Archives de Catégorie: Avant le départ…

Ibis, une fleur qui sent bon le départ

Ibis

L’hôtel Ibis Charles de Gaulle Aéroport. C’est vrai, j’aurais pu rêver à un cadre plus bucolique pour ma dernière nuit en France. Mais il faut savoir ce que l’on veut, et admettre que cet hôtel a le mérite d’être pratique. Ce soir, je me trouve donc à deux stations CDGVAL du terminal 1 de l’Aéroport Paris-Charles de Gaulle, où j’embarquerai demain pour Singapour.

Le chemin parcouru ces dernières semaines pour en arriver là n’a pas été de tout repos. Les examens terminés le 20 juin, j’ai eu deux jours pour vider ma chambre de bonne et rapporter toutes mes affaires à Quimper. Amateur de grands suspens, je me suis également débrouillé pour avoir un problème avec l’ambassade  de Nouvelle-Zélande, faisant que je n’ai pu récupérer mon visa que trois heures avant de monter dans le train… Tranquille !

Pour ma dernière semaine en terres bretonnes, j’ai multiplié les séances d’au revoirs et réglé les détails qui devaient encore l’être, du genre réservation d’un airport pickup et de deux nuits en auberge de jeunesse pour mon arrivée à Christchurch, résiliation de mon forfait de téléphonie mobile ou encore (tentative infructueuse de) procuration pour les élections cantonales et régionales de 2010 – parce que moi y en a être un bon citoyen…

Mon départ de Quimper a été tout aussi précipité que celui de Paris, avec en bonus l’option « prise de tête pour peser les bagages et s’assurer qu’ils ne dépassent pas le seuil autorisé dans l’avion ». Mais tout est bien qui – pour l’instant – finit bien : après une escale à Nantes, me voilà arrivé dans une charmante auberge familiale en périphérie du beau village de Roissy, avec une vue imprenable sur… euh… bon, je vous laisse apprécier par vous même…

Roissy-en-France, 2 367 habitants (Wikipedia)

Roissy-en-France, 2 367 habitants (Wikipedia)

La nuit tombe à mesure que j’écris ces lignes, et le moment semble venu de faire un premier bilan, calmement. Je me souviens de cette joie ressentie le 3 février, vers 15h30, lorsque j’ai appris mon affectation en Nouvelle-Zélande. Je me souviens avoir alors annoncé sur ma page Facebook que je ferai en sorte que ce bonheur soit communicatif. Je me souviens de mon excitation pendant la construction de ce blog, dont j’avais secrètement réservé l’adresse dès octobre 2008. Je me souviens du stress de la mise en ligne.

Depuis, j’ai pris beaucoup de plaisir à alimenter ce blog, et je suis fier de l’avoir fait chaque semaine. J’espère que ce plaisir a été communicatif. Les billets les plus consultés sont ceux dans lesquels j’ai publié mes vidéos, je vais donc essayer de continuer à vous proposer des reportages de ce genre. La page photo est également très visitée, je compte sur mon caméscope pour ne pas vous décevoir en la matière. Je n’ai pas pu faire tout ce que je voulais : je n’ai pas eu le temps d’aller voir les objets maori du musée du Quai Branly, je n’ai pas eu le droit d’interviewer l’Ambassadeur de Nouvelle-Zélande en France. Je sais de toute façon que je ne pourrai pas non plus faire tout ce que je voudrais en Nouvelle-Zélande ; il s’agira simplement de continuer à profiter de chaque instant, comme je pense l’avoir fait jusqu’ici.

Je me lance à présent dans l’inconnu. En fait, je me suis déjà lancé : je n’avais jamais mis les pieds dans la gare TGV Aéroport Charles de Gaulle, c’est là que j’ai commencé à sentir cette petite peur du vide tout à l’heure. Plus que le terminal 1 que je suis allé repérer depuis, c’est cette immense gare qui m’a fait comprendre que je découvrais déjà un monde nouveau. Cette gare à 4 étages, avec des gens du monde entier, comme cette colonie de petits Indiens aux yeux ébahis, ces Africains poussant une montagne de valises ou ce groupe de Chinois rassemblés autour d’un guide providentiel… Et moi dans tout ça, cowboy solitaire débarquant de son Far-West breton avec un sac de rando dans le dos, un sac Eastpak devant et une valise à roulette par terre.

The world is yours

The world is yours

Voilà, mon baptême de l’air est pour dans quelques heures. Avec forcément un peu d’appréhension, au vu de toutes ces étapes qu’il me reste à franchir avant samedi et mon arrivée chez les Kiwis. Mal de l’air, pas mal de l’air ? Bagages aux normes, pas aux normes ? Journée sympa vendredi à Singapour… ou pas ? Fatigue… ou pas ? Transition supportable entre le temps chaud, humide et orageux de Singapour et le temps froid et pluvieux de Christchurch… ou pas ? Dans tous les cas, c’est à suivre sur Le Pari Kiwi ! :)

Je vous dis donc à bientôt – je ne sais pas où ni quand, mais je vous le dis. D’ici là, n’hésitez pas à me laisser des messages, j’y répondrai dès que possible.

Revue de presse : trois mois de NZ dans le rétro

La Nouvelle-Zélande vue de France

A une semaine de mon arrivée « down under », je vous propose de (re)découvrir quelques uns des rares articles consacrés à Aotearoa dans la presse francophone depuis le mois de mars…

Ça y est, le compte à rebours peut commencer : J-6. Dans moins d’une semaine, je serai à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande, à Christchurch. Encore quelques verres d’adieu à descendre et il va être temps de préparer mes valises, en veillant bien à ne pas oublier mes vêtements d’hiver ! J’essaierai de vous proposer un article détaillant ces ultimes préparatifs dans le cours de la semaine prochaine. Mais pour l’heure, flashback, plongée dans les médias de ces trois derniers mois, à la recherche de la perle rare : le mot-clé Nouvelle-Zélande

Si vous aimez le sport et si vous avez été vigilant au cours de ces derniers jours, vous n’êtes pas sans savoir que l’équipe de France de rugby est sortie victorieuse d’une série de deux test-matchs contre les All Blacks. La première confrontation a eu lieu à Dunedin et a offert aux Frenchies une victoire en « coup de tonnerre » selon Le Télégramme. Sous le déluge de Wellington, la seconde opposition a ensuite permis aux Kiwis de prendre leur revanche face aux Bleus, avec quatre petits points d’avance, et ce malgré l’éclair d’Heymans. Mais l’histoire retiendra sans doute l’affaire Bastareaud, du nom de ce joueur français dont l’agression fictive et surtout mensongère a choqué tout un pays, frisant l’incident diplomatique. Et le tonnerre de gronder à nouveau en Nouvelle-Zélande, dixit Rugbyrama. De mon côté, je retiendrai aussi cette charmante tradition à Dunedin : les matchs All Blacks vs. France disputés par des étudiants… en tenue d’Adam !

Le haka à poil (crédits photo : Valmito)

Le haka à poil (crédits photo : Valmito)

La Nouvelle-Zélande a ses champions, elle a aussi sa Campion, Jane Campion. Seize ans après sa Palme d’Or (et 3 Oscars) pour La leçon de piano, la réalisatrice néo-zélandaise était de retour au Festival de Cannes le mois dernier pour y présenter Bright Star, « une histoire d’amour plus forte que Roméo et Juliette ». Repartie de la Croisette sans récompense cette année, Jane Campion n’en reste pas moins la seule femme à avoir déjà remporté la fameuse palme – ce qu’elle déplore d’ailleurs…

Les femmes et la Nouvelle-Zélande, une longue histoire, notamment politique. Entre 1999 et 2008, la Nouvelle-Zélande, premier pays à avoir accordé le droit de vote aux femmes en 1883, fut gouvernée par une femme, Helen Clark. Lourdement battue aux dernières élections par le National Party, l’ancienne Premier Ministre travailliste a réussi à rebondir en mars dernier, en se voyant confier le poste d’administratrice du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud). « Une très bonne nouvelle pour la Nouvelle-Zélande et pour le Pnud », a affirmé à l’AFP Phil Goff, le successeur d’Helen Clark à la tête du Parti travailliste.

Crédits photo: AFP.

Crédits photo: AFP.

Vue de France, la Nouvelle-Zélande a parfois eu des airs d’animalerie. En effet, ces trois derniers mois, moutons,  porcs et pingouins ont été à l’honneur dans les médias… Cela a commencé avec cette effroyable nouvelle : « les moutons britanniques menacés par une pénurie de tondeurs« . En effet, de nouvelles procédures d’immigration ont récemment été mises en place au Royaume-Uni, faisant naître la crainte que les stars de la tonte – à savoir les Néo-Z et les Australiens – soient moins nombreux que d’habitude à venir aider les tondeurs de Sa Majesté cet été. Du coup, c’est toute la communauté ovine britannique qui est menacée d’étouffer sous sa toison…

Les uns étouffent, les autres attrapent la grippe. Souvenez-vous, la Nouvelle-Zélande a été l’un des tous premiers pays à être touchés par la pandémie de grippe porcine (euh, grippe mexicaine… euh, non, zut, grippe A), en avril, lors du retour d’un groupe de lycéens d’un voyage au Mexique… Alors que l’hiver vient d’arriver dans l’hémisphère sud, de nouveaux cas ne cessent de se déclarer (+ 67 entre mercredi et vendredi), le niveau d’alerte a été relevé le 21 juin et le Ministère français des Affaires Étrangères a publié des recommandations pour les voyageurs se rendant dans le pays.

Et pendant ce temps, les pingouins néo-zélandais travaillent leur sociabilité en jouant au foot

Voir la vidéo sur guardian.co.uk

Si la Nouvelle-Zélande a des airs d’animalerie, elle a aussi des airs de Monopoly. Tirant la carte « Erreur de la banque en votre faveur », un couple de Kiwis a ainsi quitté le pays avec l’équivalent de 4 millions d’euros en poche. Europe 1 s’en est fait l’écho.

Le mot « Nouvelle-Zélande » est également revenu à plusieurs reprises dans les débats en France sur la loi Hadopi. En effet, une loi de ce genre était sur le point d’être adoptée en NZ à la fin mars. Finalement, au grand désespoir de l’équipe  de la Ministre française de la Culture Christine Albanel, le passage polémique a été retiré. Google y est peut-être pour quelque chose

Enfin, pour finir sur une bonne note à quelques jours de mon arrivée en terre kiwie, retenons cet article du Courrier International qui présente la Nouvelle-Zélande comme « la nation la plus pacifique du monde« , en s’appuyant sur le dernier Indice mondial de la paix. On y apprend notamment que « le risque de manifestations violentes est au plus bas ». Et là on se dit que, vraiment, Mathieu Bastereaud aurait dû y réfléchir par deux fois avant de simuler une aggression en Nouvelle-Zélande…

Exclusif : Martine en Nouvelle-Zélande !

Martine en guest star

Vous souvenez-vous de ce buzz, en 2007, le générateur de parodies de Martine ? Pour fêter son retour à une nouvelle adresse, je vous conte les histoires de Martine au pays des kiwis…

Dans deux semaines, je débarquerai en Nouvelle-Zélande. Dans quelques heures, je fêterai le début de mes (courtes) vacances d’été. Pour l’instant, je vous propose dix couvertures inspirées de la célèbre série Martine… Le tout avec des arômes de kiwi et des pincées de second degré ! Âmes susceptibles, s’abstenir ! ;)

1. Il paraît que les habitudes culinaires en Nouvelle-Zélande ne sont pas particulièrement savoureuses, alors…

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2. Ka mate ! Ka mate !

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3. Attaque bactériologique australienne…

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4. Disco ?

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5. Telle Ségolène, Martine demande pardon…

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6. Keep left!

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7. Martine à la University of Canterbury…

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8. Martine a des colocs mexicains…

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9. Martine dans la forêt de Fangorn…

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10. Martine a tout compris…

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11… A votre tour maintenant ! N’hésitez pas à suivre l’exemple de Martine : les commentaires vous sont ouverts…

Exams : Le Pari Kiwi invente les « blog-révisions »

Te Tiriti o Waitangi, ou la difficile reconnaissance des populations indigènes dans le droit néo-zélandais

Mes examens commencent cette semaine. Histoire de réviser en m’amusant, je vous présente ici le mémoire que je vais devoir soutenir pour mon cours de droit comparé…

Au moment de définir la maquette de mon second semestre à Sciences Po, j’avais choisi un cours intitulé Introduction aux Grands Systèmes de Droit Étrangers, présenté par le Professeur Thierry Rambaud. Originalité de ce cours – outre le fait qu’il m’obligeait à venir en conf le samedi après midi : l’examen de fin de semestre consiste non pas en une dissertation classique sauce pipo (4h, 2 parties, 2 sous-parties) mais en un oral de 20 minutes au cours duquel l’étudiant est invité à soutenir un mémoire qu’il a rédigé durant la nuit précédant la deadline durant tout le semestre… Encore plus intéressant : le mémoire doit porter sur le pays de destination de 3e année, et le sujet est libre.

Vous l’aurez compris, je me suis penché sur la Nouvelle-Zélande. Et après avoir dépoussiéré les quelques livres de la bibliothèque de Sciences Po consacrés au pays du long nuage blanc, je suis ressorti de cette aventure avec un mémoire de 21 pages intitulé « Te Tiriti o Waitangi ou la difficile reconnaissance des populations indigènes dans le droit néo-zélandais ». En attendant mon oral de soutenance jeudi, je vous livre aujourd’hui la crème de la crème de mon mémoire,  en espérant que cela soit à peu près digeste…

Plaque commémorative du Traité de Waitangi (photo Harrison Gulliver, Creative Commons license)

Plaque commémorative du Traité de Waitangi (photo Harrison Gulliver, Creative Commons license)

La Nouvelle-Zélande, pays d’un peu plus de 4 millions d’habitants, compte 600 000 indigènes, appelés Maoris. Originaires de Polynésie, les Maoris furent les premiers à occuper la Nouvelle-Zélande, jusqu’à ce que les Britanniques ne décident d’annexer ce pays en 1840. Une annexion matérialisée par un traité, aujourd’hui considéré comme le document fondateur de la Nouvelle-Zélande : le traité de Waitangi (Te Tiriti o Waitangi)…

Signé le 6 février 1840 par des chefs de tribus maoris et un représentant de la Couronne, le traité de Waitangi devait poser les fondements d’une cohabitation harmonieuse entre les deux populations. Malheureusement, il n’en a rien été. Les colons britanniques ont rapidement ignoré les clauses du traité, allant jusqu’à déclarer sa simple nullité juridique en 1877, dans l’arrêt Wi Parata v. the Bishop of Wellington. Résultat : en plus d’être privés de l’essentiel de leurs terres et méprisés culturellement, les Maoris ont vu leur population s’effondrer de 200 000 habitants en 1820 à 42 000 en 1896 ! Les conséquences d’un tel traitement se font encore ressentir aujourd’hui au sein de la population maorie, qui représente tout de même 15% de la population totale. Ainsi, le taux de chômage des Maoris est plus de deux fois supérieur à celui des Pakeha (non-Maoris), leur espérance de vie est inférieure de 9 ans à celle du reste de la population et, en 2001, le revenu hebdomadaire moyen pour un Maori était de 388 dollars néo-zélandais, contre 504 pour un Pakeha…

Version maorie du Traité de Waitangi

Version maorie du Traité de Waitangi

Comment en est-on arrivé là ? A mon avis, on peut voir l’histoire du traité de Waitangi comme l’histoire d’un quiproquo, l’histoire d’une incompréhension mutuelle. Il faut savoir qu’il n’existe pas UN traité mais deux traités de Waitangi : celui en version anglaise et celui en version maorie… ce qui change tout ! En effet, en 1840, au moment de signer le document, la partie britannique avait dans son texte des concepts occidentaux (sovereignty, property, etc.) et dans son esprit une certaine façon d’appréhender le traité (essentiellement vu comme reconnaissant la souveraineté de la Couronne sur ce territoire). A l’inverse, la partie maorie s’engageait sur des notions traditionnelles (tino rangatiratanga comme droit à l’autodétermination, taonga comme référence aux trésors inviolables de la culture maorie) et comprenait le texte comme un engagement de protection et même d’amour de la part du Royaume-Uni… Évidemment, ça a clashé.

Mais tout n’est pas noir pour les Maoris. En effet, dans les années 1970, le gouvernement néo-zélandais a commencé à reconnaître ses torts et à réhabiliter le traité de Waitangi. En 1975, le Treaty of Waitangi Act a institué le Tribunal de Waitangi, chargé de définir les « principes » du traité en s’inspirant des textes originaux en anglais et en maori et en considérant les intentions et les interprétations du traité par les deux parties en 1840. Ces fameux principes ont permis de clarifier certains points du traité et de lui donner une valeur juridique plus importante. Le tribunal de Waitangi est également devenu un maillon essentiel du processus de règlement des différends fonciers accumulés depuis près de 170 ans entre Maoris et Pakehas. A l’heure d’aujourd’hui, plus de 1 050 dossiers ont été adressés au tribunal de Waitangi et les Maoris ont déjà reçu 675 millions de dollars NZ de la part de la Couronne, en réparation de leur préjudice… Du côté juridictionnel, en 1987, un arrêt de la Court of Appeal a disposé que les textes législatifs ne devront plus être en contradiction avec les « principes du traité de Waitangi », ce qui a ouvert la voie à une meilleure reconnaissance et protection des Maoris par le gouvernement néo-zélandais.

Logo du Tribunal de Waitangi

Logo du Tribunal de Waitangi

Le traité de Waitangi cristallise donc les débats sur la place des Maoris dans la société néo-zélandaise aujourd’hui. La Nouvelle-Zélande est un pays jeune, qui se cherche encore un modèle national : certains voient les efforts en faveur des Maoris comme une façon d’atteindre un modèle biculturaliste, qui ferait de l’identité kiwie un mélange d’identité occidentale et d’identité autochtone ; d’autres se montrent réticents à reconnaître pleinement le traité, estimant que le modèle le plus approprié à la Nouvelle-Zélande serait le multiculturalisme, comme en Australie ou aux Etats-Unis, car la population néo-zélandaise devient de plus en plus variée – et notamment de plus en plus asiatique. « Le traité de Waitangi, ou comment un objet juridique non identifié devient un enjeu politique fondamental. »

S’il y en a parmi vous que cela intéresse de lire l’intégralité de mon mémoire, je peux vous l’envoyer par mail…

Maintenant, c’est au jury de poser ses questions ! A vous de jouer ! ;)

Le Kiwi Corner, un restaurant « cool man »

Le Kiwi Corner, un mardi en début de soirée

Chose promise, chose due. Après avoir visité les cuisines du Kiwi Corner cet hiver (souvenez-vous), j’y suis retourné mardi, avec deux amis, pour jouer au critique gastronomique

Savez-vous quelle est la devise nationale de la Nouvelle-Zélande ? Non ? Eh bien moi non plus. Et mon ami Wikipedia non plus. Car, apparemment, il n’y en a pas ! Hum… Et la devise du Kiwi Corner, vous la connaissez ? Non plus ? Allez, indice : elle se trouve dans le titre de cet article… Quoi, « cool man » ? Ouiiii ! (Enfin, ça devrait l’être, si les restaurants prenaient la peine de se choisir des devises…)

Ahh, « cool man »… Cette expression, vous n’y manquerez pas si vous venez au Kiwi Corner. C’est la spécialité maison de Lucas, le chef de salle canadien. Vous entrez dans le restaurant, il vous propose de choisir votre table, vous en choisissez une, et paf, vous y avez droit : « cool man »! Vous faites votre choix dans le menu, il vient vers vous, vous lui donnez votre commande et… re-paf, « cool man »! Avant de partir, vous allez lui dire combien vous avez apprécié votre soirée : badaboum, « thanks man, cool »… J’avais déjà remarqué cette habitude de langage lorsque j’avais été l’interviewer en mars ; j’ai été content de retrouver ça intact cette semaine. :)

Il est des expressions, comme ça, qui vous mettent à l’aise. Pas que des expressions d’ailleurs : des accents, des musiques, des lumières, des ambiances aussi. Et sur ce point, on peut dire que le Kiwi Corner se défend plus qu’honorablement. Surtout le soir, avec ces éclairages un peu tamisés… Conditions are perfect, it’s dinner time!

Coopers, Steinlager, Coopers

Coopers, Steinlager, Coopers

Après une dégustation de bières océaniennes – au cours de laquelle j’ai malheureusement pu constater la supériorité de la Coopers australienne sur la Steinlager néo-zélandaise, snif – nous avons opté pour une formule entrée + plat + dessert à 29€ (ou 31€, selon le plat choisi). Ce n’est pas donné, effectivement, mais la qualité est vraiment au rendez-vous, digne de mes quelques expériences de « grandes tables »…

"Gâteaux au Crabe"

"Gâteaux au Crabe avec une mayonnaise au wasabi"

Dès l’entrée, nous nous sommes concertés pour choisir des starters différents, histoire de goûter un peu à tout (rentabilisons, rentabilisons !). Sont donc arrivés sur notre table des « moules de Nouvelle-Zélande farcies aux noix de Macadamia, sur un lit de salade avec coulis de poivron rouge », des « gâteaux au crabe avec une mayonnaise au wasabi » et des « brochettes de kangourou avec une sauce teryiaki & sésame ». Après avoir testé les trois entrées, le jury a été unanime pour reconnaître un sans-faute : nourriture légère, agréable, fraîche et dépaysante, idéal pour commencer un repas. Personnellement, je donnerais cependant une mention spéciale aux brochettes de kangourou, pour leur qualité de goût et de texture, un régal. Quant aux moules de Nouvelle-Zélande, ici camouflées sous une bonne farce (mouarf), elles présentent la double particularité d’être nettement plus grosses que les moules françaises, et surtout d’avoir une coquille… verte ! Amusant.

"Côtelettes d'agneau NZ"

"Côtelettes d'agneau NZ avec une sauce aux kiwis"

Cette mise en bouche passée, nous avons alors pu souhaiter la bienvenue parmi nous à une assiette de « côtelettes d’agneau néo-zélandais avec une sauce aux kiwis » et à deux assiettes de « Mahi Mahi (poisson de Tahiti) avec une sauce aux fruits exotiques, une touche de vanille et du riz coco ». Cette fois-ci, sans hésiter, je décerne la palme aux quatre côtelettes ; je n’avais jamais mangé d’agneau aussi tendre, c’était succulent – et ce malgré la sauce aux kiwis, un peu forte pour se marier avec de l’agneau à mon goût… Quant au Mahi Mahi, contrairement à mes deux camarades, je ne lui ai rien trouvé de spécial hormis son nom, mais il faut dire que je l’ai goûté après la viande (erreur caractéristique d’un critique gastronomique débutant ça !). Le riz coco était génial, pour sa part.

"La fameuse Pavlova meringuée de NZ"

"La fameuse Pavlova meringuée de NZ"

Et enfin, le clou du spectacle : le dessert !!! A peine chauvin, j’ai opté pour le dessert national de mon futur pays d’accueil, à savoir « la fameuse Pavlova meringuée aux kiwis », tandis que mes deux collègues gastronomes choisissaient un « Po’e Mai’a – banane, tapicoa, vanille » et une « tarte aux fruits de la passion et sa boule de glace ».  Comme pour la bière, je dois une nouvelle fois reconnaître la défaite de la Nouvelle-Zélande, au profit de Tahiti et de son étonnant Po’e Mai’a, sorte de tarte gélatineuse au fort goût de banane, très agréable en bouche.  La Pavlova, meringue de luxe, avait pourtant une belle carte à jouer, elle est juste tombée sur plus forte qu’elle… Jusqu’au bout, le Kiwi Corner a donc été à la hauteur, jouant la carte de la légerté et de l’originalité.

La rue Servandoni a beau être une charmante rue parisienne, le Kiwi Corner a les moyens de vous faire oublier où vous êtes et  de mettre entre parenthèses votre routine métro-boulot-dodo le temps d’un repas. Tout cela grâce à un staff jeune et sympa, grâce à une cuisine inventive et même grâce à un mobilier maori assez surprenant !

En bonus, découvrez un extrait audio inédit de mon interview de mars avec Lucas, que j’avais coupé au montage. Soyez attentifs jusqu’au bout, un « cool man » vous attend ! :)

Et merci Taline pour la pochette !!! batchigs !

The Flight of the Conchords, destination l’absurde

Flight of the Conchords (by Rosa Luxemburg, Creative Commons license)

Ils se présentent comme « le quatrième duo de parodie digi-folk le plus populaire de Nouvelle-Zélande ». Les Flight of the Conchords sont en réalité bien plus que ça…

Pas évident de trouver des sujets d’articles sur la NZ, quand on n’y a jamais mis les pieds, quand on vit à l’autre bout du monde et quand on ne s’y intéresse que depuis quelques mois… Mais on y arrive. Pour le billet d’aujourd’hui, je dois remercier le blogtrotter Tristan Mendès France, qui m’a permis de faire une belle découverte en mars dernier – et qui, je l’espère, aura aussi contribué à vous faire faire une belle découverte aujourd’hui. Voilà ce qu’il me répondait après que je lui ai présenté mon blog, il y a deux mois : « Sympa ce projet, j’espère que tu nous parleras des Flight of the Conchords!« 

Les Flight of the Conchords, dis-tu ?? Comme vous, sans doute, je n’avais alors aucune idée de ce qui se cachait derrière ce nom de groupe ! Tristan faisant bien les choses, il a joint une vidéo à son message. J’ai regardé ça. Deux gars sur scène, une sorte de rap loufoque, avec des paroles pas simples à comprendre. Mais c’est prenant. Et c’est kiwi, ne l’oublions pas ! :) Alors je continue, je vais fouiner sur Internet, envie d’en savoir plus sur ces deux gais lurons. J’ai bien fait. Après avoir vu, revu et re-revu leurs nombreux clips, je peux aujourd’hui vous confirmer ce que Tristan ajoutait dans son message : « Flight of the Conchords, c’est mo-nu-men-tal! »

Bret McKenzie et Jemaine Clement

Bret McKenzie et Jemaine Clement

Colocataires sur le campus de la Victoria University à Wellington il y a une dizaine d’années, où ils étudiaient le cinéma et le théâtre, Bret McKenzie et Jemaine Clement sont depuis 1998 les deux hurluberlus qui constituent The Flight of the Conchords. Bret a été membre du groupe de reggae The Black Seeds et est aussi connu en NZ pour sa très brêve apparition en tant qu’elfe dans Le Seigneur des Anneaux. Jemaine a fait partie du duo comique The Humourbeasts et revendique ses origines maories. Tous les deux sont Néo-Zélandais, trentenaires, célèbres et sexy – enfin, ça, c’est The Guardian qui le dit. Sans oublier le principal : ils sont drôles.

A l’origine, The Flight of the Conchords est donc un groupe formé par deux amis qui se produit dans les petites salles néo-Z pour se faire un peu d’argent de poche. Puis, le succès grandissant, ils commencent à être invités dans quelques festivals étrangers (Edimbourg, Montréal…), où ils n’hésitent pas à se présenter comme ayant été, un temps, « le quatrième duo de folk guitar digi-bongo accapella-rap-funk-comedy le plus populaire de Nouvelle-Zélande » (sic).

Tout un programme derrière lequel se cachent des prestations extraordinaires, élaborées à partir d’une recette originale : s’appuyer sur quelques accords de guitare pour rythmer des textes hilarants, brulés au second degré et résolument absurdes. En voici une première dégustation, avec leur morceau « The Humans Are Dead », composé pour les robots du futur, « un marché que l’on essaye de conquérir » expliquent-ils…

Je vous propose ici une version live en anglais. Si vous préférez voir une version clip (plus courte) sous-titrée en français, cliquez ici.

En 2002, Bret et Jemaine sortent un premier album live. En 2004 ils enregistrent une série pour la station britannique BBC Radio 2. En 2007, c’est la consécration : convaincue par le carton d’audience obtenu lors de la diffusion d’un de leurs concerts, la chaîne américaine HBO leur offre leur propre série télé. Tout en auto-dérision,  ils décident de se mettre dans la peau d’un groupe kiwi partant à la conquête du marché musical new-yorkais, sous le nom de… The Flight of the Conchords ! Pour le meilleur (parfois) et le pire (souvent)…

La première saison de la série, composée de douze épisodes, reprend certains de leurs succès « musicaux » et réunit un million de fans par semaine aux États-Unis ! Surfant sur cette vague de succès, le duo kiwi récolte quatre nominations aux Emmy Awards en 2008, nominations auxquelles s’ajoutent quatre NZ Music Awards et un Grammy Award pour l’album The Distant Future, sorti en 2007…

Parmi les morceaux que l’on retrouve à la fois dans la série TV et dans leur album, se trouve « The Most Beautiful Girl (In the Room) », petit bijou textuel dans lequel Jemaine déclare sa flamme à celle qu’il trouve « la plus jolie fille… de la pièce ». Romantique raté mais touchant, Jemaine enchaîne maladroitement les perles et nous offre une collection de répliques cultes : « tu es si jolie / tu pourrais être serveuse / tu es si jolie / tu pourrais être une hôtesse de l’air des 60s / tu es si jolie / tu pourrais être mannequin à temps partiel » ou encore « je n’en reviens pas / de partager un kebab avec la plus jolie fille que j’ai jamais vue / avec un kebab »

Version live en cliquant ici. Version série VOSTF ci-dessous…

Dans la même veine, je ne résiste pas à la tentation de vous présenter le morceau que j’ai le plus regardé jusque là : « Business Time ». Jemaine se trouve cette fois dans la peau d’un homme dont la vie conjugale est devenue routinière, où « le mardi est le jour où l’on va chez ta mère » et « le mercredi est le jour où l’on fait l’amour / tout est réuni / il n’y a rien de bien à la télé / les conditions sont parfaites »… It’s business, it’s business time!

Version série VOSTF en cliquant ici. Version live ci-dessous…

Le duo McKenzie/Clément excelle également dans la parodie rap/hip-hop, comme vous pouvez le constater avec le génialisime battle « Hiphopopotamus vs. Rhymenoceros », « l’un de nos morceaux gangsta-folk »

Version série VOSTF en cliquant ici. Version live ci-dessous…

… et comme vous pouvez également le constater sur « Mutha Uckas », sur lequel ils ne prononcent que la moitié de chaque mot et s’emportent notamment contre un épicier refusant de commercer avec des Néo-Zélandais (« The mutha’ucka won’t sell an apple to a Kiwi »). Le tout à vélo et avec un casque sur la tête… Bad boys!

A défaut de sous-titres, vous pouvez retrouver les lyrics en cliquant ici

Finalement, voici trois derniers clips des Flight of the Conchords. On commence par « Foux du Fafa », hommage rendu à notre belle France, avec ses pulls marins et ses pique-niques dans l’herbe…

On continue avec l’inévitable reprise du Seigneur des Anneaux : « Frodo, Don’t Wear the Ring », où Bret et Jemaine mettent en avant leurs talents d’imitateurs…

Et on conclut avec « Albi the Racist Dragon », où le duo kiwi revisite le genre du conte en y apportant sa touche totalement décalée… Le meilleur pour la fin ?

Version live en cliquant ici. Version clip ci-dessous…

Alors, l’humour absurde kiwi, ça vous plaît ? Dites-le moi !

Pour en savoir plus :

Des articles : The Guardian, The Telegraph, Wikipedia, Le Monde des Séries,…

Des vidéos : l’intégralité des épisodes en streaming, un résumé de la saison 1 en quatre minutes, le générique de la série, Ladies of the World, Boom, If You’re Into It, Sello Tape,…

De la musique : Flight of the Conchords sur Deezer

A l’origine, The Flight of the Conchords est un groupe qui se produit dans de toutes petites salles en Nouvelle-Zélande, pour se faire un peu d’argent de poche. Puis, le succès grandissant, ils commencent à se produire dans quelques festivals étrangers, comme à Edimbourg ou à Montréal, où ils se présentent comme « l’anciennement quatrième duo de folk guitare digi-bongo accapella-rap-funk-comédie le plus populaire de Nouvelle-Zélande ».

Voyage, voyage : les choses se précisent

L'effort avant le réconfort

A six semaines de mon arrivée à Christchurch, je commence à en savoir plus sur ce qui m’y attend… Sortant la tête de la paperasse kiwie et des cours froggies, je fais le point sur la situation.

La semaine dernière, à moins de deux mois du début de mes cours en NZ, je m’inquiétais de n’avoir toujours rien reçu de la part de ma fac… Zéro lettre, 0 mail, 0 signal de fumée, 0 pot de Vegemite, rien. De leur côté, mes petits camarades partant à Auckland ou en Australie étaient déjà bien lancés dans les différentes procédures d’inscription… Bizarre, bizarre. Je suis donc allé me manifester auprès du centre Asie/Pacifique de Sciences Po, qui s’est lui même manifesté auprès de l’International Office de la University of Canterbury. Depuis, tel Gandalf et les siens sur le Col de Caradhras, je croule sous une avalanche de mails… UC s’est réveillée et les choses se précisent !

Paperasse...

Paperasse...

Le logement, d’abord. Pour faire simple, deux solutions s’offraient à moi : le campus de UC, à quelques kilomètres de Christchurch, ou un logement en ville, au milieu de la population locale. Sans trop hésiter, j’ai choisi le campus : voilà une occasion unique de vivre sur l’un de ces fameux « campus à l’américaine », dans l’une de ces petites villes estudiantines quasi auto-suffisantes, où l’on peut aussi bien aller au pub, rendre visite à son banquier et se faire poser des bigoudis chez le coiffeur ! Il s’agit également d’un endroit privilégié pour faire des rencontres avec d’autres étudiants, et ce dès les premiers jours de l’année. Enfin, le campus, je l’avoue, c’est le choix d’un certain confort, idéal pour prendre ses marques et commencer l’aventure du bon pied !

Si tout se passe bien, je devrai donc habiter Ilam Village, avec l’essentiel des étudiants internationaux.  Adieu ma chambre de bonne parisienne de 10 m² au 6e étage sans ascenseur, bienvenue à l’auberge espagnole : les Ilam Apartments accueillent chacun cinq ou six étudiants, qui disposent tous de leur propre chambre et partagent salon, cuisine et sanitaires. Cet équilibre intimité/convivialité m’a l’air assez alléchant, on verra si cela se confirme…

Lost in Translation

Lost in Translation

L’inscription à la fac, ensuite. Je vous passe les différentes étapes de la procédure, pour en venir à l’essentiel : les cours. Eh oui, ne l’oublions pas, cette année à l’étranger est une année d’études à l’étranger, avec tout ce que cela comporte d’essais à rendre, de cours à valider, d’heures de sommeil à rattraper en amphi d’obligations de scolarité à respecter… sous peine de se voir refuser l’entrée en master. Heureusement, modèle anglo-saxon oblige, le nombre d’enseignements à suivre est tout à fait raisonnable – doux euphémisme : 4 cours par semestre. Reste à choisir ceux qui nous intéressent le plus, ce que j’ai déjà pu faire lors de ma pré-inscription en ligne…

Histoire de me mettre dans le bain journalistique, j’ai choisi deux cours de Media and Communication : The News Machine, consacré aux modes de production, de sélection et de présentation de l’information, et On Air: Broadcasting and New Zealand, où je pourrai me familiariser avec le monde de la télévision et de la radio en NZ. Pour une approche plus académique du pays dans lequel je vais vivre, j’ai également décidé de suivre un cours d’histoire contemporaine : New Zealand History: Since 1940. Enfin, petite douceur exotique, je vais me lancer dans l’apprentissage de la seconde langue officielle de la Nouvelle-Zélande… le māori : Conversational Maori for Absolute Beginners. Tout un programme !

J’aurai la possibilité de modifier cette liste jusqu’à la fin de la deuxième semaine des cours, ce qui me laisse donc amplement le temps de faire mûrir mes choix. Voilà qui constitue un  véritable choc culturel pour l’étudiant de Sciences Po, d’ordinaire confronté à l’impitoyable épreuve des inscriptions pédagogiques… ;)

Singapore Calling! (photo: T. Chua, Creative Commons license)

Concernant les démarches de visa, je suis dans un flou relativement artistique… A vrai dire, j’ai commencé à remplir ma Student Visa/Permit Application, où il m’a fallu notamment nier avoir la tuberculose, nier être enceinte, nier avoir déjà été condamné, nier avoir été déporté, le tout avant d’arriver à la page 5 et à la case D6, où j’ai eu le plaisir d’apprendre qu’il me faudra joindre à ma demande de visa un extrait de casier judiciaire, pour apporter la preuve de mon bon « character« . Soit. Il me reste encore plus de la moitié du document à remplir, les rebondissements ne devraient donc pas manquer !

Enfin, pour ce qui est des billets d’avion, voilà un point sur lequel je suis au clair. Départ de Paris début juillet (assez tôt pour éviter ça), arrivée à Christchurch le surlendemain. Entre les deux, une escale d’une journée à Singapour, au cours de laquelle je serai sûrement content de me dégourdir les jambes. Mais tant qu’à mettre les pieds en Asie, autant en profiter pour voir du pays ! Oyez, oyez chers amis ! Je fais appel à vous pour m’aider à organiser mes tribulations en Chine (enfin, à côté) : si vous avez déjà été à Singapour, si vous connaissez quelqu’un qui y a séjourné, si vous avez le moindre conseil à me donner en vue de cette escale, merci de bien vouloir me laisser un commentaire à la suite de cet article ou m’envoyer un mail (leparikiwi[at]hotmail[point]fr), je vous en serai très reconnaissant !

That’s all folks, thanks for coming! And have a nice week!