Visite en Australie, ce petit îlot à l’ouest de la NZ

Tiens, des vacances, ça faisait longtemps ! Profitant de cet énième break universitaire, j’ai traversé la mer de Tasmanie pour un road-trip à quatre entre Sydney et Melbourne… Boing !

JOURS 1 ET 2 : SYDNEY

Parce que de ce côté du globe, on n’a pas peur des volcans islandais, les vols Christchurch-Sydney n’ont connu aucune perturbation la semaine dernière. J’ai donc pu passer trois heures et demi contorsionné à bord d’un vol de la compagnie low-cost Jetstar, avec trois amis de fac. Arrivés en fin d’après-midi dans la plus grande ville d’Océanie, nous avons pris un taxi direction le centre-ville, où des amis avaient gentiment accepté de nous héberger. J’ai tout de suite aimé Sydney. C’est une ville imposante (surtout quand on vient de Nouvelle-Zélande !), dominée par de nombreux buildings. C’est aussi une ville de caractère, qui contrairement à Auckland a laissé une place de choix à ses bâtiments du XIXe siècle. Il y a de la vie et du charme dans Sydney, avec des petits airs new-yorkais.

Le principal atout de Sydney réside selon moi dans sa localisation de bord de mer. C’est à cela que la ville doit son succès et sa célébrité. Quel régal ce fut le premier soir de se promener sur Circular Quay, entre le Sydney Harbour Bridge et la Sydney Opera House, entre les gratte-ciel et les bateaux ! Les amoureux s’y asseoient face à la baie, les touristes s’y prennent en photo, les hommes d’affaires y dînent. Il y a un petit côté bling bling dans cet endroit, mais sans trop d’arrogance. L’argent est visible sur les terrasses, mais la no worries attitude australienne est toujours là.

La femme au chapeau (Bondi Beach, Sydney)

En Australie, qui dit bord de mer dit plage, et qui dit plage dit Bondi Beach, le célèbre spot de surf de Sydney. Nous y sommes allés le lendemain matin, et nous n’avons pas été déçus ! Ambiance vacances, grand soleil, surfeurs en action, eau agréable, sable ultra-fin, beaucoup d’espace… Bondi Beach, c’est un peu le Santa Monica de l’hémisphère Sud ; l’équivalent de la série Alerte à Malibu s’y déroule d’ailleurs, sous le nom de Bondi Rescue (avec Pamela en moins et une dimension documentaire en plus). L’après-midi, nous avons embarqué pour une croisière d’un peu plus d’une heure dans Sydney Harbour, l’occasion de voir cette baie et ses monuments sous un autre angle. Joli spectacle, dont quelques photos témoignent sur mon album photo du voyage. Le soir, barbecue et apéro sur le toit de la résidence étudiante, et descente dans le pub voisin pour profiter de Sydney jusqu’au bout !

JOURS 3 ET 4 : PRINCES HIGHWAY

Et le road-trip commence ! Après avoir trouvé un deal d’enfer auprès de l’agence Thrifty Car Rental ($220 AUS, soit 153€ pour cinq jours), nous avons mis le cap au sud en début d’après-midi pour nous rapprocher de Melbourne en longeant la côte. Près de 500 km pour cette première journée de route, avec quelques arrêts du côté de Jervis Bay, réputée pour son sable le plus blanc au monde – c’est le Guinness Book qui le dit, mais c’était moyennement convaincant par temps gris… La nuit tombée, nous nous sommes arrêtés pour faire du camping sauvage sur une aire de repos à Quaama. Dîner aux chandelles (ou plutôt pâtes/sauce tomate/fromage à la lueur des lampes de front) et au dodo, deux dans la tente, deux dans la voiture, à la bonne franquette.

Sur les hauteurs de Lakes Entrance

Réveillés au son des (pas forcément mélodieux) chants des oiseaux locaux, nous sommes repartis on the road again pour notre plus grosse journée des vacances : 800 km sur la même route que la veille, la Princes Highway. Les enceintes de la radio ont alterné le bon et le moins bon, les panneaux de kangourous ont continué à défiler mais les marsupiaux n’ont pas daigné se manifester. Escale dans le joli village de Lakes Entrance pour le déjeuner. Je savais que le coût de la vie était plus élevé en Australie qu’en Nouvelle-Zélande, mais c’était particulièrement flagrant ici : $6 AUS le fish’n’chips, soit 4,20€, soit deux fois plus cher qu’en NZ !  Nous avons traversé Melbourne de nuit et continué vers l’ouest, jusqu’à Anglesea, au début de la Great Ocean Road. C’est là qu’il s’est enfin montré, majestueux, haut d’environ 1,50 m, debout dans un terrain vague entre deux maisons : notre premier kangourou du séjour ! :)

JOURS 5 ET 6 : GREAT OCEAN ROAD + GRAMPIANS NATIONAL PARK

Autant les paysages traversés lors des deux premiers jours de route n’avaient rien d’enthousiasmant, autant la suite s’est révélée riche en jolis points de vue. Ca tombe bien, c’est pour cela que nous avions choisi de venir sur la Great Ocean Road, cette portion de 250 km de route côtière située entre Melbourne et Adelaïde. Egalement surnommée Surfcoast Highway, elle attire de nombreux touristes grâce à ses plages au pied des collines et surtout à ses nombreux lookouts géologiques (London Bridge, Twelve Apostles…). Sa verdure et ses routes en épingle ne sont pas sans rappeler la Nouvelle-Zélande – une différence notable toutefois, la présence de koalas sauvages dans des arbres au bord de la route !

Notre journée s’est terminée un peu comme la veille, sous le signe du kangourou. Alors que nous roulions de nuit à la recherche d’un spot de camping, lancés à environ 80 km/h, un kangourou kamikaze a décidé de traverser la route juste devant nous ! Gros frisson dans la voiture, j’ai dû freiner en urgence, donner un grand coup de volant à gauche pour éviter l’animal puis un autre à droite pour rester sur la chaussée. Nous avons entendu un choc mais vu mon coup de volant je pense que la voiture n’a heurté que la queue du kangourou, qui a dû s’en sortir avec un gros bleu. Quant à nous, plus de peur que de mal, mais il nous a fallu quelques secondes pour nous remettre de nos émotions et reprendre la route… Sacré souvenir !

Coucher de soleil sur les "Twelve Apostles" de Port Campbell

Après un nouveau plat de pâtes/sauce tomate/fromage et une nuit à Peterborough, nous avons continué un peu à l’ouest avant de remonter vers le nord, pour atteindre le Grampians National Park. Situé sur la chaîne des monts Grampians, ce parc est le lieu de vie de nombreux kangourous mais aussi d’échidnés, oppossums et koalas. Halls Gap, la principale ville du parc, est le point de départ vers les sommets et vers de très jolis points de vue sur la vallée, dont les périlleux « Balconies » (voir mon album). La nuit tombant, nous avons repris la route pour commencer à nous rapprocher de Melbourne, installant notre campement sur une aire de repos à Cathcart.

JOURS 7, 8 ET 9 : MELBOURNE

Après une escale dans la « vieille » ville de Ballarat (qui connut son heure de gloire à l’époque de la ruée vers l’or), nous sommes enfin arrivés à Melbourne, dernière étape de notre séjour. A nouveau logés chez des amis, nous avons eu un peu plus de 48h pour découvrir la seconde ville d’Australie, éternelle rivale de Sydney. Malgré une population équivalente (4,5 millions d’habitants pour Sydney et 4 millions pour Melbourne), les deux cities me sont apparues très différentes. Le CBD de Melbourne est moins impressionnant que celui de Sydney. Les bâtiments y sont moins hauts et plus dispersés, avec un air plus provincial (comme c’est le cas de Christchurch par rapport à Auckland). Pour autant, l’ancienne première ville du pays (qui fut même la ville la plus riche du monde dans les années 1880 grâce à son or) trouve son charme ailleurs, dans son côté plus « indie ».

Flinders Street, Melbourne

Melbourne abrite des musées de très haut niveau. Le Melbourne Museum propose notamment deux formidables sections sur les populations aborigènes et sur l’histoire de la ville, tandis que le Australian Center for the Moving Image, situé dans les bâtiments futuristes de Federation Square, propose une plongée ludique et historique dans le monde du jeu vidéo, du cinéma et de la télévision. La visite de l’Old Melbourne Gaol, l’ancienne prison de Melbourne, est également un must-do, comprenant une insolite simulation de garde à vue dans les anciens locaux de la police.

Renforçant ce côté indie, des petites ruelles grouillent de commerces tandis que d’autres sont le terrain de jeu de talentueux graffeurs. Un tramway et des kiosques à journaux donnent des airs assez européens au centre-ville, une impression que l’on retrouve aussi dans le quartier de la plage de Saint Kilda, qui regorge de petits bars et de pâtisseries alléchantes. Loin du cliché de Bondi Beach, la mer y est plate et plutôt occupée par des méduses que par des surfeurs. Des pingouins sont visibles le soir au bout de la jetée, avec une jolie vue sur le CBD. It was nice to see you, Melbie.

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→ Ainsi s’est achevé ce voyage sur la côte sud-est de l’Australie. Nous n’aurons vu qu’une petite partie de cet immense pays, qui propose des paysages complètement différents dans l’ouest, le centre, le nord et même sur la Gold Coast à l’est. Un grand merci à Nasser, Elodie, Benoît et Ben pour nous avoir hébérgés à Sydney et à Melbourne et pour nous avoir si bien fait découvrir leurs villes adoptives !

→Mon album photo, composé de 69 images, est disponible en mode galerie en cliquant ici et en mode diaporama en cliquant là.

→Pour en savoir plus, je vous invite à vous plonger dans l’excellente blogosphère des étudiants de Sciences Po en Australie, probablement la meilleure de la promo (voir mes liens dans la colonne de droite). Mentions spéciales à Florian (Sydney) pour son blog aussi drôle qu’instructif, à Guillaume (Sydney) pour ses posts quotidiens et ses récits autour du monde et à Monelle (Brisbane) pour sa plume et sa capacité à entraîner le lecteur dans ses voyages…

Interlude musical : « Tangaroa », par Tiki Taane

Musique maorie ce week-end sur Le Pari Kiwi, quelques heures avant mon départ pour dix jours en Australie. Découvrez Tiki Taane et son ode envoûtante au dieu de la mer, Tangaroa…

C’est l’un des plus grands succès de l’histoire musicale néo-zélandaise. Issu du premier album de Tiki Taane, Past Present Future, « Tangaroa » est un morceau unique en son genre, sorte de génial combo entre traditions orales maories et technologies musicales du XXIe siècle. L’électro « drum and bass » rencontre le kapa haka et donne une nouvelle dimension à l’art maori, faisant entrer ce dernier dans le millénaire sans pour autant atténuer sa puissance spirituelle. Regardez ce magnifique clip et on en reparle après…

Puissant, non ? Je tenais vraiment à vous faire découvrir ce morceau. Non seulement parce qu’il est intéressant musicalement, mais aussi car il est un précieux message culturel. « Tangaroa » témoigne de son temps, des tensions entre le passé et le futur, particulièrement pour les populations maories. On y voit cet homme sur la plage, face à la mer par où sont arrivés ses ancêtres. Le décor est sombre et la musique surgit petit à petit des profondeurs, alors que les vagues invitent l’homme à un retour aux sources. Une femme âgée apparaît, avec son moko (tatouage au menton). Ils partagent un hongi (salutation avec le nez et le front) puis l’homme est transporté dans un combat entre haka et flashs urbains. La tradition maorie semble finalement l’emporter sur la drogue, et le clip se conclut par une mise en garde contre l’ignorance et une invitation à la vigilance.

Ce titre a une forte valeur autobiographique. Ancien leader de la formation Salmonella Dub, Tiki Taane était déjà un musicien confirmé au moment de la sortie de son premier album solo en 2007. Mais il était aussi un homme tourmenté par la drogue et l’alcool, comme tant d’autres Maoris. C’est par la musique et un retour à ses origines qu’il s’en est sorti. Je suis tombé sur deux interviews très intéressantes où il explique cette transformation, je vous invite vivement à les lire (cliquez ici et ). Il y parle également de sa vision de cet album :

My album contains musical content from myself, my father and my grandmother. That’s three generations, when I’m dead and gone and my descendants are listening to it, we’ll all be there shining guidance and light on them. (…) Traditionally Maori record history through Moko, carving and Waiata. I’m trying to live more in the present and update one of our traditions, this is my contribution.

Ainsi que de la naissance du morceau « Tangaroa » :

I wanted to make something that was challenging and progressive, yet at the same time united the past and the future as one. I clocked a Haka recording and discovered the speed was about 110 bpm, which is a great tempo for writing dancehall at. I threw in some tribal elements and came up with a rhythm that was very powerful even without the haka on top, so when my father laid one down, it just took it to a whole other level.

La version live de ce morceau vaut le coup d’être vue….

A noter que sur ce même album figure le single le plus vendu de tous les temps en Nouvelle-Zélande, « Always on my mind »…

Qu’en pensez-vous ?

Sébastien, un touriste professionnel chez les Kiwis

C’est un métier qui fait rêver : enquêteur de guide de voyage. Pendant quatre mois, Sébastien Duval a endossé ce costume pour le guide des Frogs in NZ. Entretien avec un voyageur gâté.

C’est ce qui s’appelle joindre l’utile à l’agréable. De septembre à décembre 2009, Sébastien Duval a fait partie de la petite équipe des Frogs in NZ chargée de sillonner la Nouvelle-Zélande à la recherche des meilleures adresses du pays. Durant ces quatre mois, le jeune diplômé en journalisme s’est ainsi offert des vacances rémunérées dans le nord-est de l’Île du Nord (Northland, Rotorua, Bay of Plenty, East Cape, Gisborne, Hawkes Bay, Urewera National Park, Tongariro National Park, Taupo) et le nord de l’Île du Sud (Marlborough Sounds, Nelson, Abel Tasman, Golden Bay).

Des vacances, vraiment ?

Sébastien : « Le plus difficile dans ce boulot est justement de se mettre en tête qu’on ne fait pas du tourisme. On évolue dans un univers où tout le monde autour de soi est en vacances et ce n’est pas toujours évident de se mettre à l’écriture en soirée, alors que les autres clients de l’auberge de jeunesse vont boire un verre. Un de mes collègues a même abandonné au bout de quelques semaines, ce qui m’a permis d’aller bosser un peu sur l’Île du Sud. »

En quoi consistaient tes journées ?

« La priorité était de retourner voir tous les établissements et activités cités dans la première édition du guide pour savoir s’ils existaient toujours, changer les prix (dans 99% des cas), les menus… On devait également juger s’ils méritaient ou pas de rester dans le guide et bien sûr trouver des nouvelles adresses et bons plans. J’ai énormément marché au bouche à oreille, en parlant avec les locaux. Je demandais à chaque fois dans les logements quels étaient leurs bars et restos préférés et dans les restos et bars les logements qu’ils me recommandaient. En recoupant les témoignages, j’arrivais généralement à avoir de bons résultats avec les noms qui revenaient régulièrement. »

Tongariro Crossing

J’imagine que tu es tombé sur des adresses peu attrayantes…

« Oui, j’ai vu quelques logements bien « trash ». Tu rentres dedans, ça sent le renfermé à plein nez et tu te dis : c’est bon, pas besoin d’aller plus loin. Mais tu es obligé de faire bonne figure devant la patron qui te fait la visite… »

As-tu pu en profiter pour tester des activités ?

« Oui, car les opérateurs te proposent souvent d’essayer leur activité. J’ai accepté quelques offres (saut en parachute et à l’élastique notamment) mais aussi refusé beaucoup, souvent par manque de temps. De toute façon, la politique des Frogs en la matière était « on peut faire le descriptif d’une activité sans forcément la tester personnellement ». Je crois que c’était surtout pour éviter de recenser d’office tous les gars qui te proposent un truc, comme si la gratuité impliquait un contrat moral pour une notification dans le guide. J’ai d’ailleurs toujours payé mes repas dans les cafés et restaurants. »

Saut à l'élastique à Taupo

Quel est ton meilleur souvenir ?

« C’est sûrement cette soirée passée avec une famille maorie de Te Kaha, sur le East Cape. Je me baladais dans l’après-midi et j’ai vu beaucoup d’agitation autour du marae (lieu sacré maori, ndlr). Il y avait une compétition de haka que j’ai voulu aller voir. J’ai commencé à parler avec les gens qui y assistaient et l’un d’eux m’a invité à venir manger à la maison le soir. C’était génial : de la langouste fraîchement pêchée et de la bière à volonté jusqu’à 5 heures du matin en attendant le lever du soleil au large. Magique. Ca vaut vraiment tous les spectacles maoris de Rotorua, qui sont une abomination et qui donnent l’impression d’être au zoo. »

Et le pire ?

« Justement, le pire souvenir, c’est ma première semaine de mission à Rotorua. Je débarquais tout juste en NZ, encore un peu jet-lagged, dans une ville qui sent le souffre à plein nez. Il faisait gris et froid et je ne savais pas très bien où j’allais ni ce que je faisais là, dans une ville ultra touristique (donc beaucoup de travail pour le guide). Mais ça a eu le mérite de me mettre dans le bain d’entrée, rendant les choses beaucoup plus faciles derrière, une fois les automatismes de travail assimilés. »

Saut en parachute au dessus de Taupo

Ton spot préféré ?

« East Cape, sans hésiter, le long de la SH35 entre Opotiki et Gisborne. C’est une région qui est encore à l’écart du circuit touristique traditionnel, avec une forte communauté maorie. Le paysage côtier y est splendide, mais il y a surtout une atmosphère quasi mystique qui se dégage de l’endroit, avec beaucoup de maraes, de légendes et ces terrains de rugby de campagne où on met les chèvres en été pour entretenir la pelouse. Mais globalement j’en ai pris plein les mirettes pendant quatre mois. Randonner dans le parc du Tongariro m’a bien plu, les plages d’Abel Tasman, les communautés hippies de Golden Bay, les vignobles d’Hawkes Bay, le surf à Gisborne le jour de mon anniversaire en octobre… »

Selon toi, que doit-on savoir en lisant un guide de voyage ?

« Il y a une grosse limite à ces guides : il est physiquement impossible pour les enquêteurs de tester l’ensemble des entrées du bouquin. Ca prendrait plusieurs années et coûterait beaucoup d’argent de dormir dans chacun des motels ou backpackers mentionnés, de manger un repas complet dans chaque restaurant ou café ou d’essayer chaque sortie en quad ou rafting. C’est donc parfois très superficiel : tu cognes à la porte, on te fait faire le tour du propriétaire et tu dois prendre ta décision en une poignée de minutes, sans vraiment rentrer dans les détails. »

Wwoofing sous le soleil de Gisborne

Quel bilan tires-tu de cette aventure ?

« C’est une expérience extrêmement positive, j’ai eu la chance d’être payé pour faire ce pour quoi beaucoup payent une fortune. J’ai fait des choses que je ne referais sans doute jamais et rencontré un nombre incroyable de personnes pendant mon voyage. Mais ce n’est pas un métier dont je ferais un temps plein, le journalisme est plus épanouissant. »

Depuis la fin de son aventure chez les Frogs in NZ, Sébastien s’est essayé à la vie nomade néo-zélandaise. Quelques semaines dans une ferme près de Gisborne, à découvrir les joies du wwoofing et de la chasse nocturne à l’oppossum, puis trois mois à Wellington, le temps de signer quelques piges pour Le 10 Sport – dont une interview de Dan Carter parue ce vendredi. Une installation définitive en Nouvelle-Zélande n’est pas à l’ordre du jour, mais le jeune homme n’exclut pas d’y vivre encore quelques aventures. Et pourquoi pas pour un guide de voyage sur l’Île du Sud…

Merci à Sébastien Duval pour sa disponibilité (et son flair en matière de pubs :p).

Sarah, 23 ans et au régime « made in NZ »

Peut-on survivre toute une année en n’achetant que du « NZ made » ? Depuis février, c’est la question à laquelle essaye de répondre Sarah Marquet. Son expérience est à suivre sur le net.

Nous sommes en 2010 après Jésus-Christ ; toute la planète est occupée par le « made in China ». Toute ? Non ! Car une irréductible Néo-Zélandaise s’est mis en tête de résister encore et toujours à l’envahisseur. Sarah Marquet, étudiante en journalisme à la University of Canterbury, vit depuis le 6 février avec une potion magique bien particulière : le « NZ made ». Alors que les produits importés font la loi dans les magasins néo-zélandais, la jeune femme a décidé, par simple curiosité, de s’en tenir à des achats locaux. « Jusque là, ça se passe étonnament bien, » me confie-t-elle. « J’ai eu du mal à faire une croix sur les bananes et les chewing-gums – deux produits que j’adore – mais à part cela je m’en sors… »

L’expérience n’est pas si simple qu’il n’y parait. Car il y a « NZ made » et « NZ made ». Que faire, en effet, face à un Coca Cola certes produit en Nouvelle-Zélande mais dont les profits vont aller aux Etats-Unis ? Idem pour le thé glacé Dilmah, confectionné chez les Kiwis par une entreprise sri-lankaise ? Après réflexion face à ce « Dilmah dilemma », Sarah a décidé d’adopter une posture pragmatique, plutôt que radicale. « Je me suis renseignée et j’ai réalisé que la Nouvelle-Zélande doit encourager les investissements étrangers, créateurs d’emplois ici. Donc, pour ce genre de produits, ça passe, » explique-t-elle. « Toutefois, s’il y a une alternative proposée par une entreprise néo-zélandaise, je lui donnerai toujours la priorité ».

Adieu Heinz, Oreo et fruits exotiques

L’un des principaux enjeux de l’expérience est de savoir si le « NZ made » est compatible avec  un budget limité, comme celui de Sarah. Avec $160 par semaine (84€), l’étudiante ne peut pas se permettre de folies. Pourtant, pour tenir son pari, elle doit parfois acheter des produits deux ou trois fois plus chers que leurs équivalents importés, qu’il s’agisse de tomates, de cahiers ou de collants. Est-ce à dire que le « NZ made » est un luxe de riches ? Sarah a réponse à tout : « Avant de commencer, j’étais du genre à m’acheter un nouveau haut ou des chaussures quand je recevais ma paye. Maintenant que je fais attention à l’origine de mes achats, je me retrouve à faire des économies sur le shopping ! »

Pas si onéreuse que celle, l’expérience est en revanche très gourmande en temps. Quand elle fait ses courses, Sarah observe minutieusement l’étiquette de chaque produit. Une démarche qui suscite parfois la curiosité des autres clients, qui viennent la voir et croient bien faire en la conseillant sur la lecture des informations nutritionnelles. « Quand je leur explique que je m’intéresse plutôt au pays d’origine, certains sont assez interloqués, » constate l’étudiante. Elle passe également de nombreuses heures sur Internet, à chercher ce qu’elle n’a pas pu trouver en magasin. Pour l’aider dans son défi, certains sites proposent une liste de produits fabriqués en Nouvelle-Zélande. C’est ainsi qu’elle a pu trouver des produits de beauté par exemple.

Derrière l'expérience, un acte militant

Derrière l'expérience, un acte militant

Autre activité chronophage : livenzmade.blogspot.com, le blog que la jeune femme a lancé dans le cadre de son expérience. « Je suis surprise de voir à quelle vitesse la machine s’est enclenchée, » avoue-t-elle, sans cacher son enthousiasme ni lésiner sur les « awesome » en guise de ponctuation. Les commentaires affluent sur son blog, de la part d’anonymes mais aussi d’acteurs concernés par la question, qu’ils soient producteurs locaux ou militants associatifs. Les deux responsables de la campagne « Buy NZ made » viennent même de lui proposer un partenariat, qu’elle a accepté – car « on fait la même chose, éduquer les gens sur les problématiques d’économie locale ». A partir de juillet, ses publications seront donc reprises sur le site de la campagne. Côté médias, The Press lui a déjà consacré un article et la revue de développement durable Good lui a ouvert un blog sur son site.

L’étudiante ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Prochaine étape : aller à la rencontre des différentes parties (entreprises, politiques, universitaires…) pour recueillir leurs témoignages et les compiler dans un livre d’ici la fin de l’année. Sarah espère que son action fera avancer la cause du « NZ made », en laquelle elle croit beaucoup : « les entreprises locales ont besoin de soutien, pour faire face aux pris bas et aux dépenses en marketing que peuvent se permettre les grandes entreprises étrangères. Si les gens se mettent à acheter « NZ made », la Nouvelle-Zélande en général en sortira enrichie car, avec ce système, l’argent restera dans le pays. Pour l’instant, ce sont surtout des entreprises étrangères qui se remplissent les poches… »

News Zealand: revue de presse de la semaine

Sur quoi les médias néo-zélandais ont-ils fait leurs gros titres cette semaine ? Plongez dans le monde de l’info kiwi et découvrez les forces et faiblesses de ce quatrième pouvoir boiteux…

L’affaire n’a été révélée qu’en fin de semaine mais les médias en ont vite fait leurs choux gras : la Nouvelle-Zélande tient son « Bernard Madoff ». Stephen Versalko, 51 ans, vient d’être condamné à six ans de prison pour avoir détourné 17,8 millions de dollars pendant neuf ans au détriment de ses clients de la banque ASB. Soit la plus grande escroquerie jamais réalisée par un employé en Nouvelle-Zélande. Ce n’est pas tout. Parmi les différents plaisirs que Stephen Versalko s’est offert avec ce butin, 3,4 millions de dollars ont été consacrés aux services de deux prostituées. Et c’est là que les médias se sont visiblement régalés… Le principal quotidien du pays, The New Zealand Herald, a ainsi consacré l’essentiel de sa une de vendredi à l’affaire, titrant : « Du vin, des femmes et… la prison ».

Encore plus croustillant, TV3 a lancé son journal d’hier soir (18h) avec cette question : « Qu’a donc bien pu obtenir Stephen Versalko pour 3,4 millions de dollars de la part de ses prostituées ? » Pour y répondre, les journalistes du deuxième JT de Nouvelle-Zélande sont allés à la rencontre du Prostitutes’ Collective, qui a expliqué qu’il arrive que certains clients tombent amoureux de leur escort girl et se mettent à lui acheter une maison ou à lui offrir des voyages. En l’occurence, le « Madoff » néo-zélandais est parti en voyage d’affaires à Dubaï avec une de ses deux onéreuses amantes, dans l’un des hôtels les plus luxueux du monde, le Burj Al Arab.

Du côté de la (maigre) blogosphère néo-zélandaise, on a plutôt répondu à la question en sortant la calculette. Même le très bon David Farrar, auteur du blog le plus influent de Nouvelle-Zélande et proche du National Party (droite), n’a pas résisté à la tentation. Après avoir noté que « Madoff a enfin fait quelque chose de bien » (l’affaire a été découverte après qu’une des victimes ait vu un reportage sur l’escroc américain), il s’est amusé à calculer le nombre de passes possibles avec une telle somme. Il est arrivé à un total de 17 700, soit cinq passes par jour pendant dix ans – ou « deux plans à trois par jour et vous gardez la monnaie ».

Dans son édition de ce dimanche, le Herald rencontre la femme de Stephen Versalko. Vous avez dit tabloïd ?

En début de semaine, la star des médias ne s’appelait pas Stephen, mais Tomas – du nom du cyclone qui a dévasté une partie des îles Fidji lundi et mardi. D’ordinaire, l’actualité régionale et internationale est reléguée à la fin des journaux néo-zélandais. Or ici les trois plus grands quotidiens du pays, The New Zealand Herald (Auckland), The Dominion Post (Wellington) et The Press (Christchurch) ont traité de cette tempête en une, tandis que TV One (chaîne publique commerciale) et TV3 (chaîne privée) ouvraient aussi leurs JTs du soir avec des images du cyclone. Tout en sachant très bien que la NZ n’était pas menacée. Plusieurs explications à ce traitement de faveur…

La Nouvelle-Zélande entretient des liens très proches avec les pays du Pacifique, particulièrement dans la zone polynésienne – ce qui explique que le cyclone Ului, qui a touché les îles Salomon (zone mélanésienne), ait été nettement moins couvert que Tomas. Il existe en Nouvelle-Zélande une communauté fidjienne en forte croissance, forcément concernée par les événements sur place, et les Fidji sont une des destinations touristiques préférées des Néo-Zélandais – près de 500 d’entre eux s’y trouvaient au moment du cyclone. Enfin, le fait qu’il s’agisse d’une catastrophe naturelle, synonyme d’images impressionnantes et s’inscrivant dans une succession récente de tempêtes, de tsunamis et de séismes, a sans doute contribué à hisser cet événement à la une des médias.

J’en profite au passage pour vous signaler une des faiblesses des journaux néo-zélandais : la domination des groupes australiens Fairfax et ANM, qui possèdent les trois principaux quotidiens du pays (entre autres) et réalisent 91% des ventes de journaux. Les implications sont nombreuses et parfois très visibles. Ainsi, mardi, le papier de une du Dominion Post consacré aux cyclones faisait aussi la une de… The Press, avec en guise de signature « Fairfax agencies ». Idem lundi, en sens inverse, où le papier de une de The Press s’affichait à la une du Dom Post. Pas terrible en matière de pluralité des médias, surtout que la télé et la radio ne font guère mieux…

La concentration des médias en NZ, par Bill Rosenberg

La concentration des médias en NZ, par Bill Rosenberg

Une histoire d’escroquerie et de prostituées, une autre de catastrophe naturelle… les médias néo-zélandais aiment verser dans le sensationnel. D’autres exemples sont venus le confirmer à la une cette semaine, notamment en matière de crime et de fait divers. Lundi, on apprenait que le plus jeune délinquant sexuel de 2009 en NZ était âgé de 5 ans. Mardi, les témoins d’un accident de la circulation, présentés comme des « héros ayant sauvé des enfants du crash », expliquaient ce qu’ils avaient vu sur les lieux du drame. Jeudi, c’est un père poignardé lors d’un cambriolage qui racontait comment il a senti « le sang couler le long de son dos ». Bref, des histoires et surtout des titres vendeurs.

Heureusement, tout n’est pas noir, et quelques sujets plus profonds ont eu les honneurs de la une cette semaine. Je pourrais vous parler des suppressions de postes dans le secteur public, du dossier de l’Internet haut-débit dans les campagnes, du problème de la pollution des rivières, des plans gouvernementaux en matière d’exploitation minière ou encore du remplacement du Foreshore and Seabed Act. Je vais plutôt me concentrer sur « la » polémique de la semaine : l’affaire judiciaire de la base d’espionnage de Waihopai.

Les faits : en 2008, trois militants pacifistes se sont introduits sur la base néo-zélandaise de Waihopai et ont percé un dôme gonflable dissimulant un récepteur satellite. Leur action a temporairement empêché le fonctionnement de la base. La polémique : les trois militants, qui reconnaissaient les faits mais plaidaient non coupables, ont été acquittés cette semaine par le jury de la Wellington District Court. Leur stratégie de défense, déjà utilisée dans d’autres pays et connue sous le nom de « greater good defense », s’est révélée payante. En quoi consistait-elle ? Il s’agissait d’expliquer que les faits avaient été commis de bonne foi et sans avoir conscience de leur illégalité. Ainsi, les trois militants pensaient-ils bien faire, en  vertu des principes de nécessité et d’assistance à personnes en danger (en l’occurence, les populations civiles victimes des opérations militaires liées au satellite). Ou pour reprendre la métaphore de l’un des prévenus : « vous pouvez entrer dans une maison en feu pour sauver des enfants, c’est-à-dire endommager une propriété pour sauver des vies – c’est ce que nous avons fait ». Je vous laisse imaginer la polémique qui s’en est suivie, surtout qu’en Nouvelle-Zélande aussi, nul n’est censé ignorer la loi…

"Ils ont fait ça mais ils ne sont pas coupables"

Voilà pour ce tour d’horizon de l’actualité de la semaine et du monde des médias en Nouvelle-Zélande. Désolé si c’était un peu brouillon, à mi-chemin entre revue de presse et essai polémique. Au moins j’aurai tenté… J’attends vos impressions.

Anniversaire : Le Pari Kiwi souffle sa 1ère bougie !

Que faisiez-vous le 14 mars 2009, en début d’après-midi ? Moi, j’étais à la bibliothèque de Sciences Po, en train de mettre ce blog en ligne. Un an plus tard, Le Pari Kiwi est toujours là !

Ne le ratez pas : c’est son premier et dernier anniversaire ! Il y a tout juste un an naissait Le Pari Kiwi, un blog haut comme trois kiwis destiné à vous emmener au bout du monde, en Nouvelle-Zélande. Souvenez-vous, ça a commencé comme ça…

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et près d’une soixante d’articles s’est déversée sur ce blog. Vous avez pu découvrir des artistes comme Ladyhawke, Bic Runga ou The Veils, prendre des cours d’histoire sur le traité de Waitangi, Anzac Day ou les radios pirates, balbutier vos premiers mots de Maori, apprendre à préparer un repas traditionnel maori, vous passionner (ou pas) pour du cricket, savourer des publicités made in NZ… Je vous ai fait voyager à travers le pays, aussi bien en road-trip sur l’Île du Sud qu’en rando dans les montagnes ou en balade à la plage. Et je vous ai emmené dans mes bagages à Singapour, Tahiti, Nouméa, Brunei et en Thaïlande

Mais qu’avez-vous retenu de tout cela ? Vos connaissances sur la Nouvelle-Zélande se sont-elles améliorées depuis l’année dernière ? Pour tester votre science, je vous propose de jouer à un quizz fait-maison : Le Pari Kwiz (hoho!), accessible en cliquant ici. Facile ou difficile ? A vous de me le dire !

Je vous invite également à profiter de cette occasion un peu particulière pour me faire part de vos remarques, critiques, suggestions et de vos envies pour ces quatre derniers mois. La fin approche pour Le Pari Kiwi, alors autant faire en sorte que ce soit une belle mort ! Et pour ceux qui ne l’aurait pas déjà fait, n’hésitez pas à rejoindre mon groupe Facebook, avec une newsletter mensuelle à la clé…

Otago / Southland / Canterbury : cap au Sud !

Le mois dernier, juste avant la rentrée, je suis parti visiter le sud de l’Île du Sud avec mes parents. Suivez nous de Dunedin à Akaroa, en passant par Milford Sound et Mt Cook…

Nous sommes partis en avion de Christchurch pour rejoindre Dunedin, la deuxième ville de l’Île du Sud. En Nouvelle-Zélande, Dunedin est réputée pour son université – la plus ancienne du pays – et pour sa population étudiante, qui représente 20% des habitants de la ville (mais sans doute 70% de son animation). Dunedin est aussi la ville la plus écossaise de Nouvelle-Zélande. Son nom vient de « Dùn Èideann », la traduction gaélique d’Edimbourg, la capitale écossaise. Ceci dit, Dunedin reste une ville kiwie, donc pas très passionnante – surtout en période de vacances universitaires. Pour le fun, on y trouve quand même la rue la plus pentue du monde, inscrite au Guinness Book of Records, Baldwin Street. En 2001, cette rue a été le théâtre de la mort d’une étudiante qui s’était lancé dans sa descente à bord d’une poubelle.

Dunedin est la capitale de l’Otago, une région célèbre pour sa péninsule (Otago Peninsula), ses colonies d’albatros et de manchots antipodes (yellow-eyed pinguins) et ses Moeraki Boulders. Il s’agit de concrétions sphériques, lisses, libérées sur la plage par l’érosion – de véritables curiosités de la nature, expliquées dans cet article du blog Wakatrip. Si vous passez dans le coin, je vous invite à aller y faire un tour, ne serait-ce que pour explorer le potentiel photogénique de l’endroit !

Moeraki Boulders (Otago)

Nous avons ensuite traversé l’île d’est en ouest, quittant l’Otago pour le Southland, sur la State Highway 1. Une portion de cette route, reliant les villes de Clinton et de Gore, est joliment surnommée « Presidential Highway », en clin d’oeil à l’ancien président Bill Clinton et à son vice-président Al Gore. Arrivés dans le Fiordland, dans l’ouest du Southland, nous avons établi nos quartiers à Te Anau (dont je vous recommande la bakery, avec de vrais croissants !), au bord du lac éponyme. Le lendemain, destination Milford Sound…

Milford Sound est l’une des principales attractions touristiques de Nouvelle-Zélande. Situé au coeur du plus grand parc national du pays, ce fjord se parcourt en bateau ou en kayak, jusqu’à la mer de Tasmanie – voire à l’Australie pour les plus ambitieux ou les plus étourdis. Ses falaises, parmi les plus hautes du monde, sont parcourues en certains endroits par des cascades balayées par le vent et réduites en particules – magique ! La route menant à Milford Sound, en elle-même, vaut le coup d’oeil. Au coeur de la forêt vierge, chaque halte est prétexte à une découverte, comme les Mirror Lakes ou le Chasm (cf. mon album photo à la fin de l’article).

Mitre Peak (Milford Sound)

Prochaine étape, à l’intérieur des terres, pour commencer la remontée vers Christchurch : Twizel. Ce village, situé au milieu de nulle part et donc épargné de toute pollution lumineuse, bénéficie de l’un des ciels les plus purs et les plus dégagés du monde. Les amateurs d’astronomie s’y retrouvent donc régulièrement et les touristes ont la possibilité de participer à des activités sur ce thème. Je n’ai appris tout cela qu’après coup mais je me rappelle avoir été surpris par la puissance des étoiles en fermant mes rideaux le soir.

Autre particularité de la région : la couleur de l’eau des lacs et des rivières. Comme vous avez pu le constater sur ma photo de une, le bleu de l’eau est très particulier, clair et laiteux à la fois. Cette couleur s’explique par la présence de farine glaciaire dans l’eau, c’est-à-dire de particules en suspension issues des glaciers voisins. On retrouve cette particularité dans les lacs Pukaki, Tekapo et Ohau, à deux pas de Mount Cook, le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande.

Vitrail naturel (Church of the Good Shepherd, Lake Tekapo)

Enfin, avant de rentrer à Christchurch, nous sommes allés faire un tour dans la Banks Peninsula. Je ne m’étendrai pas sur la question, puisque je vous avais déjà parlé d’Akaroa, la principale ville de la péninsule, à l’occasion de son French Fest. Juste pour vous dire que l’endroit reste magnifique, même si l’herbe dans les collines est forcément moins verte en été. Et que nous avons passé le week-end dans une maison de vacances 100% kiwi (ça s’appelle un « bach » et c’est une icône de la Nouvelle-Zélande du XXe siècle), avec une vue que je vous laisse découvrir à la fin de mon album photo.

A présent, car c’est bien là l’essentiel : cliquez ici pour consulter mon album photo « Down South ». L’option diaporama est disponible, comme d’habitude, en haut à droite de la page. Bonne visite, et merci Mum & Dad pour ces vacances !

Bienvenue à Akaroa ! (Banks Peninsula)