Archives mensuelles : juin 2009

Revue de presse : trois mois de NZ dans le rétro

La Nouvelle-Zélande vue de France

A une semaine de mon arrivée « down under », je vous propose de (re)découvrir quelques uns des rares articles consacrés à Aotearoa dans la presse francophone depuis le mois de mars…

Ça y est, le compte à rebours peut commencer : J-6. Dans moins d’une semaine, je serai à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zélande, à Christchurch. Encore quelques verres d’adieu à descendre et il va être temps de préparer mes valises, en veillant bien à ne pas oublier mes vêtements d’hiver ! J’essaierai de vous proposer un article détaillant ces ultimes préparatifs dans le cours de la semaine prochaine. Mais pour l’heure, flashback, plongée dans les médias de ces trois derniers mois, à la recherche de la perle rare : le mot-clé Nouvelle-Zélande

Si vous aimez le sport et si vous avez été vigilant au cours de ces derniers jours, vous n’êtes pas sans savoir que l’équipe de France de rugby est sortie victorieuse d’une série de deux test-matchs contre les All Blacks. La première confrontation a eu lieu à Dunedin et a offert aux Frenchies une victoire en « coup de tonnerre » selon Le Télégramme. Sous le déluge de Wellington, la seconde opposition a ensuite permis aux Kiwis de prendre leur revanche face aux Bleus, avec quatre petits points d’avance, et ce malgré l’éclair d’Heymans. Mais l’histoire retiendra sans doute l’affaire Bastareaud, du nom de ce joueur français dont l’agression fictive et surtout mensongère a choqué tout un pays, frisant l’incident diplomatique. Et le tonnerre de gronder à nouveau en Nouvelle-Zélande, dixit Rugbyrama. De mon côté, je retiendrai aussi cette charmante tradition à Dunedin : les matchs All Blacks vs. France disputés par des étudiants… en tenue d’Adam !

Le haka à poil (crédits photo : Valmito)

Le haka à poil (crédits photo : Valmito)

La Nouvelle-Zélande a ses champions, elle a aussi sa Campion, Jane Campion. Seize ans après sa Palme d’Or (et 3 Oscars) pour La leçon de piano, la réalisatrice néo-zélandaise était de retour au Festival de Cannes le mois dernier pour y présenter Bright Star, « une histoire d’amour plus forte que Roméo et Juliette ». Repartie de la Croisette sans récompense cette année, Jane Campion n’en reste pas moins la seule femme à avoir déjà remporté la fameuse palme – ce qu’elle déplore d’ailleurs…

Les femmes et la Nouvelle-Zélande, une longue histoire, notamment politique. Entre 1999 et 2008, la Nouvelle-Zélande, premier pays à avoir accordé le droit de vote aux femmes en 1883, fut gouvernée par une femme, Helen Clark. Lourdement battue aux dernières élections par le National Party, l’ancienne Premier Ministre travailliste a réussi à rebondir en mars dernier, en se voyant confier le poste d’administratrice du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud). « Une très bonne nouvelle pour la Nouvelle-Zélande et pour le Pnud », a affirmé à l’AFP Phil Goff, le successeur d’Helen Clark à la tête du Parti travailliste.

Crédits photo: AFP.

Crédits photo: AFP.

Vue de France, la Nouvelle-Zélande a parfois eu des airs d’animalerie. En effet, ces trois derniers mois, moutons,  porcs et pingouins ont été à l’honneur dans les médias… Cela a commencé avec cette effroyable nouvelle : « les moutons britanniques menacés par une pénurie de tondeurs« . En effet, de nouvelles procédures d’immigration ont récemment été mises en place au Royaume-Uni, faisant naître la crainte que les stars de la tonte – à savoir les Néo-Z et les Australiens – soient moins nombreux que d’habitude à venir aider les tondeurs de Sa Majesté cet été. Du coup, c’est toute la communauté ovine britannique qui est menacée d’étouffer sous sa toison…

Les uns étouffent, les autres attrapent la grippe. Souvenez-vous, la Nouvelle-Zélande a été l’un des tous premiers pays à être touchés par la pandémie de grippe porcine (euh, grippe mexicaine… euh, non, zut, grippe A), en avril, lors du retour d’un groupe de lycéens d’un voyage au Mexique… Alors que l’hiver vient d’arriver dans l’hémisphère sud, de nouveaux cas ne cessent de se déclarer (+ 67 entre mercredi et vendredi), le niveau d’alerte a été relevé le 21 juin et le Ministère français des Affaires Étrangères a publié des recommandations pour les voyageurs se rendant dans le pays.

Et pendant ce temps, les pingouins néo-zélandais travaillent leur sociabilité en jouant au foot

Voir la vidéo sur guardian.co.uk

Si la Nouvelle-Zélande a des airs d’animalerie, elle a aussi des airs de Monopoly. Tirant la carte « Erreur de la banque en votre faveur », un couple de Kiwis a ainsi quitté le pays avec l’équivalent de 4 millions d’euros en poche. Europe 1 s’en est fait l’écho.

Le mot « Nouvelle-Zélande » est également revenu à plusieurs reprises dans les débats en France sur la loi Hadopi. En effet, une loi de ce genre était sur le point d’être adoptée en NZ à la fin mars. Finalement, au grand désespoir de l’équipe  de la Ministre française de la Culture Christine Albanel, le passage polémique a été retiré. Google y est peut-être pour quelque chose

Enfin, pour finir sur une bonne note à quelques jours de mon arrivée en terre kiwie, retenons cet article du Courrier International qui présente la Nouvelle-Zélande comme « la nation la plus pacifique du monde« , en s’appuyant sur le dernier Indice mondial de la paix. On y apprend notamment que « le risque de manifestations violentes est au plus bas ». Et là on se dit que, vraiment, Mathieu Bastereaud aurait dû y réfléchir par deux fois avant de simuler une aggression en Nouvelle-Zélande…

Exclusif : Martine en Nouvelle-Zélande !

Martine en guest star

Vous souvenez-vous de ce buzz, en 2007, le générateur de parodies de Martine ? Pour fêter son retour à une nouvelle adresse, je vous conte les histoires de Martine au pays des kiwis…

Dans deux semaines, je débarquerai en Nouvelle-Zélande. Dans quelques heures, je fêterai le début de mes (courtes) vacances d’été. Pour l’instant, je vous propose dix couvertures inspirées de la célèbre série Martine… Le tout avec des arômes de kiwi et des pincées de second degré ! Âmes susceptibles, s’abstenir ! ;)

1. Il paraît que les habitudes culinaires en Nouvelle-Zélande ne sont pas particulièrement savoureuses, alors…

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2. Ka mate ! Ka mate !

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3. Attaque bactériologique australienne…

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4. Disco ?

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5. Telle Ségolène, Martine demande pardon…

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6. Keep left!

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7. Martine à la University of Canterbury…

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8. Martine a des colocs mexicains…

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9. Martine dans la forêt de Fangorn…

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10. Martine a tout compris…

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11… A votre tour maintenant ! N’hésitez pas à suivre l’exemple de Martine : les commentaires vous sont ouverts…

Exams : Le Pari Kiwi invente les « blog-révisions »

Te Tiriti o Waitangi, ou la difficile reconnaissance des populations indigènes dans le droit néo-zélandais

Mes examens commencent cette semaine. Histoire de réviser en m’amusant, je vous présente ici le mémoire que je vais devoir soutenir pour mon cours de droit comparé…

Au moment de définir la maquette de mon second semestre à Sciences Po, j’avais choisi un cours intitulé Introduction aux Grands Systèmes de Droit Étrangers, présenté par le Professeur Thierry Rambaud. Originalité de ce cours – outre le fait qu’il m’obligeait à venir en conf le samedi après midi : l’examen de fin de semestre consiste non pas en une dissertation classique sauce pipo (4h, 2 parties, 2 sous-parties) mais en un oral de 20 minutes au cours duquel l’étudiant est invité à soutenir un mémoire qu’il a rédigé durant la nuit précédant la deadline durant tout le semestre… Encore plus intéressant : le mémoire doit porter sur le pays de destination de 3e année, et le sujet est libre.

Vous l’aurez compris, je me suis penché sur la Nouvelle-Zélande. Et après avoir dépoussiéré les quelques livres de la bibliothèque de Sciences Po consacrés au pays du long nuage blanc, je suis ressorti de cette aventure avec un mémoire de 21 pages intitulé « Te Tiriti o Waitangi ou la difficile reconnaissance des populations indigènes dans le droit néo-zélandais ». En attendant mon oral de soutenance jeudi, je vous livre aujourd’hui la crème de la crème de mon mémoire,  en espérant que cela soit à peu près digeste…

Plaque commémorative du Traité de Waitangi (photo Harrison Gulliver, Creative Commons license)

Plaque commémorative du Traité de Waitangi (photo Harrison Gulliver, Creative Commons license)

La Nouvelle-Zélande, pays d’un peu plus de 4 millions d’habitants, compte 600 000 indigènes, appelés Maoris. Originaires de Polynésie, les Maoris furent les premiers à occuper la Nouvelle-Zélande, jusqu’à ce que les Britanniques ne décident d’annexer ce pays en 1840. Une annexion matérialisée par un traité, aujourd’hui considéré comme le document fondateur de la Nouvelle-Zélande : le traité de Waitangi (Te Tiriti o Waitangi)…

Signé le 6 février 1840 par des chefs de tribus maoris et un représentant de la Couronne, le traité de Waitangi devait poser les fondements d’une cohabitation harmonieuse entre les deux populations. Malheureusement, il n’en a rien été. Les colons britanniques ont rapidement ignoré les clauses du traité, allant jusqu’à déclarer sa simple nullité juridique en 1877, dans l’arrêt Wi Parata v. the Bishop of Wellington. Résultat : en plus d’être privés de l’essentiel de leurs terres et méprisés culturellement, les Maoris ont vu leur population s’effondrer de 200 000 habitants en 1820 à 42 000 en 1896 ! Les conséquences d’un tel traitement se font encore ressentir aujourd’hui au sein de la population maorie, qui représente tout de même 15% de la population totale. Ainsi, le taux de chômage des Maoris est plus de deux fois supérieur à celui des Pakeha (non-Maoris), leur espérance de vie est inférieure de 9 ans à celle du reste de la population et, en 2001, le revenu hebdomadaire moyen pour un Maori était de 388 dollars néo-zélandais, contre 504 pour un Pakeha…

Version maorie du Traité de Waitangi

Version maorie du Traité de Waitangi

Comment en est-on arrivé là ? A mon avis, on peut voir l’histoire du traité de Waitangi comme l’histoire d’un quiproquo, l’histoire d’une incompréhension mutuelle. Il faut savoir qu’il n’existe pas UN traité mais deux traités de Waitangi : celui en version anglaise et celui en version maorie… ce qui change tout ! En effet, en 1840, au moment de signer le document, la partie britannique avait dans son texte des concepts occidentaux (sovereignty, property, etc.) et dans son esprit une certaine façon d’appréhender le traité (essentiellement vu comme reconnaissant la souveraineté de la Couronne sur ce territoire). A l’inverse, la partie maorie s’engageait sur des notions traditionnelles (tino rangatiratanga comme droit à l’autodétermination, taonga comme référence aux trésors inviolables de la culture maorie) et comprenait le texte comme un engagement de protection et même d’amour de la part du Royaume-Uni… Évidemment, ça a clashé.

Mais tout n’est pas noir pour les Maoris. En effet, dans les années 1970, le gouvernement néo-zélandais a commencé à reconnaître ses torts et à réhabiliter le traité de Waitangi. En 1975, le Treaty of Waitangi Act a institué le Tribunal de Waitangi, chargé de définir les « principes » du traité en s’inspirant des textes originaux en anglais et en maori et en considérant les intentions et les interprétations du traité par les deux parties en 1840. Ces fameux principes ont permis de clarifier certains points du traité et de lui donner une valeur juridique plus importante. Le tribunal de Waitangi est également devenu un maillon essentiel du processus de règlement des différends fonciers accumulés depuis près de 170 ans entre Maoris et Pakehas. A l’heure d’aujourd’hui, plus de 1 050 dossiers ont été adressés au tribunal de Waitangi et les Maoris ont déjà reçu 675 millions de dollars NZ de la part de la Couronne, en réparation de leur préjudice… Du côté juridictionnel, en 1987, un arrêt de la Court of Appeal a disposé que les textes législatifs ne devront plus être en contradiction avec les « principes du traité de Waitangi », ce qui a ouvert la voie à une meilleure reconnaissance et protection des Maoris par le gouvernement néo-zélandais.

Logo du Tribunal de Waitangi

Logo du Tribunal de Waitangi

Le traité de Waitangi cristallise donc les débats sur la place des Maoris dans la société néo-zélandaise aujourd’hui. La Nouvelle-Zélande est un pays jeune, qui se cherche encore un modèle national : certains voient les efforts en faveur des Maoris comme une façon d’atteindre un modèle biculturaliste, qui ferait de l’identité kiwie un mélange d’identité occidentale et d’identité autochtone ; d’autres se montrent réticents à reconnaître pleinement le traité, estimant que le modèle le plus approprié à la Nouvelle-Zélande serait le multiculturalisme, comme en Australie ou aux Etats-Unis, car la population néo-zélandaise devient de plus en plus variée – et notamment de plus en plus asiatique. « Le traité de Waitangi, ou comment un objet juridique non identifié devient un enjeu politique fondamental. »

S’il y en a parmi vous que cela intéresse de lire l’intégralité de mon mémoire, je peux vous l’envoyer par mail…

Maintenant, c’est au jury de poser ses questions ! A vous de jouer ! ;)

Le Kiwi Corner, un restaurant « cool man »

Le Kiwi Corner, un mardi en début de soirée

Chose promise, chose due. Après avoir visité les cuisines du Kiwi Corner cet hiver (souvenez-vous), j’y suis retourné mardi, avec deux amis, pour jouer au critique gastronomique

Savez-vous quelle est la devise nationale de la Nouvelle-Zélande ? Non ? Eh bien moi non plus. Et mon ami Wikipedia non plus. Car, apparemment, il n’y en a pas ! Hum… Et la devise du Kiwi Corner, vous la connaissez ? Non plus ? Allez, indice : elle se trouve dans le titre de cet article… Quoi, « cool man » ? Ouiiii ! (Enfin, ça devrait l’être, si les restaurants prenaient la peine de se choisir des devises…)

Ahh, « cool man »… Cette expression, vous n’y manquerez pas si vous venez au Kiwi Corner. C’est la spécialité maison de Lucas, le chef de salle canadien. Vous entrez dans le restaurant, il vous propose de choisir votre table, vous en choisissez une, et paf, vous y avez droit : « cool man »! Vous faites votre choix dans le menu, il vient vers vous, vous lui donnez votre commande et… re-paf, « cool man »! Avant de partir, vous allez lui dire combien vous avez apprécié votre soirée : badaboum, « thanks man, cool »… J’avais déjà remarqué cette habitude de langage lorsque j’avais été l’interviewer en mars ; j’ai été content de retrouver ça intact cette semaine. :)

Il est des expressions, comme ça, qui vous mettent à l’aise. Pas que des expressions d’ailleurs : des accents, des musiques, des lumières, des ambiances aussi. Et sur ce point, on peut dire que le Kiwi Corner se défend plus qu’honorablement. Surtout le soir, avec ces éclairages un peu tamisés… Conditions are perfect, it’s dinner time!

Coopers, Steinlager, Coopers

Coopers, Steinlager, Coopers

Après une dégustation de bières océaniennes – au cours de laquelle j’ai malheureusement pu constater la supériorité de la Coopers australienne sur la Steinlager néo-zélandaise, snif – nous avons opté pour une formule entrée + plat + dessert à 29€ (ou 31€, selon le plat choisi). Ce n’est pas donné, effectivement, mais la qualité est vraiment au rendez-vous, digne de mes quelques expériences de « grandes tables »…

"Gâteaux au Crabe"

"Gâteaux au Crabe avec une mayonnaise au wasabi"

Dès l’entrée, nous nous sommes concertés pour choisir des starters différents, histoire de goûter un peu à tout (rentabilisons, rentabilisons !). Sont donc arrivés sur notre table des « moules de Nouvelle-Zélande farcies aux noix de Macadamia, sur un lit de salade avec coulis de poivron rouge », des « gâteaux au crabe avec une mayonnaise au wasabi » et des « brochettes de kangourou avec une sauce teryiaki & sésame ». Après avoir testé les trois entrées, le jury a été unanime pour reconnaître un sans-faute : nourriture légère, agréable, fraîche et dépaysante, idéal pour commencer un repas. Personnellement, je donnerais cependant une mention spéciale aux brochettes de kangourou, pour leur qualité de goût et de texture, un régal. Quant aux moules de Nouvelle-Zélande, ici camouflées sous une bonne farce (mouarf), elles présentent la double particularité d’être nettement plus grosses que les moules françaises, et surtout d’avoir une coquille… verte ! Amusant.

"Côtelettes d'agneau NZ"

"Côtelettes d'agneau NZ avec une sauce aux kiwis"

Cette mise en bouche passée, nous avons alors pu souhaiter la bienvenue parmi nous à une assiette de « côtelettes d’agneau néo-zélandais avec une sauce aux kiwis » et à deux assiettes de « Mahi Mahi (poisson de Tahiti) avec une sauce aux fruits exotiques, une touche de vanille et du riz coco ». Cette fois-ci, sans hésiter, je décerne la palme aux quatre côtelettes ; je n’avais jamais mangé d’agneau aussi tendre, c’était succulent – et ce malgré la sauce aux kiwis, un peu forte pour se marier avec de l’agneau à mon goût… Quant au Mahi Mahi, contrairement à mes deux camarades, je ne lui ai rien trouvé de spécial hormis son nom, mais il faut dire que je l’ai goûté après la viande (erreur caractéristique d’un critique gastronomique débutant ça !). Le riz coco était génial, pour sa part.

"La fameuse Pavlova meringuée de NZ"

"La fameuse Pavlova meringuée de NZ"

Et enfin, le clou du spectacle : le dessert !!! A peine chauvin, j’ai opté pour le dessert national de mon futur pays d’accueil, à savoir « la fameuse Pavlova meringuée aux kiwis », tandis que mes deux collègues gastronomes choisissaient un « Po’e Mai’a – banane, tapicoa, vanille » et une « tarte aux fruits de la passion et sa boule de glace ».  Comme pour la bière, je dois une nouvelle fois reconnaître la défaite de la Nouvelle-Zélande, au profit de Tahiti et de son étonnant Po’e Mai’a, sorte de tarte gélatineuse au fort goût de banane, très agréable en bouche.  La Pavlova, meringue de luxe, avait pourtant une belle carte à jouer, elle est juste tombée sur plus forte qu’elle… Jusqu’au bout, le Kiwi Corner a donc été à la hauteur, jouant la carte de la légerté et de l’originalité.

La rue Servandoni a beau être une charmante rue parisienne, le Kiwi Corner a les moyens de vous faire oublier où vous êtes et  de mettre entre parenthèses votre routine métro-boulot-dodo le temps d’un repas. Tout cela grâce à un staff jeune et sympa, grâce à une cuisine inventive et même grâce à un mobilier maori assez surprenant !

En bonus, découvrez un extrait audio inédit de mon interview de mars avec Lucas, que j’avais coupé au montage. Soyez attentifs jusqu’au bout, un « cool man » vous attend ! :)

Et merci Taline pour la pochette !!! batchigs !