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Le Pari Kiwi vous offre une semaine de pubs

Après la Pub Night de la semaine dernière, encore une histoire de pub ? Oui, mais avec une variation de taille : il s’agit cette fois-ci de publicité ! Un article à consommer sans modération…

Je vais être franc. L’article que j’avais imaginé à l’origine pour cette semaine n’avait rien à voir avec celui que vous êtes actuellement en train de découvrir. En effet, après avoir consacré mon premier billet à la Nouvelle-Zélande vue par les Français, j’avais cette fois envie de reproduire ma démarche en allant voir différents professeurs de Sciences Po, pour leur demander de m’apporter un premier éclairage universitaire sur la Nouvelle-Zélande. J’ai donc contacté un professeur d’histoire, un professeur d’institutions politiques et un professeur de relations internationales, la semaine dernière, en espérant pouvoir vous proposer aujourd’hui une vidéo made in pipo… Malheureusement, malgré leur évidente bonne volonté, les trois enseignants m’ont avoué n’avoir que des connaissances limitées sur la Nouvelle-Zélande, insuffisantes pour mener à bien mon projet. D’où cette question : que mettre sur mon blog cette semaine ?

Quand des imprévus surviennent sur un plateau de télévision, la régie décide généralement de passer une page de publicité, le temps de remettre les choses en ordre.  Pourquoi ne pas en faire de même ici ? Après tout, la pub n’est-elle pas une activité digne d’intérêt, bien souvent révélatrice des caractéristiques d’une société et de ses moeurs ? Dans ma démarche de découverte de la Nouvelle-Zélande, ne serait-il pas pertinent de s’intéresser à l’advertising kiwi ? Emballé, c’est pesé : cette semaine, Le Pari Kiwi va vous matraquer à coups de pub !

Pour cette initiation à la société de consommation néo-zélandaise, je vous ai déniché sept publicités télé tout droit venues d’Aotearoa ; je vous propose d’en découvrir une par jour, à compter d’aujourd’hui. Chaque jour, cet article s’enrichira ainsi d’une nouvelle vidéo et je vous inviterai finalement à voter pour votre pub préférée et à venir en discuter dans les commentaires… Allez, assez parlé, je laisse à présent la pub prendre le contrôle et s’occuper de votre temps de cerveau disponible ! (Niark)

Samedi

Comme vous le savez peut-être, l’équipe de France de rugby va bientôt se rendre dans l’hémisphère Sud, pour une tournée devant permettre aux hommes de Marc Lièvremont de se faire humilier d’affronter les All Blacks et les Wallabies.  A pile quatre semaines du début des hostilités (NZ/France le samedi 13 juin à Dunedin), je vous propose de vous remettre en tête la chorégraphie du Haka… de manière épicée et savoureuse ! Action !

Dimanche

Ahh, le dimanche. Certains profitent de leur journée de repos pour s’offrir une grasse matinée. D’autres vont rendre visite à leurs amis ou à leur famille. D’autres encore préfèrent s’offrir une partie de pêche en rivière… Quitte à être dérangés par d’étranges Néo-Zélandais

Lundi

Reléguant le week-end au rayon des souvenirs, le lundi est souvent la journée du retour au travail ou à l’école. Pour certains d’entre vous, à qui je dédie cette vidéo (je suis trop bon), c’est même le premier jour des examens de fin de semestre… Plutôt que de bachoter jusqu’au bout, regardez comment cela se passe en Nouvelle-Zélande lorsqu’on rend sa copie en retard !

Mardi

La publicité d’aujourd’hui vous donnera peut-être envie de déguster un plat de bacon & eggs ! Saurez-vous résister à la tentation carnivore ?

Mercredi

En bons sujets de Sa Majesté, les Néo-Zélandais ne rechignent pas à l’appel d’une bière fraîche… Ils en feraient même une question de vie ou de mort !

Jeudi

Ayant oublié hier de vous recommander de boire avec modération, je vous invite à la retrouver (cette chère modération) dans une publicité qui concernent tout particulièrement ceux qui envisagent de sortir ce soir…

Vendredi

Last but not least, une publicité très drôle qui plaira sûrement à tous ceux qui s’apprêtent à partir étudier à l’autre bout du monde !

Want some more? C’est par ici : http://www.justaddnewzealanders.com.

Maintenant, à vos commentaires… et à vos votes ! Plus qu’un droit, un devoir ! ;)

A Paris, les Kiwis ont leur « Pub Night »

Le Sous-Bock, rue Saint-Honoré (75001 Paris)

Tous les premiers vendredis du mois, la communauté néo-zélandaise de Paris se retrouve pour une « Pub Night ». En ce 1er mai, ils étaient une quarantaine de Kiwis au Sous-Bock…

L’Association France-Nouvelle Zélande existe, selon son site Internet, depuis 1981. Près de trente ans donc, au cours desquels elle s’est attachée à développer les échanges culturels entre les deux pays, en organisant différents événements à Paris et en province, ou tout simplement en servant de point de rencontre aux Kiwis expatriés… et aux Froggies amoureux d’Aotearoa (nom maori de la NZ) ! Si elle a connu quelques trous d’air au moment des événements du Rainbow Warrior, l’association est aujourd’hui en pleine forme, à l’image de son incontournable rendez-vous mensuel : la Pub Night !

Traditionnellement donné à l’Eden Park, dans un pub du nom du mythique stade d’Auckland situé dans le VIe arrondissement, le rendez-vous avait lieu pour la première fois en ce 1er mai au Sous-Bock, de l’autre côté de la Seine, rue Saint-Honoré. La pinte de Guinness y est à un prix très… parisien (8€), mais l’endroit est spacieux et relativement calme, de quoi passer une bonne soirée, placée sous le signe du kiwi !

Kiwis & friends à la Pub Night

Kiwis & friends à la Pub Night

J’arrive sur place vers 19h, alors qu’une dizaine de PubNighteurs a déjà pris ses aises à l’entrée du bar, avec le comptoir à portée de bras, au cas où… Mais comment savoir s’il s’agit vraiment de Pubnighteurs, me direz-vous ? Facile, Claire Waddington a pensé à tout : à votre arrivée, la responsable des animations de l’association vous accueille en vous remettant un autocollant (kiwi, mouton ou pingouin néo-zélandais, selon les goûts), destiné à vous servir de passeport pendant toute la soirée. Mais, sticker ou pas, vous avez sans doute plus vite fait de reconnaître la tribu kiwie à ses discussions tantôt en français, tantôt en anglais, et à sa grande convivialité

« Les Néo-Zélandais sont des gens très accueillants, me confie en anglais une jeune Kiwie, native d’Hamilton et actuellement en vacances à Paris. Nous adorons faire de nouvelles rencontres avec des gens venant d’autres régions du monde ! » Des propos que j’entendrai plusieurs fois au cours de la soirée, émanant à la fois de Néo-Z et de Français, à l’image de Marie-Jeanne… Marie-Jeanne, retraitée, est l’une des cadres de l’association, tombée dans le chaudron kiwi il y a plus de quarante ans. C’est elle qui me présente toutes les activités organisées par l’association, des commémorations d’Anzac Day jusqu’à la visite des carrières Wellington à Arras, en passant par l’édition d’un livre bilingue consacré à un « Poilu des antipodes »… A ses côtés, Lorraine (« comme la région, d’accord ? »), originaire de New Plymouth, regarde les photos de vacances qu’une autre Kiwie, née elle à Wellington, vient de ramener de l’autre bout du monde…

Cheers !

Cheers !

21h, les couche-tôts commencent à quitter les lieux. De mon côté, je continue la visite… et m’incruste dans une conversation in French, où l’on discute du pays des Kiwis en savourant des bouchées au jambon cru. Je fais ainsi la connaissance de deux futurs trentenaires : la première, passionnée d’astronomie, a découvert la NZ sur Internet il y a deux ans, s’est mise au rugby depuis et va enfin réaliser son rêve en y allant en janvier ; le second, d’origine irlandaise, espère s’y rendre à la fin de l’année, après une tentative avortée l’an passé.

Je me rapproche de l’écran géant situé dans le bar, pour regarder – comme par hasard – un match de rugby, opposant les Wellington Hurricanes aux Auckland Blues. Évidemment, je ne suis pas seul, quelques Kiwis représentants de la gent masculine sont agglutinés devant l’écran ! Parmi eux, David, originaire d’Auckland. Il est marié à une Française et m’affirme avoir rencontré ses meilleurs amis grâce aux Pub Nights de l’association France-Nouvelle Zélande. Il se plaît en France mais ne se fait toujours pas à ce qu’on l’appelle « Daviiid », au lieu de « Dayvid » ! J’enchaîne ensuite avec un autre Néo-Zélandais, qui a fait ses études dans ma future université, à Christchurch, et qui est aujourd’hui consultant en France, puis avec un sympathique Australien, Tim, arrivé à Paris il y a deux ans avec sa femme brésilienne. On discute, il m’assure que je vais adorer mon année en NZ, on discute, il m’invite à un barbecue australo-kiwi le 16 mai aux Invalides, on discute, il me paye une nouvelle pinte… Accueillants, je vous dis ! :)

Je quitte finalement les lieux aux alentours de minuit. Entre temps, j’aurai fait de nouvelles connaissances, parmi lesquelles un juriste kiwi converti au droit français, une Française de retour d’Aotearoa où elle était assistante de français dans une école – elle me conseille les films suivants: The Piano, An Angel at My Table et Once Were Warriors -, un ancien rugbyman de Rotorua et la femme de David (oups, « Dayvid » !), Solange, qui nous aura offert une tournée de… vodka bubble-gum !

Merci à tous les PubNighteurs pour ce délicieux avant-goût de NZ… on remet ça le vendredi 5 juin ! :)

Interview avec Finn Andrews, leader des Veils

The Veils étaient en concert mercredi à Paris. J’en ai profité pour rencontrer le chanteur du groupe, Finn Andrews, personnage aussi disponible en coulisses que captivant sur scène…

C’est en préparant l’article que j’ai consacré aux Veils début avril que j’ai découvert qu’ils feraient escale à Paris le 29 avril, à La Maroquinerie. Désireux de découvrir la bande de Finn Andrews sur scène, je n’ai donc pas attendu pour réserver ma place, surtout qu’il s’agissait là de la seule date française du groupe anglo-kiwi (en pleine tournée de promotion de son nouvel album Sun Gangs). Et puis, l’échéance approchant, je me suis dit qu’il serait bête de ne pas en profiter pour faire un petit quelque chose pour Le Pari Kiwi…

Samedi dernier, j’ai donc lancé les hostilités, dans l’espoir d’obtenir une interview avec le leader du groupe : pilonnage de mails, au manager des Veils, à leur distributeur en Europe, à La Maroquinerie, et envoi d’un message via Facebook à Finn Andrews lui-même (profil qui s’avèrera ne pas être le sien, oups!)… Au bout du suspense, c’est finalement La Maroquinerie qui me répond, mardi, estimant que « c’est jouable ». Les tractations vont bon train et, après consultation du manager, la bonne nouvelle tombe mercredi peu avant midi : rendez-vous est donné à 20h avec Finn Andrews, soit quelques minutes avant le début du concert…

Finn Andrews (photo Seb, www.le-hiboo.com)

Finn Andrews (photo: http://www.le-hiboo.com)

La tâche ne s’annonçait pas facile : première interview à la fois en anglais, en vidéo et avec un chanteur souvent présenté comme taiseux et interview-phobe, c’est dire si je ne faisais pas le malin en me présentant, le soir-même, au bureau de La Maroquinerie… Sans pitié quant à mon pauvre sort, une des responsables de la salle me demande alors de la suivre, ce que je fais en descendant les escaliers menant à l’arène. Là, le manager du groupe prend le relais et nous nous engouffrons derrière un rideau noir, dans les dédales d’un mini-labyrinthe underground, destination l’enfer… ou pas !

Au bout du tunnel, ce n’est pas le diable qui m’accueille ; c’est Finn Andrews, le sourire humble et timide, entouré de sa bande, qui se lève pour me saluer. C’est ici que va avoir lieu l’interview, dans les loges (comprendre salle un peu bordélique, d’une petite dizaine de mètres carrés, avec des banquettes diposées le long de trois côtés et une table garnie de victuailles le long du mur restant). Les présentations faites, Finn me fait une petite place à ses côtés et demande le silence à ses camarades. Le moment de vérité peut commencer…

L’interview étant en anglais, je l’ai sous-titrée en français. Pour activer cette option avant de commencer la lecture, cliquez sur « Menu » puis « Sous-titres fr » en bas à droite de la vidéo… Et n’hésitez pas à passer en plein écran, les sous-titres seront moins encombrants !

Comme vous avez pu le constater à la lecture de cette vidéo, le taiseux ne l’était pas tant que ça, commençant à être vraiment à l’aise sur les deux dernières questions de l’interview, et ensuite en off, où j’ai pu prolonger le plaisir quelques minutes avec le reste de la bande… Les bonnes choses ayant une fin, je me suis éclipsé pour les laisser se préparer. Le concert a commencé… et les bonnes choses ont continué !

Ce concert fut un très, très grand moment. La magie de leurs albums a pris sur scène une dimension extraordinaire, excitée d’emblée par Finn Andrews, totalement possédé, transpirant, pleurant, perdant ses chaussures… et retrouvant sa timidité entre chaque morceau. Le chanteur des Veils nous a offert des moments d’une rare intensité, entre émotion au ralenti et transe délirante, captivant son public en quelques chuchotements. Le reste de la bande, composée de Dan Raishbrook à la guitare, Henning Dietz à la batterie et Sophia Burn à la basse, n’était pas en reste, dégageant une vraie solidarité et une grande complémentarité, entre deux gorgées de pastis ! :)

Quant à la cerise sur le gâteau, je ne connais que son prénom : Louisa. Petite nouvelle dans le groupe, cette fée au charme ravageur semble tout droit sortie de l’univers du Seigneur des Anneaux, comme si Tolkien avait décidé d’ajouter un personnage malicieux au pays des elfes. Sa voix, sa tenue, les regards et les sourires qu’elle vous lance finissent, s’il en était besoin, de vous emporter sur la planète Veils

Pêle-mêle :

The Veils étaient dans les studios de Canal+ ce mardi, pour y enregistrer « L’album de la semaine ».  L’émission sera diffusée au cours de la semaine du 18 mai, avec une chanson par jour et la totale à la fin de la semaine.

En attendant, vous pouvez retrouver le live de leur concert donné au Bowery Ballroom de New-York en 2007, en visionnage libre sur le site de Baeble Music.

Je vous conseille de jeter un coup d’oeil au blog tenu par Sophia, la bassiste des Veils. Elle y raconte avec humour les coulisses de leur tournée, ça vaut le détour !

Quand y en a plus, y en a encore ! Les groupes néo-zélandais squattent La Maroquinerie ce mois-ci, à commencer par les Shapeshifter le samedi 16 mai, avant de laisser la place à Liam Finn le dimanche 31 mai.

Enfin, voici le nom des différents morceaux joués dans ma vidéo, avec un lien Deezer pour en écouter la version studio : Three Sisters, The Letter, Calliope, It Hits Deep, Jesus For The Jugular, Scarecrow, Nux Vomica et Lavinia.

A bientôt sur Le Pari Kiwi, j’attends vos commentaires !

Anzac Day : la Nouvelle-Zélande se souvient…

Le 25 avril est un jour férié en Nouvelle-Zélande. Fête nationale en mémoire des troupes tombées au champ d’honneur, « Anzac Day » est également célébré en Australie…

Cela est rarement évoqué dans nos manuels d’histoire : des troupes néo-zélandaises et australiennes ont participé à la Première Guerre mondiale, aux côtés des autres divisions de l’Empire britannique. Ces forces, connues pour leur acronyme ANZAC (Australian and New Zealand Army Corps), ont fait leur entrée sur le front européen le 25 avril 1915 lors de la bataille des Dardanelles (Turquie) livrée face aux troupes de l’Empire ottoman. Engagées dans une opération visant à prendre le contrôle de la péninsule de Gallipoli, porte d’accès à la Mer Noire, les troupes alliées y ont rencontré une très forte opposition ottomane, conduisant à un embourbement de la bataille et à leur retrait huit mois plus tard. Sur les 8 556 Néo-Zélandais engagés dans cette campagne infructueuse, 2 721 ont finalement péri, s’ajoutant à un bilan humain très lourd des deux côtés : entre 40 000 et 45 000 victimes ont ainsi été recensées dans les rangs alliés, contre environ 87 000 pertes ottomanes.

Le 25 avril est depuis devenu une journée de commémoration en Australie et en Nouvelle-Zélande, à la fois en souvenir des 60 000 Wallabies et des 18 000 Kiwis tués lors de la Grande guerre et, plus largement, en l’honneur des serviteurs de ces deux pays. Anzac Day est aujourd’hui marqué par de nombreuses cérémonies à travers toute l’Océanie, mais aussi à Gallipoli et même en France, où les Anzacs ont participé à la Libération. Les commémorations commencent avec des rassemblements dès l’aube, suivis du traditionnel gunfire breakfast, pour lequel on ajoute du rhum au café, comme le faisaient certains soldats avant la bataille. Cette journée, parfois considérée comme une occasion de s’interroger sur les fondements de l’identité néo-zélandaise, est également marquée par deux pratiques traditionnelles : le port de poppies à la boutonnière et la dégustation d’Anzac biscuits

Poppy...

Le vendredi précédant Anzac Day est appelé Poppy Day en Nouvelle-Zélande. A cette occasion, la Returned Services’ Association (RSA), une association d’aide aux vétérans de guerre, vend des coquelicots en papier à des centaines de milliers de Néo-Zélandais, qui les portent alors pendant quelques jours, en signe de souvenir (les coquelicots des Flandres sont associés au sang des victimes sur les champs de bataille). En Australie, on préfère garnir sa boutonnière de brins de romarin, car les poppies sont portés à un autre moment de l’année, aux alentours du 11 novembre, pour fêter l’armistice – une pratique partagée par toutes les autres nations du Commonwealth. Pourquoi la Nouvelle-Zélande est-elle alors la seule à associer Poppy Day et Anzac Day ? La raison remonte à un petit « couac » survenu en 1921 dans l’organisation des célébrations de l’armistice : le navire censé approvisionner la Nouvelle-Zélande en coquelicots français étant arrivé trop tard pour les cérémonies, la RSA avait été obligée d’organiser son Poppy Day l’année suivante, quelques jours avant Anzac Day. Ou comment une tradition naît par la faute d’un navire français… :)

Anzac biscuits... (Crédits photo: Tristan Ferne, Creative Commons license)

Anzac biscuits

Quant à eux, les Anzac biscuits sont dégustés à la fois par les gourmands néo-zélandais et australiens, malgré une querelle opposant les deux pays sur la délicate question de la nationalité de l’inventeur de ces biscuits ! Nourrissants, résistants aux chocs et réputés pour leurs qualités de conservation, les Anzac biscuits faisaient partie de ces aliments que les femmes envoyaient aux soldats durant la Première Guerre mondiale et qui restaient comestibles au terme du long voyage en bateau. On parlait initialement des Soldiers’ Biscuits, avant que ceux-ci ne soient renommés Anzac Biscuits en 1915, année du débarquement à Gallipoli. Les soldats eux-mêmes en auraient confectionnés durant la guerre, à partir des ingrédients qu’ils avaient sous la main : de l’eau, du sucre, de l’avoine et de la farine… Maintenant, à vos fourneaux !

Pour plus d’infos sur Anzac Day (en anglais), c’est par ici… et par !

Antoine de Maximy ira dormir chez les Kiwis !

C’est la bonne nouvelle du jour : à bientôt 50 ans, le célèbre globe-squatteur Antoine de Maximy s’apprête à faire son retour sur France 5, avec une nouvelle fournée d’épisodes pour la géniale série documentaire « J’irai dormir chez vous » ! Et c’est la très bonne nouvelle du jour : parmi les pays à découvrir au cours de cette dernière saison figure… la Nouvelle-Zélande !!! (Youhouuuuu !)

Ainsi, après s’être invité chez l’habitant dans plus de vingt pays du monde, Antoine de Maximy s’est enfin décidé à amener ses trois petites caméras (désormais en HD) du côté de la Nouvelle-Zélande, avec toujours le même leitmotiv : filmer ses rencontres avec la population locale et, tant qu’à faire, passer la nuit chez les gens !

L’épisode consacré à la Nouvelle-Zélande, d’une durée de 52 minutes, sera diffusé sur France 5 le samedi 9 mai à partir de 15h58. D’ici là, vous pourrez vous échauffer en allant à Cuba le 25 avril et au Mexique le 2 mai…

Allez, J-18, tenez bon, ça s’annonce grandiose !

En guise de mise en bouche, je vous propose de regarder cette brêve interview réalisée avec Antoine de Maximy le 21 janvier dernier, alors que celui-ci se trouvait justement en Nouvelle-Zélande…

Top of the Kiwi Pops: Bic Runga

Bic Runga (Creative Commons license: Richard Thomas)

Le meilleur pour la fin ! Après avoir braqué les projecteurs sur Ladyhawke et The Veils, je couronne aujourd’hui Bic Runga, mon coup de coeur musical « made in NZ »… Don’t miss it!

Depuis le début du mois, je vous bassine avec mes musiciens kiwis. Souvenez-vous, ça a commencé en mode électro avec la jeune Ladyhawke, puis ça a continué tout en mélancolie avec The Veils… Certains ont écouté, d’autres pas : vous avez tous des emplois du temps chargés et vous n’avez peut-être pas pris le temps de laisser ces airs néo-zélandais chatouiller vos oreilles. Allez, ce n’est pas grave, vous trouverez bien quelques minutes pour vous rattraper… Ce qui serait grave, en revanche, c’est de passer à côté du vainqueur de mon Top 3, que je vous présente aujourd’hui : Bic Runga. Donc, sans plus attendre, clique ici (j’y tiens tellement que j’en viens à te tutoyer !) pour découvrir Birds, le troisième opus de la plus grande chanteuse néo-zélandaise de tous les temps

Bic Runga (prononcez Bec Runga), c’est sans doute LA star de la chanson en Nouvelle-Zélande. Née en 1976 d’une mère malaisienne et d’un père maori, Briolette Kah Bic Runga a sorti son premier album solo en 1997, sous le titre Drive. Le succès est immédiat, Drive entrant directement à la première place des charts NZ ! Elle passe la seconde en 2002 avec Beautiful Collision, qui la propulse à nouveau en haut de l’affiche ! Jamais deux sans trois, la jeune chanteuse retrouve cette position de numéro 1 en 2005, pour la sortie de… Birds (c’est bien, y en a qui suivent :p). En 2006, elle profite de sa tournée mondiale pour ajouter Elton John et Jimmy Page (de Led Zeppelin) à sa liste de fans, ainsi que la Reine d’Angleterre qui lui attribue le « New Zealand Order of Merit ». Enfin, après avoir vécu quelques années aux États-Unis, puis à Paris et à Londres, Bic Runga retourne vivre dans sa ville natale : Christchurch

Auréolé de quatre Victoires de la musique en 2006 en Nouvelle-Zélande (dont Meilleur Album et Meilleure Artiste féminine), l’album Birds est considéré comme le chef-d’œuvre de Bic Runga. On y découvre un style assez jazzy, très pur, avec une instru soignée et souvent réduite à l’essentiel ; une rythmique particulière, relativement saccadée et surtout très leeeeeeente, zeeen, à l’image de la Nouvelle-Zélande, ce pays où il paraît qu’on prend le temps de vivre ; et une voix, mon Dieu, UNE VOIX exceptionnelle, fascinante, envoûtante, pénétrante, douce, cristalline… ahhh… :)

Bic Runga nous régale d’une musique ô combien relaxante, qui démarre par un chuchotement et s’étire au ralenti, comme sur le somptueux Birds, morceau d’ailleurs lancé par ces mots : « Take your time »… Il y a des guitares, du piano, des violons, parfois des cuivres, de la harpe, de l’harmonica… On aime la justesse des choeurs, les petites touches de sirtaki sur Birds, de blues sur No Crying No More et Ruby Nights, et même de chanson française sur Blue Blue Heart. Et surtout on adore cette voix aérienne, suspendue à un fil et mise en beauté sur des morceaux quasi a capela comme Say After Me et Captured

Allez, prenez un peu de temps pour savourer ce bijou… Et n’hésitez pas, venez laisser votre réaction à la suite de cet article, en commentaire !

That’s alright
That’s alright just
Take your time to find
What it is you’re looking for

Pour les amateurs de lives, voici le morceau Say After Me, chanté à Londres…

Voilà, c’est fini pour ce Top of the Kiwi Pops ; j’espère qu’il vous a permis de faire d’intéressantes découvertes musicales ! Évidemment, la scène néo-zélandaise ne se limite pas à ces trois artistes, et le meilleur reste peut-être encore à découvrir ! Donc n’hésitez pas non plus à aller tendre l’oreille du côté de…

Cut Off Your Hands (Pop)

Evermore (Indie Rock)

Hollie Smith (Soul et Celtique)

Liam Finn (Pop expérimentale)

The Black Seeds (Reggae)

… et tant d’autres, à découvrir petit à petit sur Le Pari Kiwi !

Top of the Kiwi Pops: The Veils

The Veils (Creative Commons license: Maryanne Ventrice)Après avoir décerné une médaille de bronze la semaine dernière à Ladyhawke, je continue mon classement des découvertes néo-zélandaises en levant le voile sur… The Veils !

« Waw, un article consacré aux Veils cette semaine, quel bon timing ! », pourront penser certains. C’est vrai, Sun Gangs, le troisième album de la bande à Finn Andrews, est sorti mardi 7 avril, il y a quatre jours donc. Quatre jours au cours desquels j’aurais pu écouter, ré-écouter et – soyons fous – ré-ré-écouter ce nouvel opus des Veils… Eh bien non, je n’en ai pas eu le temps. A vrai dire, je n’en ai pas eu l’envie non plus, puisque je tenais de toute façon à vous présenter The Runaway Found, le premier album du groupe, qui remonte à 2004.

Ce premier album « était douloureusement autobiographique et très préoccupé par la perte », se souvenait Finn Andrews lors d’une interview donnée en 2007, à l’occasion de la sortie de Nux Vomica, leur deuxième CD. Vous voilà prévenus, The Runaway Found n’est pas une partie de rigolade. La voix fragile et déchirante du chanteur y est en harmonie avec des paroles qui elles aussi évoquent le chagrin, la solitude, la mort, la guerre et l’amour… forcément déçu. Pour autant, un certain bonheur se dégage de ces dix morceaux : un « bonheur d’être triste », pour reprendre les mots de Victor Hugo dans sa superbe définition de la mélancolie. Du bonheur, voilà tout ce que je vous souhaite à l’écoute de cet album !

Pochette "The Runaway Found", The Veils

Parmi ses influences, Finn Andrews cite Tom Waits, Patti Smith, David Bowie, Leonard Cohen, Jeff Buckley ou encore Bob Dylan. Personnellement, si j’avais eu à deviner les ingrédients de The Runaway Found, j’aurais plutôt mentionné du Coldplay, du Radiohead, du Oasis, du Muse et des pincées de Strokes, de U2 et même de Babyshambles !

  • Du Coldplay, pour cette ambiance quasi-spatiale et ce rythme planant dans Talk Down The Girl, et pour ces guitares si particulières que l’on retrouve aussi dans le magnifique The Leavers Dance
  • Du Radiohead, pour ce même The Leavers Dance avec ses airs de No Surprises, mais avant tout pour l’éblouissant Guiding Light
  • Du Oasis, pour More Heat Than Light, dont les frères Gallagher – surtout Liam – semblent s’être très fortement inspirés pour écrire et chanter The Shock of the Lightning… (Écoutez, la ressemblance est vraiment impressionnante !) Noel Gallagher, lui, est plutôt à retrouver en train de nous chuchoter un Don’t Look Back in Anger dans Talk Down The Girl
  • Du Muse, forcément, pour ce côté mélancolique tout au long de l’album…
  • Mais aussi du Strokes (The Wild Son des Néo-Zélandais rappelle par moment le refrain de The End Has No End des New-Yorkais), du U2 (sur l’intro de Guiding Light) et du Babyshambles (The Tide That Left And Never Came Back évoquera aux amateurs de Pete Doherty le célèbre You Talk) !

Lancez-vous, laissez-vous séduire par ces mélodies, reposez-vous sur ces rythmiques coulantes, dansez un slow sur le quasi-symphonique Lavinia et, vous aussi, succombez à la mélancolie de The Runaway Found ! Et comme d’habitude, laissez moi des commentaires pour partager vos impressions et lancer des discussions enflamées ! Merci ! :)

Avis aux amateurs, les Veils seront de passage à La Maroquinerie, à Paris, le mercredi 29 avril prochain. Leur seule date en France, à ne pas manquer donc !

En attendant, voici le clip de Calliope, extrait du deuxième album des Veils. Enjoy!

Enfin, petit message personnel pour souhaiter un bon anniversaire à Blandine, future expatriée en Nouvelle-Zélande elle aussi… Happy birthday! ;)