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Bilan : Quatre mois dans la peau d’un Kiwi boy…

Cela fait tout juste quatre mois que je suis arrivé en Nouvelle-Zélande. A la veille des vacances d’été, je fais le point sur le premier tiers de mon aventure à l’autre bout du monde…

Pour ceux qui prendraient le train en marche, cela fait quatre mois que je suis à la University of Canterbury, dans le cadre de ma 3e année d’études à Sciences Po Paris (année dite « à l’étranger »). La Nouvelle-Zélande se trouvant dans l’Hémisphère Sud, les saisons sont inversées, tout comme le calendrier universitaire : le premier semestre commence fin février et se termine fin juin, le second semestre s’étend lui de mi-juillet à mi-novembre. Je suis arrivé à Christchurch le 4 juillet, j’y ai fait ma rentrée le 13 juillet, j’ai eu deux semaines de vacances de « février » du 22 août au 6 septembre, et maintenant je m’apprête à entamer trois mois et demi de vacances d’été. Je vous raconterai mes projets de vacances la semaine prochaine ; pour l’heure, retour sur ces quatre premiers mois chez les Kiwis…

Un premier constat : si la Nouvelle-Zélande est le pays le plus éloigné de la France, c’est seulement en termes de kilomètres. Pour le reste, comme dans l’Hexagone, le mode de vie est très occidental, avec des influences britannique et américaine omniprésentes – et même une touche de françitude. La culture maorie a beau être largement reconnue, elle est loin de modeler la société néo-zélandaise, particulièrement sur l’Île du Sud. Bref, que les aventuriers pantouflards se rassurent, il n’y a pas de gros choc culturel à craindre (ou espérer ?) en Nouvelle-Zélande. Je me suis rapidement adapté à mon nouvel environnement, retrouvant mon petit confort moderne, et remplaçant au passage les pigeons du boulevard Saint-Germain par les canards des Ilam Gardens.

Ilam Gardens (University of Canterbury)

Ma vie d’étudiant en Nouvelle-Zélande a quand même été, jusque là, différente de ce que j’ai pu connaître en France ces deux dernières années. Principale nouveauté : la vie de campus. La University of Canterbury se situe un peu à l’écart du centre-ville de Christchurch, sur un campus de 76 hectares, avec son propre complexe sportif, son centre de santé, sa librairie, ses restaurants, ses cafets, son pub, son agence bancaire, son agence de voyage, son coiffeur, sa pharmacie, etc. S’ils le souhaitent, les étudiants ont la possibilité d’être logés dans l’un des cinq halls of residence situés sur le campus – ce que j’ai fait ce semestre. Amis sédentaires, ceci est votre paradis : il est tout à fait possible d’y passer son année sans mettre le moindre pied hors du campus… (Carte : en bas à gauche, ma « cité U », sur Homestead Lane. En haut à gauche, les terrains de rugby. En bas à droite, le centre sportif. Et entre University Drive et Creyke Road, la partie principale du campus.)

Cette vie de campus a ses avantages et ses inconvénients, qui contribuent chacun dans leur style à en faire une expérience très intéressante. Principal avantage, le campus est bon pour votre vie sociale : quand il faut une heure pour se retrouver entre amis à Paris, il ne faut qu’une… minute pour le faire ici ! Pas de temps perdu dans le métro, il vous faut juste enfiler vos chaussures (ou pas), sortir de votre appartement, monter ou descendre quelques marches, et vous y êtes : apéro ! Et si vous trouvez que l’ambiance dans votre appart n’est pas terrible, no worries, allez toquer à la porte d’un des apparts voisins, vous y trouverez forcément des têtes connues. A l’inverse, principal inconvénient, le campus ne vous incite pas à sortir de votre bulle étudiante. Puisque vous avez tout à portée de main, vous n’avez pas tellement intérêt à payer $2.10 de bus pour aller en ville. Du coup, vous y allez peut-être une fois par semaine, le week-end. Dommage…

Dommage, oui, car Christchurch est une ville assez vivante. En soirée, elle peut paraître un peu déserte, mais il suffit de connaître les bons spots : Poplar Lane et surtout Sol Square sont deux ruelles très sympas pour quelques social drinks, tandis que Manchester Street est à conseiller pour les amateurs de clubbing et aussi de pubs irlandais (le Sullivans se vante d’avoir le plus grand verre de bière au monde). Christchurch propose par ailleurs une vie culturelle active : pêle-mèle, je me suis rendu à l’International Film Festival, à l’Arts Festival, au Body Festival, à un spectacle d’improvisation au Court Theater, à une représentation de La flûte enchantée à l’Isaac Theater Royal, et j’ai encore beaucoup à découvrir. Au rayon balades, le centre-ville n’a pas beaucoup de charme, donc mieux vaut se reporter sur les jardins botaniques, sur les plages de New Brighton et Sumner ou sur les collines environnantes. Et, dès que possible, s’échapper dans la campagne néo-zélandaise…

Sur les hauteurs de Christchurch

C’est véritablement en sortant des villes que l’on se rend compte de la beauté de la Nouvelle-Zélande. C’est parfois même un peu trop facile : cette beauté n’essaye pas de se faire désirer, en se cachant dans des « bons coins » par exemple ; non, elle s’offre à vous à chaque endroit, sans rechigner, dans un acte totalement gratuit, « plaisir d’offrir ». Ainsi, que ce soit en partant en rando dans les Alpes du Sud, en visitant Akaroa ou en chaussant les skis à Mount Hutt, j’ai été impressionné par la majestuosité et la pureté des paysages de l’Île du Sud. J’ai aussi eu la chance de partir pour une semaine de road-trip dans le nord de l’Île du Sud, il y a deux mois de cela ; j’y ai découvert une autre richesse des landscapes kiwis : leur diversité. De la plage de galets de Greymouth à la plage de sable doré de Kaiteriteri, des sommets enneigés d’Arthur Pass à l’eau transparente de l’Abel Tasman National Park, du soleil de Nelson à la tempête de Kaikoura, de la forêt vierge de la West Coast aux vignobles de Blenheim, tout, tout, tout, vous trouverez tout chez les Kiwis !

Et les études, ça se passe bien ? Très bien, ma foi. Là encore, changement de style par rapport à la France : de 24h de cours par semaine à Paris, je suis passé à moins de 12h hebdomadaires. Une charge de travail bien moins élevée donc, ce qui m’a fait un bien fou. Je suis content des cours que j’ai choisi, j’ai eu des bonnes notes sans avoir trop d’efforts à fournir, et surtout j’ai profité du climat de zénitude regnant sur le campus : ici, on vient en cours en vélo, en skate, en tongs, en pantoufles, et même pieds nus ; bref on ne se complique pas la vie, on prend son temps, on respire. Les professeurs se font appeler par leur prénom, et certains annulent même leur dernier cours pour vous laisser le temps de vous déguiser pour la fête de fin d’année ! Sweet as!

"Tea Party" à la University of Canterbury

Vous l’aurez compris, mon bilan jusque là est largement positif. J’ai rencontré des étudiants du monde entier (des Américains, beaucoup d’Américains, mais aussi des Allemands, des Saoudiens, des Chinois…) et je me suis fait des amis s’intéressant à toutes sortes de disciplines, de l’ingénierie à la sylviculture en passant par la biologie et le français. Même si les conversations « made in Sciences Po » me manquent parfois un peu, cela fait du bien de s’ouvrir à d’autres univers ! Parmi les points négatifs – car il y en a forcément quelques uns -, je mentionnerais mes progrès trop timides en anglais, dus selon moi à une utilisation encore quotidienne du français, lors de discussions avec les quelques Français de la fac ou lors de mes connexions sur le web, si bien que je pense encore en français. J’ai également fait très peu de sport au cours de ce semestre, je vais tout faire pour me reprendre au prochain semestre (basket-baaaaaall!). Enfin, cette immersion pas tout à fait totale dans la société néo-zélandaise est assez frustrante, même si je sais que cela ne pourra jamais être parfait…

Un petit mot sur ce blog pour finir. Je me suis efforcé d’y publier au moins un article par semaine, avec succès. Mes statistiques me montrent que je reçois près d’une centaine de visites par jour, ce qui est selon moi un joli score pour un blog consacré à la Nouvelle-Zélande – et surtout une belle preuve de fidélité de votre part, donc merci beaucoup ! Mon groupe sur Facebook augmente d’une semaine à l’autre, ce qui là encore me fait très plaisir (d’ailleurs, n’hésitez pas à le rejoindre si vous voulez recevoir la newsletter mensuelle). Merci également pour vos commentaires et vos mails, auxquels je m’efforce de répondre un maximum. Maintenant, je dois avouer que je ne suis qu’à moitié satisfait de ma production sur ce blog. Je dois avoir une dizaine d’articles commencés, mais jamais terminés et donc jamais publiés. J’aurais voulu vous proposer plus de rencontres, plus de vidéos, plus d’articles en lien avec l’actualité néo-zélandaise, pour vous aider à saisir les grands enjeux du pays. J’essayerai d’améliorer ça à l’avenir, tout comme j’essayerai d’être un peu plus actif sur le site Amphis d’@illeurs et, si l’occasion se présente, sur Rue 89. N’hésitez pas à me faire part de vos attentes pour la suite !

Dans tous les cas, merci à vous pour vos lectures et vos réactions, merci à Sciences Po pour cette formidable expérience, merci à ma famille et à mes amis pour m’avoir permis d’être là où j’en suis.

Quatre mois déjà que je suis en Nouvelle-Zélande, mais encore huit mois d’aventures à venir… Stay tuned!

Photos : Christchurch et ses « botanical gardens »

Une récompense à celui qui trouve le nom de cette fleur !
Cette semaine, un post sans prétention, pour meubler ce blog : c’est mignon, c’est léger, c’est les jardins botaniques de Chch. Rassurez-vous, bientôt le retour des posts intéressants – si, si ! ;)

Malgré tout le respect que je dois aux jardins botaniques de Christchurch, je tiens d’avance à m’excuser pour la piètre valeur informative de mon billet cette semaine. Amis des plantes et de la nature, vous y trouverez peut-être votre bonheur, ce qui ne serait déjà pas si mal. Quant aux autres, je vous dois quelques explications… Le second semestre à la University of Canterbury touche à sa fin :  mon dernier cours a eu lieu le 15 octobre, et je suis depuis en study break, c’est-à-dire sensé préparer mes examens qui auront lieu du 2 au 9 novembre. Même si je ne me suis pas encore plongé dans ces révisions, ce ne sont pas les occupations qui manquent !

En effet, qui dit examens de fin d’année dit vacances d’été. Et qui dit vacances d’été dit, en NZ, trois mois et demi de liberté ! Sweet as! Maintenant, c’est bien beau la liberté, encore faut-il en faire quelque chose… J’ai donc passé une bonne partie de ces dernières semaines à organiser (un minimum) ces vacances. Je vous présenterai sans doute mes projets en détails dans un prochain article, mais je peux d’ores et déjà vous annoncer que Le Pari Kiwi ne va pas tourner en rond sur sa petite île lors des prochains mois : Auckland, Tahiti, la Nouvelle-Calédonie, l’Australie ou encore la Thaïlande figurent parmi les destinations actuellement à l’étude, et au moins trois d’entre elles sont confirmées. Mes économies accumulées ces dernières années vont y passer, mais c’est pour la bonne cause, et je vais tout faire pour partager un maximum de ces aventures avec vous ! A suivre donc…

En attendant, promenons-nous dans les bois ! Fondés en 1863, les jardins botaniques de Christchurch s’étendent aujourd’hui sur 21 hectares, juste à côté du massif Hagley Park (164 hectares), et sont traversés par la rivière locale, l’Avon. Avec leurs diverses collections néo-zélandaises et étrangères (dont plus de 250 variétés de roses), les jardins sont une des principales attractions de la ville, idéale pour une balade du dimanche lorsque le soleil pointe le bout de son nez. Je m’y suis rendu deux fois cette semaine, j’espère en avoir tiré quelques clichés dignes d’intérêt… A vous de juger !

Photos : Tout schuss (ou presque) à Mount Hutt

Mount Hutt

Dans ma liste des « must do » pour cette année en Nouvelle-Zélande, il y avait me mettre (enfin!) au ski. Depuis hier, c’est chose faite. Compte-rendu d’un novice ravi et même pas plâtré.

Qu’on se le dise, cette année sera l’année des baptêmes ! Après mon baptême de l’air effectué en juillet entre Paris et Christchurch, voilà que je viens de faire mon baptême de ski ! Pour faire simple, mon expérience de la montagne se résumait jusque là à quelques randos dans les Monts d’Arrée (384m d’altitude, attention !) et à une journée de luge à Winterberg, en Allemagne, lors d’un échange scolaire en classe de 5e. Me trouvant désormais en Nouvelle-Zélande, avec des pistes à à peine plus de 100 km de Christchurch, il était difficile de ne pas sauter sur l’occasion…

Pour être franc, je n’étais pas particulièrement enthousiaste en m’inscrivant à ce ski trip organisé par mon campus. J’avais certes des amis qui y allaient aussi, mais la perspective de passer une journée à tomber, déchausser, rentrer dans les gens, retomber, ne m’excitait guère. C’est le problème d’être un débutant : on ne maîtrise pas ce qu’on fait, et on est frustré de ne pouvoir accomplir ce qu’on souhaiterait. Mais il faut bien commencer, se lancer, tant bien que mal – ne serait-ce que pour l’avoir « fait ». Finalement, mis en confiance par près de 3h de leçons de ski, j’ai passé une très bonne journée sur les pistes néo-zélandaises, et j’espère bien y retourner avant mon départ !

Prosternation

Prosternation

Samedi matin, départ à 7h, arrivée sur les pistes peu après 9h30. Temps couvert tout du long du trajet, gros brouillard dans la montée menant à la station et, comme par miracle, ciel bleu sur les pistes à dominer les nuages, dans un petit paradis blanc coupé du monde. Ma première leçon a lieu à 10h20, dans un groupe d’une petite dizaine de beginners et sous la houlette du sympathique Jon, venu de l’Essex (Angleterre). Quelques petits exercices pour se familiariser avec le matériel puis direction la piste réservée aux novices pour y enchaîner les descentes : d’abord tenir debout, ensuite maîtriser sa vitesse, enfin s’essayer à de petits virages.

Deuxième leçon à 12h40, même groupe, même mono, même endroit. La confiance commence à arriver, les virages prennent forme, les chutes se font rares, on s’essaye même à un parcours à bosses – bon, sans succès… Jon nous fait alors ses adieux, et je fais les miens à la piste des débutants, quittant donc le magic carpet pour partir découvrir le téléski et le niveau supérieur. J’y vais avec Julia, l’une des rares frenchies de UC, qui a elle bien plus d’expérience sur les pistes. Elle compatie (et rigole) à mes nombreuses chutes en haut du parcours, vraiment plus challenging que mon regretté terrain d’entraînement. Mais je m’habitue petit à petit à cette nouvelle configuration, retrouvant confiance sur le final, malgré la fatigue. Un dernier tour sur le tapis roulant et une dernière descente pour le plaisir, avant de partir.

Toujours debout :)

Toujours debout :)

Je la redoutais cette journée, je l’ai adorée. Il faisait beau, chaud, les nuages s’en allant progressivement pour dévoiler les immenses plaines du Canterbury. Les leçons ont démontré leur utilité, idéales pour débuter et s’amuser avec d’autres novices. Et je suis sorti de cette initation sans le moindre bobo – enfin, si l’on considère que le plus gros coup de soleil de mon existence n’est pas un bobo ! ;) Le retour s’est fait avec le son des Beach Boys et des Beatles dans le bus, et la soirée a été la cerise sur le gâteau : combo Chinese sausage burger + frites + Sarsaparilla (nom d’un Schtroumpf!) chez Captain Bens, et magnifique victoire des All Blacks face à l’Australie pour le dernier match des Tri Nations (33-6). Sweet as…

→ Les photos : Vous l’imaginez bien, mon niveau ne me permet pas encore de prendre des photos en skiant – il faudra donc repasser pour les photos d’action ! De plus, ma batterie m’a lâché dans l’après-midi, au moment où je commençais à sortir mon appareil. Je vous invite quand même à découvrir quelques uns de mes clichés, couplés avec ceux de Julia, en cliquant ici !

→ En savoir plus sur Mount Hutt : le site officiel, la page Wikipedia, l’avis de 0800snow.co.nz.

Photos : C’est le printemps, let’s go to Sumner!

Sumner beach

Ce dimanche, direction Sumner, le quartier chic de Christchurch. Déambulations printanières au milieu des villas, des fleurs, des promeneurs, des coquillages. Et finalement sous les étoiles…

Comme Florence me le signalait dans un récent mail, le printemps en Nouvelle-Zélande ne commence pas le 22 septembre, pourtant date de l’équinoxe et du début de l’automne dans l’hémisphère Nord. Non, selon une convention météorologique, c’est tous les 1er septembre que le printemps débarque chez les Kiwis. A juste titre cette année car, à en juger les arbres en fleurs sur le campus, ce cher printemps a été ponctuel.

Sumner avait même des airs de summer hier. Les places assises étaient chères dans le bus y allant ; les tenues étaient légères, certains ayant même opté pour l’option pieds nus. La plupart des passagers est descendue au niveau de la plage, j’ai préféré attendre le terminus, un peu plus dans les terres, pour me balader au milieu des maisons. Quartier riche ou pas, toujours ces fameux murs en bois sur la plupart des bâtiments. Quartier riche oblige, un certain nombre de villas futuristes, nichées dans les collines, histoire de contempler le rivage  – et accessoirement de dominer la plèbe ?

Sumner Esplanade

Sumner Esplanade

Après avoir pris de la hauteur pour admirer la vue et découvert une boîte aux lettres insolite, je suis descendu sur la plage. Sumner est davantage à ranger dans la catégorie « paisible quartier de bord de mer » que dans « station balnéaire avec restaurants et casino » ; s’y promener est donc très agréable. J’y ai trouvé cette ambiance des balades du dimanche, où familles, couples, amis et marcheurs solitaires se croisent avec de discrets sourires, où les chiens se défoulent enfin après une semaine à la maison, où les enfants s’arrêtent ramasser des coquillages ou construire un château-fort en zone plus ou moins inondable.

Le soleil a rapidement décidé d’enfiler son bonnet de nuit, me défiant, photographe du dimanche, dans un contre-la-montre à la recherche du beau cliché de fin de journée. Un père prenait des photos de son bébé, les mouettes piochaient allègrement leur dîner livré par les vagues, un groupe d’Indiens jouait au cricket, une étrange dame sciait du bois sur la plage. Et, au loin, on devinait les sommets enneigés des Alpes du Sud, teintés de rose pour l’occasion…

Chacun vaque à ses occupations...

Late walk, early dinner...

A la nuit tombée, plutôt que de remonter directement dans le bus pour près d’une heure de trajet, j’ai fait une partie du chemin à pieds, découvrant ainsi les quartiers de Redcliffs, Mt Pleasant, Ferrymead et Woolston. Les pieds commençant à fatiguer, mon objectif final est devenu de m’arrêter au fish’n’chips le plus proche, pour y dîner avant de remontant dans le bus. Toutefois, trouver un fish’n’chips ouvert un dimanche soir dans cette partie de Christchurch s’est révélé être une mission assez ambitieuse, et j’ai ainsi dû parcourir une dizaine de kilomètres depuis la plage pour trouver mon bonheur ! :) Heureusement, celui-ci était bon, copieux et presque gratuit ($4).

Et j’ai pu profiter des vingt minutes d’attente du bus pour lancer la discussion avec un Kiwi assis à côté de moi, environ 50 ans, sortant d’une soirée d’anniversaire avec huit bières dans le pif ! Plutôt que de parler de météo, j’ai trouvé la bonne technique pour entamer le dialogue : « Did you watch the All Blacks’ game yesterday? »

→ Pour regarder mon album photo en diaporama, cliquez ici.

De la Tui, des essais et le come-back de Dan Carter

AMI Stadium

Canterbury 46 – Waikato 13 : retour gagnant pour Dan Carter ! La star des All Blacks retrouvait la pelouse de Christchurch ce soir, pendant que j’assistais à mon premier match en NZ…

Le jour de mon arrivée en Nouvelle-Zélande, sur le chemin entre l’aéroport et mon auberge de jeunesse, j’avais parlé divorce avec mon chauffeur de taxi. Divorce entre les Néo-Zélandais et leurs rugbymen, divorce entre un peuple et son sport national… Quelques jours plus tôt, à Christchurch, les All Blacks avaient battu l’Italie devant « seulement » 19 000 spectateurs. En reconstruction en perspective de la Coupe du Monde 2011, l’AMI Stadium aurait pourtant pu en accueillir 7 000 de plusDes All Blacks qui ne font plus le plein, symbole d’un désamour que reconnaissait mon chauffeur de taxi : « Depuis l’entrée dans l’ère du professionalisme, les gens ne s’identifient plus à leurs joueurs. Le rugby n’est plus le sport fédérateur qu’il était, les jeunes jouent de plus en plus à des sports comme le football maintenant… Et puis il faut dire que le coach actuel des All Blacks (Graham Henry) n’est pas très populaire ici ! »

Mais rassurez-vous, un sport ne meurt pas du jour au lendemain ; pour les Kiwis, la Terre reste bel et bien ovale. Et même si les Blacks sont à la peine dans les Tri-Nations (1v-2d), il en faut peu pour que l’espoir renaisse. En l’occurence, le Messie s’appelle Daniel Carter. Le demi d’ouverture néo-zélandais, rentré de sa saison à Perpignan avec une blessure au tendon d’Achille, a récemment fait son retour sur les terrains. D’abord avec l’équipe de Southbridge pour se rappeler ses années junior, puis avec l’équipe de Canterbury pour la Air New Zealand Cup (anciennement National Provincial Championship). Ce vendredi, émotion émotion, c’était l’heure du grand retour à Christchurch en match officiel. En attendant de retrouver le maillot All Black la semaine prochaine…

Et 19 points pour Daniel Carter...

Et 19 points pour Daniel Carter...

Inscrivant 19 des 46 points de son équipe, la star locale a tenu son rang hier soir, confirmant par là même que son talent était intact. Un talent qu’il n’a pourtant guère été besoin de forcer pour assurer la victoire de Canterbury face à la pâle équipe de Waikato (Hamilton, Île du Nord). Après l’ouverture du score par Carter dès la seconde minute de jeu, les Rouges et Noirs prenaient rapidement le large, pour mener 29 à 6 à la mi-temps. Malgré une défense plus resserrée de Waikato au retour des vestiaires, les champions 2008 continuaient à creuser l’écart en seconde période, inscrivant un 4e puis 5e essai, pour finalement s’imposer 46 à 13. La messe étant dite depuis un moment, Dan Carter était même sorti à la 70e minute de jeu, l’occasion pour le public de lui offrir une belle ovation…

En travaux...

En travaux...

Côté tribunes, les conditions ne prêtaient pas à un spectacle exceptionnel : vendredi soir, temps humide et frisquet, dans un stade à moitié en reconstruction et aux deux-tiers vide… L’ambiance n’était effectivement pas au rendez-vous, malgré les efforts de la sono et surtout d’une sympathique fanfare. Heureusement, Tui était là pour sauver la mise ! Tui ? Yeah right, je vous explique… A l’origine, le Tui est un oiseau endémique de Nouvelle-Zélande, connu pour son intelligence et sa capacité à imiter la voix humaine. Mais aujourd’hui, la Tui est avant tout une bière – sinon LA bière – néo-zélandaise. Peu chère et tout à fait buvable, elle coule à flots dans le pub de ma fac, où elle est servie dans des pichets d’un litre. Mais sa réputation dépasse visiblement le monde estudiantin, comme j’ai pu le constater au stade hier…

  1. Achat des billets à l’entrée du stade ; nous demandons les places les moins chères. Evidemment, nous nous retrouvons dans la tribune… Tui !
  2. Nous prenons place dans les gradins. Près des bancs de touche, nous voyons une mascotte déguisée en… cannette Tui !
  3. L’heure du coup d’envoi approche. Dernière animation d’avant-match : deux hommes passent en bas des tribunes, armés d’un fusil à pompe leur permettant de propulser des… tee-shirts Tui dans le public !
  4. Début du match. L’un des sponsors maillot de Canterbury est… Tui !
  5. Dans les tribunes, la fanfare est reconnaissable à ses sombreros orange signés… Tui !
  6. A la mi-temps, une bière pour fêter la future victoire. Ce sera Tui ou… Tui !
Tui, what else?

Tui, what else?

Mise à jour (23 août 2009) : Pour son retour en sélection, Carter délivre les Blacks !

Bits and pieces of NZ : Premières impressions…

Signs

Cela fait dix jours que je suis en Nouvelle-Zélande. Même si je n’ai pas encore vu beaucoup de moutons, j’ai fait quelques découvertes intéressantes, que je vous livre ici…

Alors, comme ça, Christchurch est la ville la plus anglaise hors du Royaume-Uni ? Vraiment ? Moi qui m’attendais à passer une année dans une ville « so British », j’avoue que ce n’est pas trop ça… On peut certes y retrouver des traces de l’époque coloniale, que ce soit dans l’architecture de la cathédrale, dans la culture du fish&chips, dans la conduite à gauche ou dans le nom des rues (Oxford Terrace, Manchester Street, etc.), mais on y sent surtout une forte influence américaine. Difficile notamment de passer à côté des enseignes Burger King, KFC ou Domino’s Pizza. Difficile surtout de passer à côté des innombrables cafés de la ville, qu’ils soient indépendants ou membres d’une chaîne comme Starbucks. Détail qui ne trompe pas, il m’a semblé voir davantage de cafés que de pubs à Christchurch : USA 1 – UK 0…  Du côté de Wellington, la capitale du pays, on m’a affirmé que la densité de cafés y est supérieure à celle de… New York !! D’un certain côté, me voilà rassuré : la Nouvelle-Zélande n’est pas une copie conforme de l’Angleterre…

Sa cathédrale, ses cafés...

Sa cathédrale, ses cafés...

Autre facteur de soulagement : le coût de la nourriture en Nouvelle-Zélande. Asseyez-vous, ça fait un choc… Question : Sachant qu’un dollar néo-zélandais vaut environ 0,45 euro et que le menu Big Mac est à 7,20 dollars NZ, combien de Big Macs pouvez-vous vous offrir à Christchurch pour le prix d’un Big Mac à Paris ? Réponse : Quasiment deux, pardi ! Encore plus fort, chez Pizza Hut, où les pizzas sont presque quatre fois moins chères qu’en France ! Pas convaincu ? Lisez la suite : à deux minutes de marche de ma chambre universitaire, se trouve le takeaway Captain Bens. Sa carte, relativement fournie, propose différents plats à emporter, allant du fish&chips aà diverses spécialités asiatiques. Le fish&chips en question coûte… 4 dollars NZ ! Et les portions sont gargantuesques !!!

Les prix sont gentils en Nouvelle-Zélande ; les gens aussi. Que ce soit au guichet d’une banque, à l’accueil de l’université ou aux caisses du supermarché, on vous salue avec un « Hello! How are you? », auquel il paraît normal de répondre, avant de poser la même question… Certains y verront peut-être un diktat du bonheur, vous forçant à répondre « ça va » même quand ça ne va pas, mais cela témoigne au moins d’une certaine convivialité au pays des Kiwis. Reste pour moi à trouver la bonne formule pour répondre à ce genre de questions… Autre exemple sur le thème de la gentillesse : les chauffeurs de bus. Quand vous montez à bord, le « How are you? » semble tout aussi courant. Surtout, quand vous descendez, vous remerciez et saluez systématiquement le chauffeur de bus, quitte à devoir « crier » depuis l’arrière du bus ! Jeunes ou plus âgés, tout le monde le fait…

Metro, en toute humilité...

Metro, en toute humilité...

@ Cet article a fait l’objet d’une publication sur le site Amphis d’@illeurs, à l’occasion de son lancement. N’hésitez pas à y faire une petite visite, ce projet est fantastique : http://www.amphisdailleurs.com

Photos : Trois albums pour le prix d’un…

Le Paris kiwi

Malgré l’hiver, la météo a été clémente ces derniers jours à Christchurch. J’en ai profité pour sortir faire quelques photos, en ville, dans les montagnes et sur mon campus… Enjoy!

Forte de ses 370 000 habitants, Christchurch est la deuxième ville néo-zélandaise – derrière Auckland – et la première de l’île du Sud. Surnommée The Garden City, elle a été construite selon un plan géométrique, « à l’américaine » : quatre grandes avenues (Bealey Ave, Fitzgerald Ave, Moorhouse Ave et Rolleston Ave) en délimitent le centre, au coeur duquel se situe Cathedral Square. Sans grande originalité, c’est cette place importante de Christchurch que je vous propose de découvrir maintenant, en cliquant ici

Joueur de flûte celtique, sur Cathedral Square

Joueur de flûte celtique, sur Cathedral Square

Depuis la tour de la cathédrale, il est possible d’apercevoir les collines environnant Christchurch. Les apercevoir, c’est bien, mais y aller, c’est mieux ! C’est donc ce que nous avons fait vendredi dernier, en prenant la Gondola, une sorte de téléphérique qui vous emmène à 500 mètres au-dessus de la ville. Le reste en images, en cliquant ici… (Avis aux futurs visiteurs : avec une bonne paire de chaussures, vous pourrez monter et descendre par vos propres moyens, et ainsi économiser 22 dollars NZ !)

100% New Zealand

100% New Zealand

Pour finir, je vous propose de déambuler sur le campus de la University of Canterbury, en consultant mon album dédié.  L’essentiel des photos que j’y ai mis pour l’instant a été pris dans les Ilam Gardens, qui relient mon appartement aux bâtiments de cours ; à vrai dire, c’est sans doute ce que le campus a de plus beau à offrir ! Bien que ce soit l’hiver ici, les jardins sont étonnament verts, la végétation est dense, les canards se portent bien, ce qui me laisse rêveur quant à la beauté de ces lieux en été… Assurément, cela me change de la rue Saint-Guillaume à Paris !

Feu d'artifice sur le campus

Feu d'artifice sur le campus

N’hésitez pas à surveiller mes albums photos de temps en temps, j’essayerai d’y ajouter de nouvelles images au fur et à mesure… N’hésitez pas non plus à regarder la vidéo ci-dessous, tournée dans les Ilam Gardens ; c’est sans doute la première et dernière fois que je réalise un documentaire animalier ! ;)