Archives de Catégorie: Balades

Voir Wellington et puis partir…

A moins d’une semaine de mon départ de la Nouvelle-Zélande, je n’avais pas encore visité la capitale Wellington. Trois jours de vacances m’ont permis de remettre les pendules à l’heure…

A mon arrivée en juillet 2009, j’avais « osé » écrire sur ce blog que « Christchurch est la deuxième ville de Nouvelle-Zélande ».  N’écoutant que son courage, un ami-lecteur de Wellington (le dénommé Yoyote) m’avait laissé un commentaire pour s’insurger et défendre sa cité d’adoption : « c’est la capitale que diable » ! Le débat était lancé : qui de Chch ou Welli mérite la place de deuxième ville de NZ, derrière l’incontournable Auckland ? En termes de population, je lui avais répondu que la palme revenait de justesse à l’aire urbaine de Christchurch, avec 382 200 habitants, contre 381 900 à Wellington. Un peu léger, surtout au vu de la densité de population supérieure de la capitale. Quid alors de l’animation de la ville, de son intérêt culturel, de son prestige politique, de sa vie économique ? Je suis allé chercher la réponse sur le terrain cette semaine !

Arrivée mardi en début d’après-midi, après 45 minutes de survol des côtes néo-zélandaises et du détroit de Cook. Le ciel est gris comme à Christchurch mais « windy Wellington » est à la hauteur de sa réputation : le vent souffle fort, très fort. Entre l’aéroport et le centre-ville, le bus longe la baie, qui me rappelle Dunedin. Les maisons ne se distinguent pas par leur modernité, mais donnent un charme « retro » au quartier de Mount Victoria (et ce n’est pas souvent que je trouve du charme dans une ville néo-zélandaise!). Après un ravitaillement à Burger Fuel, la chaîne de fast-food « gourmet » de NZ, mes deux amis et moi trouvons une auberge de jeunesse en plein centre-ville, en face du City Council. La visite proprement dite peut enfin commencer.

Les bâtiments du Parlement (dont la Beehive, à gauche)

Puisque le temps reste pluvieux, nous privilégions une activité d’intérieur : le Parlement. Les députés ne siègeant pas cette semaine, nous devons nous contenter d’une simple visite guidée. Loin d’atteindre l’excitation d’une séance plénière, l’exploration du Parlement n’en est pas moins instructive. Le bâtiment est composé de trois parties distinctes, reliées par des couloirs : la Beehive (la ruche), construite dans les années 70 et occupé principalement par le gouvernement ; le bâtiment principal, en pierre grise, abritant la chambre des représentants et l’ancienne chambre haute ; et enfin la bibliothèque du Parlement, que l’on croirait presque inspirée du Château de la Belle au bois dormant. Le contraste des styles est intéressant, tout comme les anecdotes sur la vie politique locale. Nous avons même la chance d’apercevoir le premier ministre John Key, à sa sortie d’une réunion.

Le lendemain, bonne surprise au réveil : ciel bleu ! Nous commençons par partir à la découverte des quais, au milieu des joggeurs. La promenade n’est pas aussi majestueuse qu’à Sydney mais n’est pas désagréable. Des oeuvres d’art y sont exposées, notamment sur un pont à proximité de la City Gallery, où Para Matchitt a livré un travail me rappelant les installations de Takis à La Défense. Toujours sous le soleil (et le vent), nous retournons prendre quelques photos au Parlement. Pour pimenter le début d’après-midi, un agent de sécurité remarque une valise abandonnée sur un banc en face du bâtiment principal. Des renforts arrivent un à un, sans grande conviction, se contentant juste d’empêcher les passants de s’approcher du banc. Alors que nous nous attendons depuis près d’une heure à voir débarquer une équipe de démineurs sur-entraînés, c’est finalement le propriétaire de la valise qui fait son apparition… et vient tranquillement récupérer son bien ! No worries, vous êtes en Nouvelle-Zélande…

Les oeuvres maories de Para Matchitt

Pour finir la journée, nous montons dans le cable car (le funiculaire local) afin d’observer Wellington depuis les hauteurs. C’est aussi l’occasion de se promener dans les jardins botaniques, plus sauvages et escarpés que ceux de Christchurch. La nuit tombant, retour au centre-ville pour une petite session shopping. Toutes proportions gardées, Wellington me fait alors penser à Londres en hiver, grâce à son plan moins géométrique que Christchurch ou Auckland, et avec Kirkcaldie & Stains en guise de mini-Harrods sur Lambton Quay. Le soir, après un sympathique échauffement dans le bar de notre auberge et dans un PMU local, nous nous rendons au Backbencher Pub, pour assister à l’émission politique de TVNZ 7, Back Benches. L’émission est disponible à cette adresse : http://tvnz.co.nz/back-benches/s2010-e17-video-3582772.

Enfin, mercredi, direction Te Papa, le musée national de la Nouvelle-Zélande. Ses collections touchent aussi bien à l’art, à la science, à l’histoire et aux cultures du Pacifique, offrant une visite distrayante et adaptée à tous les publics. Profitant de l’ouverture du Matariki Festival célébrant le Nouvel An maori, nous avons pu assister à un concert gratuit organisé dans le musée en présence de sept chanteuses maories. De très belles voix pour conclure notre séjour dans la capitale ! Alors, Wellington, deuxième ville de la Nouvelle-Zélande ? Sans doute. Et certainement ma préférée !

Concert au marae de Te Papa

Photos : Mon album Flickr est disponible en mode galerie en cliquant ici et en mode diaporama en cliquant là.

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Visite en Australie, ce petit îlot à l’ouest de la NZ

Tiens, des vacances, ça faisait longtemps ! Profitant de cet énième break universitaire, j’ai traversé la mer de Tasmanie pour un road-trip à quatre entre Sydney et Melbourne… Boing !

JOURS 1 ET 2 : SYDNEY

Parce que de ce côté du globe, on n’a pas peur des volcans islandais, les vols Christchurch-Sydney n’ont connu aucune perturbation la semaine dernière. J’ai donc pu passer trois heures et demi contorsionné à bord d’un vol de la compagnie low-cost Jetstar, avec trois amis de fac. Arrivés en fin d’après-midi dans la plus grande ville d’Océanie, nous avons pris un taxi direction le centre-ville, où des amis avaient gentiment accepté de nous héberger. J’ai tout de suite aimé Sydney. C’est une ville imposante (surtout quand on vient de Nouvelle-Zélande !), dominée par de nombreux buildings. C’est aussi une ville de caractère, qui contrairement à Auckland a laissé une place de choix à ses bâtiments du XIXe siècle. Il y a de la vie et du charme dans Sydney, avec des petits airs new-yorkais.

Le principal atout de Sydney réside selon moi dans sa localisation de bord de mer. C’est à cela que la ville doit son succès et sa célébrité. Quel régal ce fut le premier soir de se promener sur Circular Quay, entre le Sydney Harbour Bridge et la Sydney Opera House, entre les gratte-ciel et les bateaux ! Les amoureux s’y asseoient face à la baie, les touristes s’y prennent en photo, les hommes d’affaires y dînent. Il y a un petit côté bling bling dans cet endroit, mais sans trop d’arrogance. L’argent est visible sur les terrasses, mais la no worries attitude australienne est toujours là.

La femme au chapeau (Bondi Beach, Sydney)

En Australie, qui dit bord de mer dit plage, et qui dit plage dit Bondi Beach, le célèbre spot de surf de Sydney. Nous y sommes allés le lendemain matin, et nous n’avons pas été déçus ! Ambiance vacances, grand soleil, surfeurs en action, eau agréable, sable ultra-fin, beaucoup d’espace… Bondi Beach, c’est un peu le Santa Monica de l’hémisphère Sud ; l’équivalent de la série Alerte à Malibu s’y déroule d’ailleurs, sous le nom de Bondi Rescue (avec Pamela en moins et une dimension documentaire en plus). L’après-midi, nous avons embarqué pour une croisière d’un peu plus d’une heure dans Sydney Harbour, l’occasion de voir cette baie et ses monuments sous un autre angle. Joli spectacle, dont quelques photos témoignent sur mon album photo du voyage. Le soir, barbecue et apéro sur le toit de la résidence étudiante, et descente dans le pub voisin pour profiter de Sydney jusqu’au bout !

JOURS 3 ET 4 : PRINCES HIGHWAY

Et le road-trip commence ! Après avoir trouvé un deal d’enfer auprès de l’agence Thrifty Car Rental ($220 AUS, soit 153€ pour cinq jours), nous avons mis le cap au sud en début d’après-midi pour nous rapprocher de Melbourne en longeant la côte. Près de 500 km pour cette première journée de route, avec quelques arrêts du côté de Jervis Bay, réputée pour son sable le plus blanc au monde – c’est le Guinness Book qui le dit, mais c’était moyennement convaincant par temps gris… La nuit tombée, nous nous sommes arrêtés pour faire du camping sauvage sur une aire de repos à Quaama. Dîner aux chandelles (ou plutôt pâtes/sauce tomate/fromage à la lueur des lampes de front) et au dodo, deux dans la tente, deux dans la voiture, à la bonne franquette.

Sur les hauteurs de Lakes Entrance

Réveillés au son des (pas forcément mélodieux) chants des oiseaux locaux, nous sommes repartis on the road again pour notre plus grosse journée des vacances : 800 km sur la même route que la veille, la Princes Highway. Les enceintes de la radio ont alterné le bon et le moins bon, les panneaux de kangourous ont continué à défiler mais les marsupiaux n’ont pas daigné se manifester. Escale dans le joli village de Lakes Entrance pour le déjeuner. Je savais que le coût de la vie était plus élevé en Australie qu’en Nouvelle-Zélande, mais c’était particulièrement flagrant ici : $6 AUS le fish’n’chips, soit 4,20€, soit deux fois plus cher qu’en NZ !  Nous avons traversé Melbourne de nuit et continué vers l’ouest, jusqu’à Anglesea, au début de la Great Ocean Road. C’est là qu’il s’est enfin montré, majestueux, haut d’environ 1,50 m, debout dans un terrain vague entre deux maisons : notre premier kangourou du séjour ! :)

JOURS 5 ET 6 : GREAT OCEAN ROAD + GRAMPIANS NATIONAL PARK

Autant les paysages traversés lors des deux premiers jours de route n’avaient rien d’enthousiasmant, autant la suite s’est révélée riche en jolis points de vue. Ca tombe bien, c’est pour cela que nous avions choisi de venir sur la Great Ocean Road, cette portion de 250 km de route côtière située entre Melbourne et Adelaïde. Egalement surnommée Surfcoast Highway, elle attire de nombreux touristes grâce à ses plages au pied des collines et surtout à ses nombreux lookouts géologiques (London Bridge, Twelve Apostles…). Sa verdure et ses routes en épingle ne sont pas sans rappeler la Nouvelle-Zélande – une différence notable toutefois, la présence de koalas sauvages dans des arbres au bord de la route !

Notre journée s’est terminée un peu comme la veille, sous le signe du kangourou. Alors que nous roulions de nuit à la recherche d’un spot de camping, lancés à environ 80 km/h, un kangourou kamikaze a décidé de traverser la route juste devant nous ! Gros frisson dans la voiture, j’ai dû freiner en urgence, donner un grand coup de volant à gauche pour éviter l’animal puis un autre à droite pour rester sur la chaussée. Nous avons entendu un choc mais vu mon coup de volant je pense que la voiture n’a heurté que la queue du kangourou, qui a dû s’en sortir avec un gros bleu. Quant à nous, plus de peur que de mal, mais il nous a fallu quelques secondes pour nous remettre de nos émotions et reprendre la route… Sacré souvenir !

Coucher de soleil sur les "Twelve Apostles" de Port Campbell

Après un nouveau plat de pâtes/sauce tomate/fromage et une nuit à Peterborough, nous avons continué un peu à l’ouest avant de remonter vers le nord, pour atteindre le Grampians National Park. Situé sur la chaîne des monts Grampians, ce parc est le lieu de vie de nombreux kangourous mais aussi d’échidnés, oppossums et koalas. Halls Gap, la principale ville du parc, est le point de départ vers les sommets et vers de très jolis points de vue sur la vallée, dont les périlleux « Balconies » (voir mon album). La nuit tombant, nous avons repris la route pour commencer à nous rapprocher de Melbourne, installant notre campement sur une aire de repos à Cathcart.

JOURS 7, 8 ET 9 : MELBOURNE

Après une escale dans la « vieille » ville de Ballarat (qui connut son heure de gloire à l’époque de la ruée vers l’or), nous sommes enfin arrivés à Melbourne, dernière étape de notre séjour. A nouveau logés chez des amis, nous avons eu un peu plus de 48h pour découvrir la seconde ville d’Australie, éternelle rivale de Sydney. Malgré une population équivalente (4,5 millions d’habitants pour Sydney et 4 millions pour Melbourne), les deux cities me sont apparues très différentes. Le CBD de Melbourne est moins impressionnant que celui de Sydney. Les bâtiments y sont moins hauts et plus dispersés, avec un air plus provincial (comme c’est le cas de Christchurch par rapport à Auckland). Pour autant, l’ancienne première ville du pays (qui fut même la ville la plus riche du monde dans les années 1880 grâce à son or) trouve son charme ailleurs, dans son côté plus « indie ».

Flinders Street, Melbourne

Melbourne abrite des musées de très haut niveau. Le Melbourne Museum propose notamment deux formidables sections sur les populations aborigènes et sur l’histoire de la ville, tandis que le Australian Center for the Moving Image, situé dans les bâtiments futuristes de Federation Square, propose une plongée ludique et historique dans le monde du jeu vidéo, du cinéma et de la télévision. La visite de l’Old Melbourne Gaol, l’ancienne prison de Melbourne, est également un must-do, comprenant une insolite simulation de garde à vue dans les anciens locaux de la police.

Renforçant ce côté indie, des petites ruelles grouillent de commerces tandis que d’autres sont le terrain de jeu de talentueux graffeurs. Un tramway et des kiosques à journaux donnent des airs assez européens au centre-ville, une impression que l’on retrouve aussi dans le quartier de la plage de Saint Kilda, qui regorge de petits bars et de pâtisseries alléchantes. Loin du cliché de Bondi Beach, la mer y est plate et plutôt occupée par des méduses que par des surfeurs. Des pingouins sont visibles le soir au bout de la jetée, avec une jolie vue sur le CBD. It was nice to see you, Melbie.

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→ Ainsi s’est achevé ce voyage sur la côte sud-est de l’Australie. Nous n’aurons vu qu’une petite partie de cet immense pays, qui propose des paysages complètement différents dans l’ouest, le centre, le nord et même sur la Gold Coast à l’est. Un grand merci à Nasser, Elodie, Benoît et Ben pour nous avoir hébérgés à Sydney et à Melbourne et pour nous avoir si bien fait découvrir leurs villes adoptives !

→Mon album photo, composé de 69 images, est disponible en mode galerie en cliquant ici et en mode diaporama en cliquant là.

→Pour en savoir plus, je vous invite à vous plonger dans l’excellente blogosphère des étudiants de Sciences Po en Australie, probablement la meilleure de la promo (voir mes liens dans la colonne de droite). Mentions spéciales à Florian (Sydney) pour son blog aussi drôle qu’instructif, à Guillaume (Sydney) pour ses posts quotidiens et ses récits autour du monde et à Monelle (Brisbane) pour sa plume et sa capacité à entraîner le lecteur dans ses voyages…

Otago / Southland / Canterbury : cap au Sud !

Le mois dernier, juste avant la rentrée, je suis parti visiter le sud de l’Île du Sud avec mes parents. Suivez nous de Dunedin à Akaroa, en passant par Milford Sound et Mt Cook…

Nous sommes partis en avion de Christchurch pour rejoindre Dunedin, la deuxième ville de l’Île du Sud. En Nouvelle-Zélande, Dunedin est réputée pour son université – la plus ancienne du pays – et pour sa population étudiante, qui représente 20% des habitants de la ville (mais sans doute 70% de son animation). Dunedin est aussi la ville la plus écossaise de Nouvelle-Zélande. Son nom vient de « Dùn Èideann », la traduction gaélique d’Edimbourg, la capitale écossaise. Ceci dit, Dunedin reste une ville kiwie, donc pas très passionnante – surtout en période de vacances universitaires. Pour le fun, on y trouve quand même la rue la plus pentue du monde, inscrite au Guinness Book of Records, Baldwin Street. En 2001, cette rue a été le théâtre de la mort d’une étudiante qui s’était lancé dans sa descente à bord d’une poubelle.

Dunedin est la capitale de l’Otago, une région célèbre pour sa péninsule (Otago Peninsula), ses colonies d’albatros et de manchots antipodes (yellow-eyed pinguins) et ses Moeraki Boulders. Il s’agit de concrétions sphériques, lisses, libérées sur la plage par l’érosion – de véritables curiosités de la nature, expliquées dans cet article du blog Wakatrip. Si vous passez dans le coin, je vous invite à aller y faire un tour, ne serait-ce que pour explorer le potentiel photogénique de l’endroit !

Moeraki Boulders (Otago)

Nous avons ensuite traversé l’île d’est en ouest, quittant l’Otago pour le Southland, sur la State Highway 1. Une portion de cette route, reliant les villes de Clinton et de Gore, est joliment surnommée « Presidential Highway », en clin d’oeil à l’ancien président Bill Clinton et à son vice-président Al Gore. Arrivés dans le Fiordland, dans l’ouest du Southland, nous avons établi nos quartiers à Te Anau (dont je vous recommande la bakery, avec de vrais croissants !), au bord du lac éponyme. Le lendemain, destination Milford Sound…

Milford Sound est l’une des principales attractions touristiques de Nouvelle-Zélande. Situé au coeur du plus grand parc national du pays, ce fjord se parcourt en bateau ou en kayak, jusqu’à la mer de Tasmanie – voire à l’Australie pour les plus ambitieux ou les plus étourdis. Ses falaises, parmi les plus hautes du monde, sont parcourues en certains endroits par des cascades balayées par le vent et réduites en particules – magique ! La route menant à Milford Sound, en elle-même, vaut le coup d’oeil. Au coeur de la forêt vierge, chaque halte est prétexte à une découverte, comme les Mirror Lakes ou le Chasm (cf. mon album photo à la fin de l’article).

Mitre Peak (Milford Sound)

Prochaine étape, à l’intérieur des terres, pour commencer la remontée vers Christchurch : Twizel. Ce village, situé au milieu de nulle part et donc épargné de toute pollution lumineuse, bénéficie de l’un des ciels les plus purs et les plus dégagés du monde. Les amateurs d’astronomie s’y retrouvent donc régulièrement et les touristes ont la possibilité de participer à des activités sur ce thème. Je n’ai appris tout cela qu’après coup mais je me rappelle avoir été surpris par la puissance des étoiles en fermant mes rideaux le soir.

Autre particularité de la région : la couleur de l’eau des lacs et des rivières. Comme vous avez pu le constater sur ma photo de une, le bleu de l’eau est très particulier, clair et laiteux à la fois. Cette couleur s’explique par la présence de farine glaciaire dans l’eau, c’est-à-dire de particules en suspension issues des glaciers voisins. On retrouve cette particularité dans les lacs Pukaki, Tekapo et Ohau, à deux pas de Mount Cook, le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande.

Vitrail naturel (Church of the Good Shepherd, Lake Tekapo)

Enfin, avant de rentrer à Christchurch, nous sommes allés faire un tour dans la Banks Peninsula. Je ne m’étendrai pas sur la question, puisque je vous avais déjà parlé d’Akaroa, la principale ville de la péninsule, à l’occasion de son French Fest. Juste pour vous dire que l’endroit reste magnifique, même si l’herbe dans les collines est forcément moins verte en été. Et que nous avons passé le week-end dans une maison de vacances 100% kiwi (ça s’appelle un « bach » et c’est une icône de la Nouvelle-Zélande du XXe siècle), avec une vue que je vous laisse découvrir à la fin de mon album photo.

A présent, car c’est bien là l’essentiel : cliquez ici pour consulter mon album photo « Down South ». L’option diaporama est disponible, comme d’habitude, en haut à droite de la page. Bonne visite, et merci Mum & Dad pour ces vacances !

Bienvenue à Akaroa ! (Banks Peninsula)

Moorea : Un week-end presque parfait

Tahiti, c’est fini, mais il me reste encore deux articles à vous proposer sur mon séjour en Polynésie. Pour commencer, montez à bord de l’Aremiti 5, direction l’île de Moorea…

A l’heure où vous lisez ce post, je me trouve déjà à Nouméa, pour la deuxième étape de mon périple pacifico-asiatique. Mon stage aux Nouvelles Calédoniennes ne commence que lundi, ce qui me laisse quelques jours pour vous narrer la suite des mes aventures polynésiennes ! Après vous avoir fait découvrir la vie à Papeete, je vous propose aujourd’hui de mettre le cap sur Moorea, l’île sœur de Tahiti, à une demi-heure en ferry de la capitale. L’effervescence de la grande ville s’estompe, et le cadre de vie devient paradisiaque…

Si vous rencontrez des difficultés à lire la vidéo, n’hésitez pas à passer en « qualité standard » ou en « qualité basse », en cliquant sur « Menu » en bas à droite de la vidéo.

Même au paradis, les loozes existent donc : pas de scoot, pas de voiture, plus de caméscope. Et au montage, une qualité vidéo médiocre. Mais bon, là n’est pas l’essentiel, car ce week-end restera un des meilleurs souvenirs de mon escale polynésienne. Difficile de ne pas déjà ressentir un peu de nostalgie en se remémorant, pèle-mêle, les couleurs du lagon à l’arrivée du ferry, le plaisir de tutoyer les gens, le charme des bus et de leurs occupants, le côté insolite des tombes dans les jardins familiaux, la saveur des fruits locaux, le vide ressenti au coucher de soleil au rythme des vaguelettes dans l’eau, l’émotion communicative des musiciens polynésiens, la force des courants me guidant à travers les récifs coralliens, la gentillesse des gérants savoyards du snack où j’ai déjeuné…

J’avais choisi Moorea pour les descriptions enthousiastes qu’on m’en avait fait, et pour son accessibilité géographique et financière : une demi-heure en ferry, pour quelques euros seulement. Je ne regrette pas ce choix, tout en ayant conscience de n’avoir rien vu du reste de la Polynésie : les îles Sous le Vent, les Tuamotus, les Gambiers, les Marquises, les Australes… Autant d’archipels aux styles de vie plus traditionnels qu’à Tahiti et Moorea, plus « authentiquement » polynésiens. Je savais de toute façon que je n’aurais ni le temps ni les moyens de m’y rendre, donc no regrets. Ni le temps, ni les moyens, à cause d’un stage aux Nouvelles de Tahiti, où j’ai vécu une plongée passionnante dans la vie politique et judiciaire de la Polynésie française…

Je vous en parlerai, dans un prochain article. Bonnes fêtes à tous !

Auckland : circulez, il n’y a (presque) rien à voir

Je viens de passer quelques jours à Auckland. Présentation subjective et non exhaustive de la « ville-monstre » néo-zélandaise, où vit plus d’un quart de la population du pays…

La première chose que l’on remarque à Auckland, c’est son relief. Alors que Christchurch a été construite sur un marais, Auckland repose sur un sol particulièrement volcanique, obligeant ses habitants à composer avec de très nombreuses montées et descentes. La rue principale du centre-ville, Queen Street, n’y échappe pas, plongeant sur 1,5 kilomètres du sud vers le nord pour finalement déboucher sur l’Auckland Harbour. Difficile donc pour le piéton – et encore plus pour le Parikiwiste chargé comme une mule – de passer à côté de quelques bouffées de chaleur, surtout sous l’effet du climat subtropical d’Auckland, plus chaud et humide que le climat tempéré de Christchurch.

Pour être franc, Auckland ne m’a pas réconcilié avec les villes néo-zélandaises. La « cité des voiles » est le cœur économique de la Nouvelle-Zélande, accueillant les sièges des plus grandes entreprises néo-zélandaises et les bureaux des principales firmes mondiales. Les buildings sont nombreux dans le centre-ville, au milieu des quelques bâtiments « historiques » restants comme le Ferry Terminal. Vous l’aurez compris, Auckland n’a pas son Issy-les-Moulineaux ou sa Défense, ce qui peut conduire à quelques surprises urbanistiques : une autoroute passe à quelques longueurs de Queen Street et, encore plus choquant, le joli Symonds Street Cemetery, où repose notamment William Hobson, père du traité de Waitangi, est désormais défiguré par un pont à deux fois deux voies, qui le coupe en deux et condamne certaines tombes à se trouver coincées entre deux poteaux de béton !

Dormir sous les ponts, à jamais

Les prix à Auckland ont tendance à dépasser ceux de la province, notamment dans le quartier de Parnell où étaient logés les étudiants de Sciences Po avec qui je suis resté. Loin du « one fish, one chip’ » à $4 du Captain Ben’s à Christchurch, je me suis retrouvé à débourser $10,30 pour un fish&chips sur Parnell Road, certes supérieur en qualité mais inférieur en quantité. La vie chère aucklandaise se retrouve aussi au niveau de l’immobilier, ne serait-ce que dans les résidentes étudiantes où le rapport qualité/prix m’est apparu moins bon qu’à Christchurch.

Mais je ne voudrais pas diaboliser Auckland, car j’y ai quand même passé de bons moments. J’ai apprécié :

  • me balader dans les parcs de la ville, que ce soit l’Albert Park en plein centre, l’Auckland Domain entre Parnell et l’Université, ou encore Mount Eden qui offre de splendides vues sur Auckland et le North Shore
  • visiter l’Auckland Museum, avec ses sections consacrées aux peuples du Pacifique
  • revoir The Veils en concert, avec grand plaisir
  • finir ma soirée au bar Cassette avec un shot d’absinthe, à la santé de Baudelaire et Verlaine (pratique tout à fait légale chez les Kiwis)
  • boire de la bière bio assis sur les vieux sièges de bus de The Wine Cellar, un petit bar planqué dans une des galleries de K-Road, à l’abri des touristes et même de la plupart des locaux…

Le saviez vous ? Il existe un équivalent de la rivalité Paris/Province en Nouvelle-Zélande : Auckland/Province. Ce qui vaut aux Aucklandais le surnom de « Jafas » : Just Another Fucking Aucklander !

En bref : Je suis bien arrivé à Tahiti, et je vous promets de vous raconter mes premiers pas à Papeete dès que possible. Difficile de vous dire quand, tant je suis pris par mon stage, qui a débuté en même temps qu’une nouvelle crise politique en Polynésie française. Du coup, en attendant, si vous voulez de l’exotisme, n’hésite pas à suivre le blog de Guillaume Bruneau, un camarade de Sciences Po qui vient de se lancer dans un tour du monde avec une autre « sciencepiste » Manon Aubry. Ils viennent tout juste de terminer leur étape néo-zélandaise, et le hasard a fait que nous sommes même rencontrés à l’aéroport d’Auckland le jour de mon départ pour Tahiti. Ils s’apprêtaient alors à s’envoler pour l’Inde…

Photos : Christchurch et ses « botanical gardens »

Une récompense à celui qui trouve le nom de cette fleur !
Cette semaine, un post sans prétention, pour meubler ce blog : c’est mignon, c’est léger, c’est les jardins botaniques de Chch. Rassurez-vous, bientôt le retour des posts intéressants – si, si ! ;)

Malgré tout le respect que je dois aux jardins botaniques de Christchurch, je tiens d’avance à m’excuser pour la piètre valeur informative de mon billet cette semaine. Amis des plantes et de la nature, vous y trouverez peut-être votre bonheur, ce qui ne serait déjà pas si mal. Quant aux autres, je vous dois quelques explications… Le second semestre à la University of Canterbury touche à sa fin :  mon dernier cours a eu lieu le 15 octobre, et je suis depuis en study break, c’est-à-dire sensé préparer mes examens qui auront lieu du 2 au 9 novembre. Même si je ne me suis pas encore plongé dans ces révisions, ce ne sont pas les occupations qui manquent !

En effet, qui dit examens de fin d’année dit vacances d’été. Et qui dit vacances d’été dit, en NZ, trois mois et demi de liberté ! Sweet as! Maintenant, c’est bien beau la liberté, encore faut-il en faire quelque chose… J’ai donc passé une bonne partie de ces dernières semaines à organiser (un minimum) ces vacances. Je vous présenterai sans doute mes projets en détails dans un prochain article, mais je peux d’ores et déjà vous annoncer que Le Pari Kiwi ne va pas tourner en rond sur sa petite île lors des prochains mois : Auckland, Tahiti, la Nouvelle-Calédonie, l’Australie ou encore la Thaïlande figurent parmi les destinations actuellement à l’étude, et au moins trois d’entre elles sont confirmées. Mes économies accumulées ces dernières années vont y passer, mais c’est pour la bonne cause, et je vais tout faire pour partager un maximum de ces aventures avec vous ! A suivre donc…

En attendant, promenons-nous dans les bois ! Fondés en 1863, les jardins botaniques de Christchurch s’étendent aujourd’hui sur 21 hectares, juste à côté du massif Hagley Park (164 hectares), et sont traversés par la rivière locale, l’Avon. Avec leurs diverses collections néo-zélandaises et étrangères (dont plus de 250 variétés de roses), les jardins sont une des principales attractions de la ville, idéale pour une balade du dimanche lorsque le soleil pointe le bout de son nez. Je m’y suis rendu deux fois cette semaine, j’espère en avoir tiré quelques clichés dignes d’intérêt… A vous de juger !

Photos : Akaroa, l’enclave française « made in NZ »

Garde à vous ! Ce week-end se tenait le 12e « French Fest » d’Akaroa, à 80 km de Christchurch. On y dansait le cancan, un béret sur la tête, tout en surveillant une course d’escargots…

Franchement, ces Kiwis, ils sont beaux joueurs : les sujets de Sa Majesté ont beau avoir contrarié nos plans de colonisation de la Nouvelle-Zélande à Akaroa en 1840, ils restent attachés à ce moment d’histoire partagé avec les Français. Tous les ans, ils le commémorent donc, et en font même un week-end de fête : bienvenue à l’Akaroa French Fest !

Petite présentation des lieux, à l’attention de ceux qui n’auraient pas pris l’option « Géographie de la Nouvelle-Zélande » au bac : joli village de 500 âmes (dont 30% dépassant les 65 ans), Akaroa se trouve sur l’Île du Sud de la NZ, plus précisement sur la Banks Peninsula, à l’est de Christchurch. C’est une station assez prisée des touristes, qui s’y arrêtent notamment pour aller nager avec les dauphins de Nouvelle-Zélande (Hector Dolphins). L’héritage français reste présent, que ce soit dans le sang de quelques habitants ou dans le nom de certains magasins et rues. De là à entendre parler la langue de Bastareaud à chaque coin de rue…

Boum, quand votre moteur fait boum...

C’est toujours intéressant de découvrir les clichés rattachés à la France à l’étranger – qui plus est à l’autre bout du monde ! Bien que pas 100% français (stands de churros, de souvlakis, de bratwurst), le festival sonnait très cocorico, parfois à l’extrême : pour la première fois de ma vie, j’ai ainsi pu assister à une performance de French Can Can, réalisée par des employées de l’Ambassade de France à Wellington ! Les différentes échoppes proposaient également des crêpes, du far breton, du vin, du fromage de chèvre… et même des bérets.

Parmi les activités auxquelles j’ai pu assister, je commencerais par mettre en avant l’EscarGO!, une palpitante course d’escargots opposant les All Blacks aux Bleus. Disposés au centre d’une table ronde et numérotés sur la coquille, les athlètes n’avaient qu’une idée en tête : foncer vers la ligne blanche dessinée sur le bord du terrain et ainsi remporter la victoire, synonyme de gloire et de fortune. En tribunes, les jeunes sponsors de chaque sportif encourageaient leur champion – à tel point que je me demande bien qui de l’escargot ou du petit homme bavait le plus…

Vous m’excuserez, je n’étais plus là pour l’arrivée…

L’essentiel, c’est de participer, disait l’autre. Soit. Votre blogueur préféré a donc pris part à l’un des temps forts de la journée : la French Waiters Race (tadam!), aux côtés de Romain le Français et Colin l’Ecossais. Cette future discipline olympique, déjà saluée par Gérard Schivardi et Jean-Louis Borloo, consiste en se munir dans une main d’une baguette de pain et dans l’autre d’un plateau de service, sur lequel se trouvent déposés trois verres de vin – dont une flûte, histoire de compliquer les choses. Prenez une douzaine de compétiteurs venus des quatre coins du monde, et assignez leur pour mission de courir un aller-retour en gardant un peu de nectar dans chacun de leurs verres. En vidéo, ça donne ça – un joyeux bordel :

Tellement occupé à signer des autographes après cette performance à la Abebe Bikila (enfin, pieds nus quoi), je n’ai pas pu me renseigner en détails sur toutes les autres animations du week-end. Je sais juste que :

  • le vendredi soir, l’Ambassadeur de France, Michel Legras, avait participé à une cérémonie de lever de drapeau
  • un cooking show avait eu lieu ce samedi à midi
  • le « French Cricket », ça existe, d’où le French Cricket Tournament
  • le HMNZS Pukaki et le HMNZS Taupo, deux bâtiments de la flotte de guerre néo-zélandaise, étaient ouverts au public pendant le week-end, dans la French Bay
  • une reconstitution de l’arrivée des colons losers français était organisée dans l’après-midi, suivie d’une parade.

Voici l’arrivée de la parade, emmenée par la fanfare de l’armée néo-zélandaise. In the navy…

→ Pour voir mon album photo du festival (bérets, Gwenn ha du et French Can Can inside), vous connaissez la chanson : cliquez ici !