Archives mensuelles : novembre 2009

Auckland : circulez, il n’y a (presque) rien à voir

Je viens de passer quelques jours à Auckland. Présentation subjective et non exhaustive de la « ville-monstre » néo-zélandaise, où vit plus d’un quart de la population du pays…

La première chose que l’on remarque à Auckland, c’est son relief. Alors que Christchurch a été construite sur un marais, Auckland repose sur un sol particulièrement volcanique, obligeant ses habitants à composer avec de très nombreuses montées et descentes. La rue principale du centre-ville, Queen Street, n’y échappe pas, plongeant sur 1,5 kilomètres du sud vers le nord pour finalement déboucher sur l’Auckland Harbour. Difficile donc pour le piéton – et encore plus pour le Parikiwiste chargé comme une mule – de passer à côté de quelques bouffées de chaleur, surtout sous l’effet du climat subtropical d’Auckland, plus chaud et humide que le climat tempéré de Christchurch.

Pour être franc, Auckland ne m’a pas réconcilié avec les villes néo-zélandaises. La « cité des voiles » est le cœur économique de la Nouvelle-Zélande, accueillant les sièges des plus grandes entreprises néo-zélandaises et les bureaux des principales firmes mondiales. Les buildings sont nombreux dans le centre-ville, au milieu des quelques bâtiments « historiques » restants comme le Ferry Terminal. Vous l’aurez compris, Auckland n’a pas son Issy-les-Moulineaux ou sa Défense, ce qui peut conduire à quelques surprises urbanistiques : une autoroute passe à quelques longueurs de Queen Street et, encore plus choquant, le joli Symonds Street Cemetery, où repose notamment William Hobson, père du traité de Waitangi, est désormais défiguré par un pont à deux fois deux voies, qui le coupe en deux et condamne certaines tombes à se trouver coincées entre deux poteaux de béton !

Dormir sous les ponts, à jamais

Les prix à Auckland ont tendance à dépasser ceux de la province, notamment dans le quartier de Parnell où étaient logés les étudiants de Sciences Po avec qui je suis resté. Loin du « one fish, one chip’ » à $4 du Captain Ben’s à Christchurch, je me suis retrouvé à débourser $10,30 pour un fish&chips sur Parnell Road, certes supérieur en qualité mais inférieur en quantité. La vie chère aucklandaise se retrouve aussi au niveau de l’immobilier, ne serait-ce que dans les résidentes étudiantes où le rapport qualité/prix m’est apparu moins bon qu’à Christchurch.

Mais je ne voudrais pas diaboliser Auckland, car j’y ai quand même passé de bons moments. J’ai apprécié :

  • me balader dans les parcs de la ville, que ce soit l’Albert Park en plein centre, l’Auckland Domain entre Parnell et l’Université, ou encore Mount Eden qui offre de splendides vues sur Auckland et le North Shore
  • visiter l’Auckland Museum, avec ses sections consacrées aux peuples du Pacifique
  • revoir The Veils en concert, avec grand plaisir
  • finir ma soirée au bar Cassette avec un shot d’absinthe, à la santé de Baudelaire et Verlaine (pratique tout à fait légale chez les Kiwis)
  • boire de la bière bio assis sur les vieux sièges de bus de The Wine Cellar, un petit bar planqué dans une des galleries de K-Road, à l’abri des touristes et même de la plupart des locaux…

Le saviez vous ? Il existe un équivalent de la rivalité Paris/Province en Nouvelle-Zélande : Auckland/Province. Ce qui vaut aux Aucklandais le surnom de « Jafas » : Just Another Fucking Aucklander !

En bref : Je suis bien arrivé à Tahiti, et je vous promets de vous raconter mes premiers pas à Papeete dès que possible. Difficile de vous dire quand, tant je suis pris par mon stage, qui a débuté en même temps qu’une nouvelle crise politique en Polynésie française. Du coup, en attendant, si vous voulez de l’exotisme, n’hésite pas à suivre le blog de Guillaume Bruneau, un camarade de Sciences Po qui vient de se lancer dans un tour du monde avec une autre « sciencepiste » Manon Aubry. Ils viennent tout juste de terminer leur étape néo-zélandaise, et le hasard a fait que nous sommes même rencontrés à l’aéroport d’Auckland le jour de mon départ pour Tahiti. Ils s’apprêtaient alors à s’envoler pour l’Inde…

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A l’affiche : « Les Vacances du Pari Kiwi »

Ca y est ! Pour la deuxième fois de l’année, me voilà en vacances d’été ! La rentrée est  prévue le 22 février, ce qui me fait trois mois et demi de congés à occuper. Demandez le programme…

C’est l’un des gros avantages que l’on a quand on passe sa 3A dans l’hémisphère sud : les deux semestres d’études sont séparés par de longues vacances d’été, s’étendant de novembre à février ! En rêvant à mon année chez les Kiwis il y a quelques mois, je pensais beaucoup à ces fameuses vacances, et à comment je pourrais en profiter pour découvrir la Nouvelle-Zélande, en long, en large et en travers. Je me voyais déjà faire les vendanges, cueillir des kiwis, découvrir le woofing, enchaîner les backpackers, faire du stop au milieu de nulle part… Finalement, tout cela n’aura pas lieu. Pour la simple raison que, d’ici le 9 février, mes jours de présence en Nouvelle-Zélande se compteront sur les doigts d’une main : quatre – entre deux avions internationaux à Auckland !

Où donc se délocalisera Le Pari Kiwi ? Dans le Pacifique d’abord, en Asie ensuite. Première étape, dès demain : la Polynésie française, sur l’île de Tahiti. J’y serai avant tout pour un mois de stage au sein de la rédaction des Nouvelles de Tahiti. Mais j’en profiterai aussi pour découvrir et vous faire découvrir ce petit bout de France pas comme les autres… Tahiti évoque certes des paysages paradisiaques, mais ce n’est certainement pas que cela ; j’essayerai donc d’en savoir plus sur les « coulisses » du paradis.

Puis, juste avant Noël, après une nuit à Auckland, départ pour un nouvel archipel de rêve : la Nouvelle-Calédonie. Là encore, le plus clair de mon temps sera pris par un stage de journalisme, pour le compte des Nouvelles Calédoniennes cette fois-ci. Mais là encore, j’essayerai de ne pas passer tous mes week-ends dans un hamac, histoire quand même de voir à quoi ressemble la vie sur place et pourquoi pas de tenter quelques comparaisons avec la métropole et Tahiti. Tout comme en Polynésie française, la culture indigène semble très présente ; le choc culturel s’y annonce donc important – et intéressant !

Troisième étape des vacances du Pari Kiwi : la Thaïlande. De la fin janvier à la mi-février, je rejoindrai une amie de Sciences Po étudiant actuellement à Bangkok, et je découvrirai avec elle la vie quotidienne au sein de la « cité des anges ». Comptez également sur moi tenter de partir explorer la Thaïlande « profonde », loin de l’agitation de Bangkok et sans doute plus près de la vie traditionnelle asiatique. Jusque là, ma seule expérience de l’Asie se résume à quelques heures passées à Singapour, j’ai donc hâte d’en savoir un peu plus sur ce continent !

Enfin, le 10 février, ce sera l’heure du retour à Christchurch. Des activités plus ou moins réjouissantes m’y attendront : recherche d’un nouveau logement pour le semestre, inscriptions à la fac, et surtout une semaine de vadrouille dans le sud de l’Île du Sud, avec mes parents, à la découverte notamment de Dunedin et du Fiordland ! Il va falloir être patient pour réentendre parler de Nouvelle-Zélande sur ce blog, mais je pense que cela vaudra le détour : j’ai souvent entendu dire que le Fiordland était la principale merveille naturelle néo-zélandaise…

Tout au long de ces trois mois, je compte sur votre fidélité, sur vos commentaires, sur vos questions. Ne l’oubliez pas : blog = interactivité ! Cet espace est le vôtre. A très bientôt !

Avis aux expatriés français en NZ : projet photo

Le projet phot d'Anaïs Chaine

Anaïs Chaine a 25 ans, est photographe et sera en Nouvelle-Zélande à partir de janvier. Son projet : un reportage photo sur les Français installés à l’étranger. Elle a besoin de vous…

Vous êtes Français ? Et vous vivez chez les Kiwis depuis au moins un an ? Alors vous risquez de lui plaire ! Anaïs Chaine est une jeune photographe française, tout juste diplômée de l’ENS Louis Lumière, à Paris. Pour fêter ses débuts dans la vie active, elle vient de se lancer dans un projet de longue haleine intitulé Insider / « outsider »? Portraits de migrants : ces Français qui réussissent à l’étranger, qui la conduira de la Chine à la Nouvelle-Calédonie en passant par l’Australie et… la Nouvelle-Zélande.

La Nouvelle-Zélande sera l’étape majeure de son voyage : arrivée prévue en janvier 2010, pour huit mois de vadrouille à travers l’Île du Nord et l’Île du Sud. Afin de mener à bien son projet, Anaïs est actuellement à la recherche d’expatriés français qui accepteraient de participer à son reportage photo. Votre mission, si vous l’acceptez : passer deux à trois jours avec elle, vous laisser photographier dans vos activités de tous les jours, et témoigner sur votre intégration, votre nouveau mode de vie, votre position de Français chez les Kiwis…

Anaïs m’a envoyé un mail hier pour me présenter son projet ; elle a déjà quelques contacts, je lui en ai donné d’autres, mais il lui en faut plus ! Alors n’hésitez pas à la contacter : contact@anaischaine.com. Vous pouvez aussi jeter un oeil sur son site ou sur son blog pour avoir plus de précisions sur le projet. Bonne chance à elle et aux futurs participants !

Bilan : Quatre mois dans la peau d’un Kiwi boy…

Cela fait tout juste quatre mois que je suis arrivé en Nouvelle-Zélande. A la veille des vacances d’été, je fais le point sur le premier tiers de mon aventure à l’autre bout du monde…

Pour ceux qui prendraient le train en marche, cela fait quatre mois que je suis à la University of Canterbury, dans le cadre de ma 3e année d’études à Sciences Po Paris (année dite « à l’étranger »). La Nouvelle-Zélande se trouvant dans l’Hémisphère Sud, les saisons sont inversées, tout comme le calendrier universitaire : le premier semestre commence fin février et se termine fin juin, le second semestre s’étend lui de mi-juillet à mi-novembre. Je suis arrivé à Christchurch le 4 juillet, j’y ai fait ma rentrée le 13 juillet, j’ai eu deux semaines de vacances de « février » du 22 août au 6 septembre, et maintenant je m’apprête à entamer trois mois et demi de vacances d’été. Je vous raconterai mes projets de vacances la semaine prochaine ; pour l’heure, retour sur ces quatre premiers mois chez les Kiwis…

Un premier constat : si la Nouvelle-Zélande est le pays le plus éloigné de la France, c’est seulement en termes de kilomètres. Pour le reste, comme dans l’Hexagone, le mode de vie est très occidental, avec des influences britannique et américaine omniprésentes – et même une touche de françitude. La culture maorie a beau être largement reconnue, elle est loin de modeler la société néo-zélandaise, particulièrement sur l’Île du Sud. Bref, que les aventuriers pantouflards se rassurent, il n’y a pas de gros choc culturel à craindre (ou espérer ?) en Nouvelle-Zélande. Je me suis rapidement adapté à mon nouvel environnement, retrouvant mon petit confort moderne, et remplaçant au passage les pigeons du boulevard Saint-Germain par les canards des Ilam Gardens.

Ilam Gardens (University of Canterbury)

Ma vie d’étudiant en Nouvelle-Zélande a quand même été, jusque là, différente de ce que j’ai pu connaître en France ces deux dernières années. Principale nouveauté : la vie de campus. La University of Canterbury se situe un peu à l’écart du centre-ville de Christchurch, sur un campus de 76 hectares, avec son propre complexe sportif, son centre de santé, sa librairie, ses restaurants, ses cafets, son pub, son agence bancaire, son agence de voyage, son coiffeur, sa pharmacie, etc. S’ils le souhaitent, les étudiants ont la possibilité d’être logés dans l’un des cinq halls of residence situés sur le campus – ce que j’ai fait ce semestre. Amis sédentaires, ceci est votre paradis : il est tout à fait possible d’y passer son année sans mettre le moindre pied hors du campus… (Carte : en bas à gauche, ma « cité U », sur Homestead Lane. En haut à gauche, les terrains de rugby. En bas à droite, le centre sportif. Et entre University Drive et Creyke Road, la partie principale du campus.)

Cette vie de campus a ses avantages et ses inconvénients, qui contribuent chacun dans leur style à en faire une expérience très intéressante. Principal avantage, le campus est bon pour votre vie sociale : quand il faut une heure pour se retrouver entre amis à Paris, il ne faut qu’une… minute pour le faire ici ! Pas de temps perdu dans le métro, il vous faut juste enfiler vos chaussures (ou pas), sortir de votre appartement, monter ou descendre quelques marches, et vous y êtes : apéro ! Et si vous trouvez que l’ambiance dans votre appart n’est pas terrible, no worries, allez toquer à la porte d’un des apparts voisins, vous y trouverez forcément des têtes connues. A l’inverse, principal inconvénient, le campus ne vous incite pas à sortir de votre bulle étudiante. Puisque vous avez tout à portée de main, vous n’avez pas tellement intérêt à payer $2.10 de bus pour aller en ville. Du coup, vous y allez peut-être une fois par semaine, le week-end. Dommage…

Dommage, oui, car Christchurch est une ville assez vivante. En soirée, elle peut paraître un peu déserte, mais il suffit de connaître les bons spots : Poplar Lane et surtout Sol Square sont deux ruelles très sympas pour quelques social drinks, tandis que Manchester Street est à conseiller pour les amateurs de clubbing et aussi de pubs irlandais (le Sullivans se vante d’avoir le plus grand verre de bière au monde). Christchurch propose par ailleurs une vie culturelle active : pêle-mèle, je me suis rendu à l’International Film Festival, à l’Arts Festival, au Body Festival, à un spectacle d’improvisation au Court Theater, à une représentation de La flûte enchantée à l’Isaac Theater Royal, et j’ai encore beaucoup à découvrir. Au rayon balades, le centre-ville n’a pas beaucoup de charme, donc mieux vaut se reporter sur les jardins botaniques, sur les plages de New Brighton et Sumner ou sur les collines environnantes. Et, dès que possible, s’échapper dans la campagne néo-zélandaise…

Sur les hauteurs de Christchurch

C’est véritablement en sortant des villes que l’on se rend compte de la beauté de la Nouvelle-Zélande. C’est parfois même un peu trop facile : cette beauté n’essaye pas de se faire désirer, en se cachant dans des « bons coins » par exemple ; non, elle s’offre à vous à chaque endroit, sans rechigner, dans un acte totalement gratuit, « plaisir d’offrir ». Ainsi, que ce soit en partant en rando dans les Alpes du Sud, en visitant Akaroa ou en chaussant les skis à Mount Hutt, j’ai été impressionné par la majestuosité et la pureté des paysages de l’Île du Sud. J’ai aussi eu la chance de partir pour une semaine de road-trip dans le nord de l’Île du Sud, il y a deux mois de cela ; j’y ai découvert une autre richesse des landscapes kiwis : leur diversité. De la plage de galets de Greymouth à la plage de sable doré de Kaiteriteri, des sommets enneigés d’Arthur Pass à l’eau transparente de l’Abel Tasman National Park, du soleil de Nelson à la tempête de Kaikoura, de la forêt vierge de la West Coast aux vignobles de Blenheim, tout, tout, tout, vous trouverez tout chez les Kiwis !

Et les études, ça se passe bien ? Très bien, ma foi. Là encore, changement de style par rapport à la France : de 24h de cours par semaine à Paris, je suis passé à moins de 12h hebdomadaires. Une charge de travail bien moins élevée donc, ce qui m’a fait un bien fou. Je suis content des cours que j’ai choisi, j’ai eu des bonnes notes sans avoir trop d’efforts à fournir, et surtout j’ai profité du climat de zénitude regnant sur le campus : ici, on vient en cours en vélo, en skate, en tongs, en pantoufles, et même pieds nus ; bref on ne se complique pas la vie, on prend son temps, on respire. Les professeurs se font appeler par leur prénom, et certains annulent même leur dernier cours pour vous laisser le temps de vous déguiser pour la fête de fin d’année ! Sweet as!

"Tea Party" à la University of Canterbury

Vous l’aurez compris, mon bilan jusque là est largement positif. J’ai rencontré des étudiants du monde entier (des Américains, beaucoup d’Américains, mais aussi des Allemands, des Saoudiens, des Chinois…) et je me suis fait des amis s’intéressant à toutes sortes de disciplines, de l’ingénierie à la sylviculture en passant par la biologie et le français. Même si les conversations « made in Sciences Po » me manquent parfois un peu, cela fait du bien de s’ouvrir à d’autres univers ! Parmi les points négatifs – car il y en a forcément quelques uns -, je mentionnerais mes progrès trop timides en anglais, dus selon moi à une utilisation encore quotidienne du français, lors de discussions avec les quelques Français de la fac ou lors de mes connexions sur le web, si bien que je pense encore en français. J’ai également fait très peu de sport au cours de ce semestre, je vais tout faire pour me reprendre au prochain semestre (basket-baaaaaall!). Enfin, cette immersion pas tout à fait totale dans la société néo-zélandaise est assez frustrante, même si je sais que cela ne pourra jamais être parfait…

Un petit mot sur ce blog pour finir. Je me suis efforcé d’y publier au moins un article par semaine, avec succès. Mes statistiques me montrent que je reçois près d’une centaine de visites par jour, ce qui est selon moi un joli score pour un blog consacré à la Nouvelle-Zélande – et surtout une belle preuve de fidélité de votre part, donc merci beaucoup ! Mon groupe sur Facebook augmente d’une semaine à l’autre, ce qui là encore me fait très plaisir (d’ailleurs, n’hésitez pas à le rejoindre si vous voulez recevoir la newsletter mensuelle). Merci également pour vos commentaires et vos mails, auxquels je m’efforce de répondre un maximum. Maintenant, je dois avouer que je ne suis qu’à moitié satisfait de ma production sur ce blog. Je dois avoir une dizaine d’articles commencés, mais jamais terminés et donc jamais publiés. J’aurais voulu vous proposer plus de rencontres, plus de vidéos, plus d’articles en lien avec l’actualité néo-zélandaise, pour vous aider à saisir les grands enjeux du pays. J’essayerai d’améliorer ça à l’avenir, tout comme j’essayerai d’être un peu plus actif sur le site Amphis d’@illeurs et, si l’occasion se présente, sur Rue 89. N’hésitez pas à me faire part de vos attentes pour la suite !

Dans tous les cas, merci à vous pour vos lectures et vos réactions, merci à Sciences Po pour cette formidable expérience, merci à ma famille et à mes amis pour m’avoir permis d’être là où j’en suis.

Quatre mois déjà que je suis en Nouvelle-Zélande, mais encore huit mois d’aventures à venir… Stay tuned!