo-Z et les Australiens – soient moins nombreux que d’habitude à venir aider les tondeurs de Sa Majesté cet été. Du coup, c’est toute la communauté ovine britannique qui est menacée d’étouffer sous sa toison…

Les uns étouffent, les autres attrapent la grippe. Souvenez-vous, la Nouvelle-Zélande a été l’un des tous premiers pays à être touchés par la pandémie de grippe porcine (euh, grippe mexicaine… euh, non, zut, grippe A), en avril, lors du retour d’un groupe de lycéens d’un voyage au Mexique… Alors que l’hiver vient d’arriver dans l’hémisphère sud, de nouveaux cas ne cessent de se déclarer (+ 67 entre mercredi et vendredi), le niveau d’alerte a été relevé le 21 juin et le Ministère français des Affaires Étrangères a publié des recommandations pour les voyageurs se rendant dans le pays.

Et pendant ce temps, les pingouins néo-zélandais travaillent leur sociabilité en jouant au foot

Voir la vidéo sur guardian.co.uk

Si la Nouvelle-Zélande a des airs d’animalerie, elle a aussi des airs de Monopoly. Tirant la carte « Erreur de la banque en votre faveur », un couple de Kiwis a ainsi quitté le pays avec l’équivalent de 4 millions d’euros en poche. Europe 1 s’en est fait l’écho.

Le mot « Nouvelle-Zélande » est également revenu à plusieurs reprises dans les débats en France sur la loi Hadopi. En effet, une loi de ce genre était sur le point d’être adoptée en NZ à la fin mars. Finalement, au grand désespoir de l’équipe  de la Ministre française de la Culture Christine Albanel, le passage polémique a été retiré. Google y est peut-être pour quelque chose

Enfin, pour finir sur une bonne note à quelques jours de mon arrivée en terre kiwie, retenons cet article du Courrier International qui présente la Nouvelle-Zélande comme « la nation la plus pacifique du monde« , en s’appuyant sur le dernier Indice mondial de la paix. On y apprend notamment que « le risque de manifestations violentes est au plus bas ». Et là on se dit que, vraiment, Mathieu Bastereaud aurait dû y réfléchir par deux fois avant de simuler une aggression en Nouvelle-Zélande…