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Interview avec Phil Goff, leader de l’opposition

Le chef du New Zealand Labour Party était aujourd’hui à la University of Canterbury. Il a accepté de répondre à mes questions, dans une interview à découvrir en vidéo…

Après neuf années au pouvoir sous l’ère Helen Clark (1999-2008), le parti travailliste néo-zélandais est aujourd’hui le principal parti d’opposition face au gouvernement conservateur de John Key (National Party). Chargé de la reconstruction du parti et de la préparation des élections de 2011, Philip Goff en est le leader depuis novembre 2008. J’ai profité de sa présence à Christchurch pour l’interroger sur son parti, sur la défaite de 2008, sur ses préoccupations du moment, sur les futures élections et sur la situation du Labour Party au Royaume-Uni… J’ai passé trois heures à sous-titrer l’interview en français, donc n’hésitez pas à en profiter en activant l’option Subtitles en haut de la vidéo. Et soyez indulgent avec mon cadrage ! ;)

Pour aller plus loin :

– La page Wikipedia de Phil Goff

– Son portrait par le New Zealand Herald en novembre 2008

– Sa réponse au Statement to the House (discours de politique générale) de John Key en février dernier :


Incroyable mais vrai : le cricket, c’est fun !

Retour sur le match NZ-Australie de ce dimanche à Christchurch – ou comment une soirée condamnée à l’ennui s’est transformée, contre toute attente, en palpitante fête sportive ! True story.

Je tiens à préciser que cet article a été rédigé en état de totale sobriété et qu’aucune substance euphorisante n’a été utilisée au cours de son élaboration. Ce qui suit est donc complètement assumé. ;)

De retour en Nouvelle-Zélande pour un second semestre loin de France, j’ai fait ma rentrée à la fac lundi dernier. Après trois mois et demi de vadrouille, c’était sympa de retrouver le campus, la sédentarité et les habitudes. Sympa aussi de retrouver les amis, pour de nouveaux jeudis soirs à la Foundry et de nouvelles sorties le week-end. Quitte parfois à se retrouver dans de drôles d’endroits… Genre un match de cricket.

Ce dimanche, nous étions une vingtaine à avoir répondu à l’appel d’un ami allemand. Notre mission : nous rendre au match de cricket opposant la Nouvelle-Zélande à l’Australie et, surtout, rester éveillé jusqu’à la fin de la rencontre. Impossible, dites-vous ? Il est vrai que le cricket, notamment en France, a mauvaise presse. Catalogué comme sport ringard, ennuyeux et incompréhensible, il est associé à des images de gentlemen anglais tout de blanc vêtus jouant des matchs pouvant durer jusqu’à cinq jours, avec une pause chaque après-midi au moment du thé.

Goscinny inspiré par le cricket ?

Il s’avère que, de son passé britannique, la Nouvelle-Zélande a hérité le cricket ; elle en a même fait son sport estival préféré. Derrière les indétrônables All Blacks et sans doute à égalité avec les longilignes Silver Ferns (netball féminin), les cricketteurs néo-zélandais (surnommés les « Black Caps ») sont parmi les sportifs les plus populaires du pays. Un coup d’oeil au merchandising Black Caps dans les magasins de sport est un bon moyen d’en avoir le coeur net. Reste à trouver la raison de cet engouement…

Nous arrivons à l’AMI Stadium vers 17h30, une demi-heure avant le début de la rencontre. Les joueurs sont à l’échauffement et le stade, fraîchement rénové pour la Coupe du monde de rugby, se remplit petit à petit. La presse du jour se montre assez pessimiste quant aux chances néo-zélandaises de l’emporter, surtout une semaine après une cuisante défaite kiwie face à ces mêmes Australiens. Youhou, voilà qui promet ! Allez, courage, dans quatre heures ce sera fini.

Batteur kiwi à l'échauffement

18h, les deux équipes font leur entrée sur le terrain. Les Black Caps battent en premiers : à eux de marquer des points en envoyant la balle le plus loin possible, pendant que les Australiens, au lancer, essayent de les éliminer en renversant le wicket (petite cible en bois protégée par le batteur) ou en rattrapant la balle au vol. La NZ commence sur un bon rythme et le public (26 148 spectateurs !) est derrière son équipe. Du fait du type de match joué (« Twenty20 », soit la version courte du cricket), la prise de risque est maximale et le spectacle au rendez-vous. Un homme va réussir à enflammer le stade : le batteur néo-zélandais Brendon McCullum, auteur d’une prestation exceptionnelle. Marquant 116 points sans se faire éliminer, il a tout simplement signé la deuxième meilleure performance de tous les temps en Twenty20 !

Dans les gradins, l’ambiance n’a rien à voir avec ce que je redoutais. Nous sommes dans la tribune non couverte, celle où visiblement tous les étudiants se sont donné rendez-vous. Oubliez donc vos préjugés, ici personne n’a apporté son service à thé mais plutôt sa collection de « can coolers ». Les Kiwis aiment se déguiser et le prouvent une nouvelle fois, habillés en Hawaïens, en pomme de terre, en GI Joe ou en pom-pom girls. Les applaudissements sont généreux et des olas sont même lancées, jusqu’à atteindre une vague parcourant plus de quatre tours de stade avant de s’éteindre. Une ambiance bien meilleure qu’au rugby !!

"We're the Hawaiians, mate!"

Après les Néo-Zélandais, qui ont marqué 214 points, c’est au tour de l’Australie de battre. Les points s’enchaînent moins rapidement, c’est moins spectaculaire, mais les Aussies se font moins éliminer et du coup restent plus longtemps sur le terrain. Au fur et à mesure que les dernières balles approchent, les spectateurs réalisent que le match va probablement se jouer à un point près. Grâce à McCullum, l’exploit est possible et l’ambiance monte d’un cran. Alors que les supporters les plus chauds me permettent d’enrichir mon vocabulaire en invectivant le joueur australien le plus proche (« Smith is a wanker, Smith is a wanker »), le public se lève pour encourager les siens. Et lorsqu’un Aussie se rate, le kop ne le rate pas : « you fucked up! you fucked up! » Grosse ambiance !

Sur la dernière balle, l’Australie a besoin de quatre points pour l’emporter – pas facile, mais possible. Sous les hurlements du public, les Black Caps arrivent in extremis à contenir les Australiens à trois points, synonymes de prolongations (fait extrêmement rare en cricket). Grâce au sang-froid de Tim Southee, l’ultime manche de ce match complètement fou est remportée par les Néo-Zélandais, qui tiennent enfin leur victoire (relatée le lendemain jusque dans les journaux pakistanais). J’ai essayé de vous résumer ça en vidéo…

Si après tous mes efforts, le cricket n’est pas remonté (un tout petit peu) dans votre estime, je m’avoue vaincu. Car mon coloc néo-zélandais m’a bien confirmé que j’avais assisté là à un match d’une rare intensité… « You don’t get much better international cricket than what people saw tonight. » Ca, ce n’est même pas mon coloc qui le dit, mais le capitaine australien ! Et le Daily Telegraph de le formuler autrement, décrivant le match comme « perhaps the most thrilling Twenty20 clash in history ».

En plus, avec un bon zoom, ce serait photogénique

Plus de vidéo : De larges extraits du match sont disponibles en vidéo avec commentaires en cliquant ici.

Anecdote : Le cricket entre la NZ et l’Australie, c’est toute une histoire – et même toute une Histoire ! Ca remonte au « 1981 Underarm bowling incident », où un joueur australien avait fait rouler la dernière balle du match par terre afin d’empêcher les Néo-Zélandais d’inscrire les 6 points dont ils avaient besoin pour obtenir le match nul. « Nasty Aussies », avait en substance répliqué le Premier Ministre kiwi.

Nouméa : Le Breton qui coiffait le Caillou

En Nouvelle-Calédonie, surnommée le « Caillou », on trouve de tout : des Kanaks, des Caldoches, des Wallisiens, des Futuniens, des Tahitiens, des Asiatiques… et  même des Bretons !

Décidément, ils sont partout. Depuis le début de mon année à l’étranger, j’en ai rencontré à Christchurch, à Auckland, à Papeete, et maintenant à Nouméa. C’est sûr, les Bretons forment l’une des diasporas françaises les plus représentées à l’étranger. Et bien souvent ils ont le don de se faire remarquer. Une nouvelle confirmation m’en a été apportée, moins de 48 heures après mon arrivée en Nouvelle-Calédonie.

Ce coup-ci, je descendais de l’auberge de jeunesse de Nouméa, où j’étais installé depuis deux jours. Nous étions le samedi 26 décembre, premier jour ouvré depuis Noël. Avant que le dimanche n’arrive, je voulais en profiter pour faire quelques courses au supermarché, m’acheter une carte SIM locale, et aller chez le coiffeur. Marchant sur le trottoir de la rue Jean Jaurès, le long de la principale place de la ville, j’ai vu ce signe, un peu vieillot : « Figaro – Coiffeur pour hommes – Barber – Au fond du couloir ». Et ces trois lettres collées dessus : « BZH ». Gast, un Breton !? L’autre côté de la pancarte a levé le doute, avec un triskell collé en lieu et place du BZH.

Le Barbier de Nouméa

N’écoutant que mon courage, je suis allé voir au fond du couloir. Le prix de la coupe étant raisonnable (2000 francs Pacifique, soit environ 18 euros), j’ai décidé de m’y risquer. Malgré un panonceau « Ouvert », la porte du salon était fermée à clé. J’ai jeté un coup d’œil par la fenêtre, la pièce était vide, seul s’échappait des vitres le son d’un vieux téléviseur émettant en noir et blanc. Il n’a pas fallu une minute pour que le maître des lieux arrive, et me fasse entrer dans son antre.

Je n’avais jamais vu un coiffeur comme lui. Il avait quatre fois mon âge, de fines lunettes, et encore quelques cheveux blancs. Il portait une blouse bleue ciel, sur laquelle était brodée son nom de scène, Figaro« le Barbier de Séville, quand même ! ». Une partie de ses instruments remontait certainement à ses débuts dans le métier, il y a de cela soixante ans. Le fauteuil, au milieu du salon, n’était pas ajustable à la taille des clients – ou du moins ne l’était plus –, si bien que j’ai dû me vautrer dedans pour que ma tête n’en dépasse pas trop.

Bienvenue en Bretagne

Joseph Querné est originaire de Brest, ou plus précisément d’Argenton, un petit port face à Ouessant. Il est arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1948, juste après la guerre, une fois son brevet de coiffure en poche. Le diplôme a été encadré avec soin et est désormais accroché aux murs du salon, à plus de 17 000 kilomètres de la ville où il a été délivré, Quimper. A l’entrée du couloir, une plaque mentionne même « coiffeur diplômé d’Etat ». Le jeune homme est venu là avec des amis, qui sont restés cinq ans avant de repartir. Lui est resté. « J’étais le seul coiffeur professionnel de l’île, se souvient-il. J’avais beaucoup de travail ! »

Il se plaît sur le Caillou, entouré du plus grand lagon du monde. Quand je lui demande où aller au cours de ce mois en Nouvelle-Calédonie, il me répond : « Partout, tout autour de l’île, sur les îlots, partout ». Il est conquis par « les récifs » et par « la beauté de la mer ». Relâchant ses ciseaux un instant, il me montre fièrement sa collection de coquillages, qu’il a lui-même pêchés au fil des ans. Tous lui évoquent un souvenir. Il aime aussi la Nouvelle-Zélande, où il s’est rendu quatre fois, notamment à Christchurch, qu’il préfère à Wellington et Auckland. Quant à l’Australie, il apprécie ses villes, uniquement.

Le charme du désuet

Le charme du désuet

« Ma Bretagne me manque », finit-il par me confier. Son dernier voyage en métropole remonte à 1992. Du coup, il a fait de son salon un petit coin de Bretagne. Il a affiché une carte du Finistère à droite de la porte d’entrée. « C’est joli, le Finistère, ces formes. C’est la tête de la France, et l’Alsace le dos, un peu courbé. » De l’autre côté de la porte, un parapluie. « Je l’ai acheté exprès noir et blanc », aux couleurs du drapeau breton. Des gwenn ha du, il y en a plusieurs dans le salon. Et des autocollants, envoyés de métropole par sa nièce. Apportant une touche plus personnelle, des photos de famille, de part et d’autre de son diplôme. A droite, lui et ses deux frères, aujourd’hui disparus. A gauche, une photo de famille, jaunie, avec des costumes traditionnels. On y voit notamment sa mère, originaire du Juch. Les quelques images et masques kanaks ne suffisent pas à donner à ces lieux un cachet calédonien. Et que dire des mélodies qui sortent de la flûte du Figaro breton…

Notre discussion se termine, et cela fait un moment que plus aucun cheveu n’est tombé. Mon barbier de Nouméa semble fier de son oeuvre, à en croire son ton de plus en plus assuré et ce petit « bravo » sorti de sa bouche en balayant. Alors que je reprends mon sac, il me demande mon identité, qu’il me faut lui épeler précisément. Et tout en écrivant, il murmure « Quimper », ma ville d’origine, qu’il ajoute sur son carnet à côté de mon nom . « J’aime bien noter le nom de mes clients », me dit-il. Combien en a-t-il chaque jour, ou chaque semaine, de clients ? Difficile à dire. Toujours est-il qu’il était « content d’avoir un petit Breton » ce matin là.

Produit en Bretagne

Bloavez mad! Bonne année à tous !

Moorea : Un week-end presque parfait

Tahiti, c’est fini, mais il me reste encore deux articles à vous proposer sur mon séjour en Polynésie. Pour commencer, montez à bord de l’Aremiti 5, direction l’île de Moorea…

A l’heure où vous lisez ce post, je me trouve déjà à Nouméa, pour la deuxième étape de mon périple pacifico-asiatique. Mon stage aux Nouvelles Calédoniennes ne commence que lundi, ce qui me laisse quelques jours pour vous narrer la suite des mes aventures polynésiennes ! Après vous avoir fait découvrir la vie à Papeete, je vous propose aujourd’hui de mettre le cap sur Moorea, l’île sœur de Tahiti, à une demi-heure en ferry de la capitale. L’effervescence de la grande ville s’estompe, et le cadre de vie devient paradisiaque…

Si vous rencontrez des difficultés à lire la vidéo, n’hésitez pas à passer en « qualité standard » ou en « qualité basse », en cliquant sur « Menu » en bas à droite de la vidéo.

Même au paradis, les loozes existent donc : pas de scoot, pas de voiture, plus de caméscope. Et au montage, une qualité vidéo médiocre. Mais bon, là n’est pas l’essentiel, car ce week-end restera un des meilleurs souvenirs de mon escale polynésienne. Difficile de ne pas déjà ressentir un peu de nostalgie en se remémorant, pèle-mêle, les couleurs du lagon à l’arrivée du ferry, le plaisir de tutoyer les gens, le charme des bus et de leurs occupants, le côté insolite des tombes dans les jardins familiaux, la saveur des fruits locaux, le vide ressenti au coucher de soleil au rythme des vaguelettes dans l’eau, l’émotion communicative des musiciens polynésiens, la force des courants me guidant à travers les récifs coralliens, la gentillesse des gérants savoyards du snack où j’ai déjeuné…

J’avais choisi Moorea pour les descriptions enthousiastes qu’on m’en avait fait, et pour son accessibilité géographique et financière : une demi-heure en ferry, pour quelques euros seulement. Je ne regrette pas ce choix, tout en ayant conscience de n’avoir rien vu du reste de la Polynésie : les îles Sous le Vent, les Tuamotus, les Gambiers, les Marquises, les Australes… Autant d’archipels aux styles de vie plus traditionnels qu’à Tahiti et Moorea, plus « authentiquement » polynésiens. Je savais de toute façon que je n’aurais ni le temps ni les moyens de m’y rendre, donc no regrets. Ni le temps, ni les moyens, à cause d’un stage aux Nouvelles de Tahiti, où j’ai vécu une plongée passionnante dans la vie politique et judiciaire de la Polynésie française…

Je vous en parlerai, dans un prochain article. Bonnes fêtes à tous !

Vidéo : J’ai testé pour vous le « hangi », repas maori

Hangi

Du bois, du fer, de la terre, des pelles, de la viande, des légumes… La recette du hangi n’est pas la plus simple, mais c’est bon de changer un peu des barquettes au micro-ondes ! ;)

Dans un commentaire laissé vendredi sur ce blog, Elise me disait attendre « avec impatience » un article sur les recettes traditionnelles néo-zélandaises. Aïe! S’il est une pratique culturelle dans laquelle les Kiwis n’excellent pas, c’est bien la cuisine. Non pas que les plats locaux soient mauvais, simplement ces fameuses « spécialités » n’existent pas vraiment ! En effet, en Nouvelle-Zélande, on mange dans des fast-foods américains, dans des fish&chips de Sa Majesté, dans des sushi-bars ou des restos asiatiques. Même constat dans les nombreux cafés du centre-ville de Christchurch : le mot d’ordre semble être « faire comme les autres », avec des vitrines proposant un assortiment de sandwichs en triangle à l’anglaise, de lasagnes italiennes, de quiches françaises ou encore de muffins US !

Encore une fois, le salut des Kiwis passe par leur héritage maori. Dans la rubrique des « plats traditionnels néo-zélandais », je pense que le hangi mérite de figurer en bonne position. Le hangi (prononcer plutôt « hangni ») est davantage qu’un plat, c’est un mode de cuisson, à l’ancienne. Dans d’autres îles du Pacifique, il répond aux doux noms de umuimulovo ou encore koua, mais le principe est le même : creuser un four dans le sol et faire cuire de la nourriture sur des roches (volcaniques si possible) ou du métal préalablement chauffés. Cette pratique n’a pas de signification particulière, qu’elle soit religieuse ou autre ; en fait, elle répond essentiellement à un souci pratique, qui est de pouvoir préparer des repas suffisamment conséquents pour les nombreux membres de chaque famille maorie.

Je vous laisse découvrir le hangi auquel j’ai participé, tout en vous invitant avant de commencer la lecture à cocher l’option « sous-titres fr », dans la partie « menu » en bas à droite de la vidéo…

Et alors, et alors, c’était bon ?? Oui ! Bon et copieux ! Comme la vidéo le laisse plus ou moins deviner, nous avions du mouton, du poulet, du boeuf, des pommes de terre et du kumara – la viande était tendre, facile à séparer des os et le tout avait une saveur fumée très agréable. Une cousine de notre prof d’histoire avait également préparé un délicieux pain maori (rewena paraoa), à base de pomme de terre : goût sucré et consistance fondante à tomber ! Niveau boisson, je m’en suis tenu à un simple thé – il faut dire que les Maoris avec qui nous avions préparé le hangi nous avaient déjà offert des canettes de whisky/coca à 9h du matin, soit disant « parce que la chaleur du feu, et toute cette fumée, ça déshydrate » !

Photos : Akaroa, l’enclave française « made in NZ »

Garde à vous ! Ce week-end se tenait le 12e « French Fest » d’Akaroa, à 80 km de Christchurch. On y dansait le cancan, un béret sur la tête, tout en surveillant une course d’escargots…

Franchement, ces Kiwis, ils sont beaux joueurs : les sujets de Sa Majesté ont beau avoir contrarié nos plans de colonisation de la Nouvelle-Zélande à Akaroa en 1840, ils restent attachés à ce moment d’histoire partagé avec les Français. Tous les ans, ils le commémorent donc, et en font même un week-end de fête : bienvenue à l’Akaroa French Fest !

Petite présentation des lieux, à l’attention de ceux qui n’auraient pas pris l’option « Géographie de la Nouvelle-Zélande » au bac : joli village de 500 âmes (dont 30% dépassant les 65 ans), Akaroa se trouve sur l’Île du Sud de la NZ, plus précisement sur la Banks Peninsula, à l’est de Christchurch. C’est une station assez prisée des touristes, qui s’y arrêtent notamment pour aller nager avec les dauphins de Nouvelle-Zélande (Hector Dolphins). L’héritage français reste présent, que ce soit dans le sang de quelques habitants ou dans le nom de certains magasins et rues. De là à entendre parler la langue de Bastareaud à chaque coin de rue…

Boum, quand votre moteur fait boum...

C’est toujours intéressant de découvrir les clichés rattachés à la France à l’étranger – qui plus est à l’autre bout du monde ! Bien que pas 100% français (stands de churros, de souvlakis, de bratwurst), le festival sonnait très cocorico, parfois à l’extrême : pour la première fois de ma vie, j’ai ainsi pu assister à une performance de French Can Can, réalisée par des employées de l’Ambassade de France à Wellington ! Les différentes échoppes proposaient également des crêpes, du far breton, du vin, du fromage de chèvre… et même des bérets.

Parmi les activités auxquelles j’ai pu assister, je commencerais par mettre en avant l’EscarGO!, une palpitante course d’escargots opposant les All Blacks aux Bleus. Disposés au centre d’une table ronde et numérotés sur la coquille, les athlètes n’avaient qu’une idée en tête : foncer vers la ligne blanche dessinée sur le bord du terrain et ainsi remporter la victoire, synonyme de gloire et de fortune. En tribunes, les jeunes sponsors de chaque sportif encourageaient leur champion – à tel point que je me demande bien qui de l’escargot ou du petit homme bavait le plus…

Vous m’excuserez, je n’étais plus là pour l’arrivée…

L’essentiel, c’est de participer, disait l’autre. Soit. Votre blogueur préféré a donc pris part à l’un des temps forts de la journée : la French Waiters Race (tadam!), aux côtés de Romain le Français et Colin l’Ecossais. Cette future discipline olympique, déjà saluée par Gérard Schivardi et Jean-Louis Borloo, consiste en se munir dans une main d’une baguette de pain et dans l’autre d’un plateau de service, sur lequel se trouvent déposés trois verres de vin – dont une flûte, histoire de compliquer les choses. Prenez une douzaine de compétiteurs venus des quatre coins du monde, et assignez leur pour mission de courir un aller-retour en gardant un peu de nectar dans chacun de leurs verres. En vidéo, ça donne ça – un joyeux bordel :

Tellement occupé à signer des autographes après cette performance à la Abebe Bikila (enfin, pieds nus quoi), je n’ai pas pu me renseigner en détails sur toutes les autres animations du week-end. Je sais juste que :

  • le vendredi soir, l’Ambassadeur de France, Michel Legras, avait participé à une cérémonie de lever de drapeau
  • un cooking show avait eu lieu ce samedi à midi
  • le « French Cricket », ça existe, d’où le French Cricket Tournament
  • le HMNZS Pukaki et le HMNZS Taupo, deux bâtiments de la flotte de guerre néo-zélandaise, étaient ouverts au public pendant le week-end, dans la French Bay
  • une reconstitution de l’arrivée des colons losers français était organisée dans l’après-midi, suivie d’une parade.

Voici l’arrivée de la parade, emmenée par la fanfare de l’armée néo-zélandaise. In the navy…

→ Pour voir mon album photo du festival (bérets, Gwenn ha du et French Can Can inside), vous connaissez la chanson : cliquez ici !

Photos : Trois albums pour le prix d’un…

Le Paris kiwi

Malgré l’hiver, la météo a été clémente ces derniers jours à Christchurch. J’en ai profité pour sortir faire quelques photos, en ville, dans les montagnes et sur mon campus… Enjoy!

Forte de ses 370 000 habitants, Christchurch est la deuxième ville néo-zélandaise – derrière Auckland – et la première de l’île du Sud. Surnommée The Garden City, elle a été construite selon un plan géométrique, « à l’américaine » : quatre grandes avenues (Bealey Ave, Fitzgerald Ave, Moorhouse Ave et Rolleston Ave) en délimitent le centre, au coeur duquel se situe Cathedral Square. Sans grande originalité, c’est cette place importante de Christchurch que je vous propose de découvrir maintenant, en cliquant ici

Joueur de flûte celtique, sur Cathedral Square

Joueur de flûte celtique, sur Cathedral Square

Depuis la tour de la cathédrale, il est possible d’apercevoir les collines environnant Christchurch. Les apercevoir, c’est bien, mais y aller, c’est mieux ! C’est donc ce que nous avons fait vendredi dernier, en prenant la Gondola, une sorte de téléphérique qui vous emmène à 500 mètres au-dessus de la ville. Le reste en images, en cliquant ici… (Avis aux futurs visiteurs : avec une bonne paire de chaussures, vous pourrez monter et descendre par vos propres moyens, et ainsi économiser 22 dollars NZ !)

100% New Zealand

100% New Zealand

Pour finir, je vous propose de déambuler sur le campus de la University of Canterbury, en consultant mon album dédié.  L’essentiel des photos que j’y ai mis pour l’instant a été pris dans les Ilam Gardens, qui relient mon appartement aux bâtiments de cours ; à vrai dire, c’est sans doute ce que le campus a de plus beau à offrir ! Bien que ce soit l’hiver ici, les jardins sont étonnament verts, la végétation est dense, les canards se portent bien, ce qui me laisse rêveur quant à la beauté de ces lieux en été… Assurément, cela me change de la rue Saint-Guillaume à Paris !

Feu d'artifice sur le campus

Feu d'artifice sur le campus

N’hésitez pas à surveiller mes albums photos de temps en temps, j’essayerai d’y ajouter de nouvelles images au fur et à mesure… N’hésitez pas non plus à regarder la vidéo ci-dessous, tournée dans les Ilam Gardens ; c’est sans doute la première et dernière fois que je réalise un documentaire animalier ! ;)