Archives mensuelles : mai 2009

The Flight of the Conchords, destination l’absurde

Flight of the Conchords (by Rosa Luxemburg, Creative Commons license)

Ils se présentent comme « le quatrième duo de parodie digi-folk le plus populaire de Nouvelle-Zélande ». Les Flight of the Conchords sont en réalité bien plus que ça…

Pas évident de trouver des sujets d’articles sur la NZ, quand on n’y a jamais mis les pieds, quand on vit à l’autre bout du monde et quand on ne s’y intéresse que depuis quelques mois… Mais on y arrive. Pour le billet d’aujourd’hui, je dois remercier le blogtrotter Tristan Mendès France, qui m’a permis de faire une belle découverte en mars dernier – et qui, je l’espère, aura aussi contribué à vous faire faire une belle découverte aujourd’hui. Voilà ce qu’il me répondait après que je lui ai présenté mon blog, il y a deux mois : « Sympa ce projet, j’espère que tu nous parleras des Flight of the Conchords!« 

Les Flight of the Conchords, dis-tu ?? Comme vous, sans doute, je n’avais alors aucune idée de ce qui se cachait derrière ce nom de groupe ! Tristan faisant bien les choses, il a joint une vidéo à son message. J’ai regardé ça. Deux gars sur scène, une sorte de rap loufoque, avec des paroles pas simples à comprendre. Mais c’est prenant. Et c’est kiwi, ne l’oublions pas ! :) Alors je continue, je vais fouiner sur Internet, envie d’en savoir plus sur ces deux gais lurons. J’ai bien fait. Après avoir vu, revu et re-revu leurs nombreux clips, je peux aujourd’hui vous confirmer ce que Tristan ajoutait dans son message : « Flight of the Conchords, c’est mo-nu-men-tal! »

Bret McKenzie et Jemaine Clement

Bret McKenzie et Jemaine Clement

Colocataires sur le campus de la Victoria University à Wellington il y a une dizaine d’années, où ils étudiaient le cinéma et le théâtre, Bret McKenzie et Jemaine Clement sont depuis 1998 les deux hurluberlus qui constituent The Flight of the Conchords. Bret a été membre du groupe de reggae The Black Seeds et est aussi connu en NZ pour sa très brêve apparition en tant qu’elfe dans Le Seigneur des Anneaux. Jemaine a fait partie du duo comique The Humourbeasts et revendique ses origines maories. Tous les deux sont Néo-Zélandais, trentenaires, célèbres et sexy – enfin, ça, c’est The Guardian qui le dit. Sans oublier le principal : ils sont drôles.

A l’origine, The Flight of the Conchords est donc un groupe formé par deux amis qui se produit dans les petites salles néo-Z pour se faire un peu d’argent de poche. Puis, le succès grandissant, ils commencent à être invités dans quelques festivals étrangers (Edimbourg, Montréal…), où ils n’hésitent pas à se présenter comme ayant été, un temps, « le quatrième duo de folk guitar digi-bongo accapella-rap-funk-comedy le plus populaire de Nouvelle-Zélande » (sic).

Tout un programme derrière lequel se cachent des prestations extraordinaires, élaborées à partir d’une recette originale : s’appuyer sur quelques accords de guitare pour rythmer des textes hilarants, brulés au second degré et résolument absurdes. En voici une première dégustation, avec leur morceau « The Humans Are Dead », composé pour les robots du futur, « un marché que l’on essaye de conquérir » expliquent-ils…

Je vous propose ici une version live en anglais. Si vous préférez voir une version clip (plus courte) sous-titrée en français, cliquez ici.

En 2002, Bret et Jemaine sortent un premier album live. En 2004 ils enregistrent une série pour la station britannique BBC Radio 2. En 2007, c’est la consécration : convaincue par le carton d’audience obtenu lors de la diffusion d’un de leurs concerts, la chaîne américaine HBO leur offre leur propre série télé. Tout en auto-dérision,  ils décident de se mettre dans la peau d’un groupe kiwi partant à la conquête du marché musical new-yorkais, sous le nom de… The Flight of the Conchords ! Pour le meilleur (parfois) et le pire (souvent)…

La première saison de la série, composée de douze épisodes, reprend certains de leurs succès « musicaux » et réunit un million de fans par semaine aux États-Unis ! Surfant sur cette vague de succès, le duo kiwi récolte quatre nominations aux Emmy Awards en 2008, nominations auxquelles s’ajoutent quatre NZ Music Awards et un Grammy Award pour l’album The Distant Future, sorti en 2007…

Parmi les morceaux que l’on retrouve à la fois dans la série TV et dans leur album, se trouve « The Most Beautiful Girl (In the Room) », petit bijou textuel dans lequel Jemaine déclare sa flamme à celle qu’il trouve « la plus jolie fille… de la pièce ». Romantique raté mais touchant, Jemaine enchaîne maladroitement les perles et nous offre une collection de répliques cultes : « tu es si jolie / tu pourrais être serveuse / tu es si jolie / tu pourrais être une hôtesse de l’air des 60s / tu es si jolie / tu pourrais être mannequin à temps partiel » ou encore « je n’en reviens pas / de partager un kebab avec la plus jolie fille que j’ai jamais vue / avec un kebab »

Version live en cliquant ici. Version série VOSTF ci-dessous…

Dans la même veine, je ne résiste pas à la tentation de vous présenter le morceau que j’ai le plus regardé jusque là : « Business Time ». Jemaine se trouve cette fois dans la peau d’un homme dont la vie conjugale est devenue routinière, où « le mardi est le jour où l’on va chez ta mère » et « le mercredi est le jour où l’on fait l’amour / tout est réuni / il n’y a rien de bien à la télé / les conditions sont parfaites »… It’s business, it’s business time!

Version série VOSTF en cliquant ici. Version live ci-dessous…

Le duo McKenzie/Clément excelle également dans la parodie rap/hip-hop, comme vous pouvez le constater avec le génialisime battle « Hiphopopotamus vs. Rhymenoceros », « l’un de nos morceaux gangsta-folk »

Version série VOSTF en cliquant ici. Version live ci-dessous…

… et comme vous pouvez également le constater sur « Mutha Uckas », sur lequel ils ne prononcent que la moitié de chaque mot et s’emportent notamment contre un épicier refusant de commercer avec des Néo-Zélandais (« The mutha’ucka won’t sell an apple to a Kiwi »). Le tout à vélo et avec un casque sur la tête… Bad boys!

A défaut de sous-titres, vous pouvez retrouver les lyrics en cliquant ici

Finalement, voici trois derniers clips des Flight of the Conchords. On commence par « Foux du Fafa », hommage rendu à notre belle France, avec ses pulls marins et ses pique-niques dans l’herbe…

On continue avec l’inévitable reprise du Seigneur des Anneaux : « Frodo, Don’t Wear the Ring », où Bret et Jemaine mettent en avant leurs talents d’imitateurs…

Et on conclut avec « Albi the Racist Dragon », où le duo kiwi revisite le genre du conte en y apportant sa touche totalement décalée… Le meilleur pour la fin ?

Version live en cliquant ici. Version clip ci-dessous…

Alors, l’humour absurde kiwi, ça vous plaît ? Dites-le moi !

Pour en savoir plus :

Des articles : The Guardian, The Telegraph, Wikipedia, Le Monde des Séries,…

Des vidéos : l’intégralité des épisodes en streaming, un résumé de la saison 1 en quatre minutes, le générique de la série, Ladies of the World, Boom, If You’re Into It, Sello Tape,…

De la musique : Flight of the Conchords sur Deezer

A l’origine, The Flight of the Conchords est un groupe qui se produit dans de toutes petites salles en Nouvelle-Zélande, pour se faire un peu d’argent de poche. Puis, le succès grandissant, ils commencent à se produire dans quelques festivals étrangers, comme à Edimbourg ou à Montréal, où ils se présentent comme « l’anciennement quatrième duo de folk guitare digi-bongo accapella-rap-funk-comédie le plus populaire de Nouvelle-Zélande ».

Voyage, voyage : les choses se précisent

L'effort avant le réconfort

A six semaines de mon arrivée à Christchurch, je commence à en savoir plus sur ce qui m’y attend… Sortant la tête de la paperasse kiwie et des cours froggies, je fais le point sur la situation.

La semaine dernière, à moins de deux mois du début de mes cours en NZ, je m’inquiétais de n’avoir toujours rien reçu de la part de ma fac… Zéro lettre, 0 mail, 0 signal de fumée, 0 pot de Vegemite, rien. De leur côté, mes petits camarades partant à Auckland ou en Australie étaient déjà bien lancés dans les différentes procédures d’inscription… Bizarre, bizarre. Je suis donc allé me manifester auprès du centre Asie/Pacifique de Sciences Po, qui s’est lui même manifesté auprès de l’International Office de la University of Canterbury. Depuis, tel Gandalf et les siens sur le Col de Caradhras, je croule sous une avalanche de mails… UC s’est réveillée et les choses se précisent !

Paperasse...

Paperasse...

Le logement, d’abord. Pour faire simple, deux solutions s’offraient à moi : le campus de UC, à quelques kilomètres de Christchurch, ou un logement en ville, au milieu de la population locale. Sans trop hésiter, j’ai choisi le campus : voilà une occasion unique de vivre sur l’un de ces fameux « campus à l’américaine », dans l’une de ces petites villes estudiantines quasi auto-suffisantes, où l’on peut aussi bien aller au pub, rendre visite à son banquier et se faire poser des bigoudis chez le coiffeur ! Il s’agit également d’un endroit privilégié pour faire des rencontres avec d’autres étudiants, et ce dès les premiers jours de l’année. Enfin, le campus, je l’avoue, c’est le choix d’un certain confort, idéal pour prendre ses marques et commencer l’aventure du bon pied !

Si tout se passe bien, je devrai donc habiter Ilam Village, avec l’essentiel des étudiants internationaux.  Adieu ma chambre de bonne parisienne de 10 m² au 6e étage sans ascenseur, bienvenue à l’auberge espagnole : les Ilam Apartments accueillent chacun cinq ou six étudiants, qui disposent tous de leur propre chambre et partagent salon, cuisine et sanitaires. Cet équilibre intimité/convivialité m’a l’air assez alléchant, on verra si cela se confirme…

Lost in Translation

Lost in Translation

L’inscription à la fac, ensuite. Je vous passe les différentes étapes de la procédure, pour en venir à l’essentiel : les cours. Eh oui, ne l’oublions pas, cette année à l’étranger est une année d’études à l’étranger, avec tout ce que cela comporte d’essais à rendre, de cours à valider, d’heures de sommeil à rattraper en amphi d’obligations de scolarité à respecter… sous peine de se voir refuser l’entrée en master. Heureusement, modèle anglo-saxon oblige, le nombre d’enseignements à suivre est tout à fait raisonnable – doux euphémisme : 4 cours par semestre. Reste à choisir ceux qui nous intéressent le plus, ce que j’ai déjà pu faire lors de ma pré-inscription en ligne…

Histoire de me mettre dans le bain journalistique, j’ai choisi deux cours de Media and Communication : The News Machine, consacré aux modes de production, de sélection et de présentation de l’information, et On Air: Broadcasting and New Zealand, où je pourrai me familiariser avec le monde de la télévision et de la radio en NZ. Pour une approche plus académique du pays dans lequel je vais vivre, j’ai également décidé de suivre un cours d’histoire contemporaine : New Zealand History: Since 1940. Enfin, petite douceur exotique, je vais me lancer dans l’apprentissage de la seconde langue officielle de la Nouvelle-Zélande… le māori : Conversational Maori for Absolute Beginners. Tout un programme !

J’aurai la possibilité de modifier cette liste jusqu’à la fin de la deuxième semaine des cours, ce qui me laisse donc amplement le temps de faire mûrir mes choix. Voilà qui constitue un  véritable choc culturel pour l’étudiant de Sciences Po, d’ordinaire confronté à l’impitoyable épreuve des inscriptions pédagogiques… ;)

Singapore Calling! (photo: T. Chua, Creative Commons license)

Concernant les démarches de visa, je suis dans un flou relativement artistique… A vrai dire, j’ai commencé à remplir ma Student Visa/Permit Application, où il m’a fallu notamment nier avoir la tuberculose, nier être enceinte, nier avoir déjà été condamné, nier avoir été déporté, le tout avant d’arriver à la page 5 et à la case D6, où j’ai eu le plaisir d’apprendre qu’il me faudra joindre à ma demande de visa un extrait de casier judiciaire, pour apporter la preuve de mon bon « character« . Soit. Il me reste encore plus de la moitié du document à remplir, les rebondissements ne devraient donc pas manquer !

Enfin, pour ce qui est des billets d’avion, voilà un point sur lequel je suis au clair. Départ de Paris début juillet (assez tôt pour éviter ça), arrivée à Christchurch le surlendemain. Entre les deux, une escale d’une journée à Singapour, au cours de laquelle je serai sûrement content de me dégourdir les jambes. Mais tant qu’à mettre les pieds en Asie, autant en profiter pour voir du pays ! Oyez, oyez chers amis ! Je fais appel à vous pour m’aider à organiser mes tribulations en Chine (enfin, à côté) : si vous avez déjà été à Singapour, si vous connaissez quelqu’un qui y a séjourné, si vous avez le moindre conseil à me donner en vue de cette escale, merci de bien vouloir me laisser un commentaire à la suite de cet article ou m’envoyer un mail (leparikiwi[at]hotmail[point]fr), je vous en serai très reconnaissant !

That’s all folks, thanks for coming! And have a nice week!

Le Pari Kiwi vous offre une semaine de pubs

Après la Pub Night de la semaine dernière, encore une histoire de pub ? Oui, mais avec une variation de taille : il s’agit cette fois-ci de publicité ! Un article à consommer sans modération…

Je vais être franc. L’article que j’avais imaginé à l’origine pour cette semaine n’avait rien à voir avec celui que vous êtes actuellement en train de découvrir. En effet, après avoir consacré mon premier billet à la Nouvelle-Zélande vue par les Français, j’avais cette fois envie de reproduire ma démarche en allant voir différents professeurs de Sciences Po, pour leur demander de m’apporter un premier éclairage universitaire sur la Nouvelle-Zélande. J’ai donc contacté un professeur d’histoire, un professeur d’institutions politiques et un professeur de relations internationales, la semaine dernière, en espérant pouvoir vous proposer aujourd’hui une vidéo made in pipo… Malheureusement, malgré leur évidente bonne volonté, les trois enseignants m’ont avoué n’avoir que des connaissances limitées sur la Nouvelle-Zélande, insuffisantes pour mener à bien mon projet. D’où cette question : que mettre sur mon blog cette semaine ?

Quand des imprévus surviennent sur un plateau de télévision, la régie décide généralement de passer une page de publicité, le temps de remettre les choses en ordre.  Pourquoi ne pas en faire de même ici ? Après tout, la pub n’est-elle pas une activité digne d’intérêt, bien souvent révélatrice des caractéristiques d’une société et de ses moeurs ? Dans ma démarche de découverte de la Nouvelle-Zélande, ne serait-il pas pertinent de s’intéresser à l’advertising kiwi ? Emballé, c’est pesé : cette semaine, Le Pari Kiwi va vous matraquer à coups de pub !

Pour cette initiation à la société de consommation néo-zélandaise, je vous ai déniché sept publicités télé tout droit venues d’Aotearoa ; je vous propose d’en découvrir une par jour, à compter d’aujourd’hui. Chaque jour, cet article s’enrichira ainsi d’une nouvelle vidéo et je vous inviterai finalement à voter pour votre pub préférée et à venir en discuter dans les commentaires… Allez, assez parlé, je laisse à présent la pub prendre le contrôle et s’occuper de votre temps de cerveau disponible ! (Niark)

Samedi

Comme vous le savez peut-être, l’équipe de France de rugby va bientôt se rendre dans l’hémisphère Sud, pour une tournée devant permettre aux hommes de Marc Lièvremont de se faire humilier d’affronter les All Blacks et les Wallabies.  A pile quatre semaines du début des hostilités (NZ/France le samedi 13 juin à Dunedin), je vous propose de vous remettre en tête la chorégraphie du Haka… de manière épicée et savoureuse ! Action !

Dimanche

Ahh, le dimanche. Certains profitent de leur journée de repos pour s’offrir une grasse matinée. D’autres vont rendre visite à leurs amis ou à leur famille. D’autres encore préfèrent s’offrir une partie de pêche en rivière… Quitte à être dérangés par d’étranges Néo-Zélandais

Lundi

Reléguant le week-end au rayon des souvenirs, le lundi est souvent la journée du retour au travail ou à l’école. Pour certains d’entre vous, à qui je dédie cette vidéo (je suis trop bon), c’est même le premier jour des examens de fin de semestre… Plutôt que de bachoter jusqu’au bout, regardez comment cela se passe en Nouvelle-Zélande lorsqu’on rend sa copie en retard !

Mardi

La publicité d’aujourd’hui vous donnera peut-être envie de déguster un plat de bacon & eggs ! Saurez-vous résister à la tentation carnivore ?

Mercredi

En bons sujets de Sa Majesté, les Néo-Zélandais ne rechignent pas à l’appel d’une bière fraîche… Ils en feraient même une question de vie ou de mort !

Jeudi

Ayant oublié hier de vous recommander de boire avec modération, je vous invite à la retrouver (cette chère modération) dans une publicité qui concernent tout particulièrement ceux qui envisagent de sortir ce soir…

Vendredi

Last but not least, une publicité très drôle qui plaira sûrement à tous ceux qui s’apprêtent à partir étudier à l’autre bout du monde !

Want some more? C’est par ici : http://www.justaddnewzealanders.com.

Maintenant, à vos commentaires… et à vos votes ! Plus qu’un droit, un devoir ! ;)


A Paris, les Kiwis ont leur « Pub Night »

Le Sous-Bock, rue Saint-Honoré (75001 Paris)

Tous les premiers vendredis du mois, la communauté néo-zélandaise de Paris se retrouve pour une « Pub Night ». En ce 1er mai, ils étaient une quarantaine de Kiwis au Sous-Bock…

L’Association France-Nouvelle Zélande existe, selon son site Internet, depuis 1981. Près de trente ans donc, au cours desquels elle s’est attachée à développer les échanges culturels entre les deux pays, en organisant différents événements à Paris et en province, ou tout simplement en servant de point de rencontre aux Kiwis expatriés… et aux Froggies amoureux d’Aotearoa (nom maori de la NZ) ! Si elle a connu quelques trous d’air au moment des événements du Rainbow Warrior, l’association est aujourd’hui en pleine forme, à l’image de son incontournable rendez-vous mensuel : la Pub Night !

Traditionnellement donné à l’Eden Park, dans un pub du nom du mythique stade d’Auckland situé dans le VIe arrondissement, le rendez-vous avait lieu pour la première fois en ce 1er mai au Sous-Bock, de l’autre côté de la Seine, rue Saint-Honoré. La pinte de Guinness y est à un prix très… parisien (8€), mais l’endroit est spacieux et relativement calme, de quoi passer une bonne soirée, placée sous le signe du kiwi !

Kiwis & friends à la Pub Night

Kiwis & friends à la Pub Night

J’arrive sur place vers 19h, alors qu’une dizaine de PubNighteurs a déjà pris ses aises à l’entrée du bar, avec le comptoir à portée de bras, au cas où… Mais comment savoir s’il s’agit vraiment de Pubnighteurs, me direz-vous ? Facile, Claire Waddington a pensé à tout : à votre arrivée, la responsable des animations de l’association vous accueille en vous remettant un autocollant (kiwi, mouton ou pingouin néo-zélandais, selon les goûts), destiné à vous servir de passeport pendant toute la soirée. Mais, sticker ou pas, vous avez sans doute plus vite fait de reconnaître la tribu kiwie à ses discussions tantôt en français, tantôt en anglais, et à sa grande convivialité

« Les Néo-Zélandais sont des gens très accueillants, me confie en anglais une jeune Kiwie, native d’Hamilton et actuellement en vacances à Paris. Nous adorons faire de nouvelles rencontres avec des gens venant d’autres régions du monde ! » Des propos que j’entendrai plusieurs fois au cours de la soirée, émanant à la fois de Néo-Z et de Français, à l’image de Marie-Jeanne… Marie-Jeanne, retraitée, est l’une des cadres de l’association, tombée dans le chaudron kiwi il y a plus de quarante ans. C’est elle qui me présente toutes les activités organisées par l’association, des commémorations d’Anzac Day jusqu’à la visite des carrières Wellington à Arras, en passant par l’édition d’un livre bilingue consacré à un « Poilu des antipodes »… A ses côtés, Lorraine (« comme la région, d’accord ? »), originaire de New Plymouth, regarde les photos de vacances qu’une autre Kiwie, née elle à Wellington, vient de ramener de l’autre bout du monde…

Cheers !

Cheers !

21h, les couche-tôts commencent à quitter les lieux. De mon côté, je continue la visite… et m’incruste dans une conversation in French, où l’on discute du pays des Kiwis en savourant des bouchées au jambon cru. Je fais ainsi la connaissance de deux futurs trentenaires : la première, passionnée d’astronomie, a découvert la NZ sur Internet il y a deux ans, s’est mise au rugby depuis et va enfin réaliser son rêve en y allant en janvier ; le second, d’origine irlandaise, espère s’y rendre à la fin de l’année, après une tentative avortée l’an passé.

Je me rapproche de l’écran géant situé dans le bar, pour regarder – comme par hasard – un match de rugby, opposant les Wellington Hurricanes aux Auckland Blues. Évidemment, je ne suis pas seul, quelques Kiwis représentants de la gent masculine sont agglutinés devant l’écran ! Parmi eux, David, originaire d’Auckland. Il est marié à une Française et m’affirme avoir rencontré ses meilleurs amis grâce aux Pub Nights de l’association France-Nouvelle Zélande. Il se plaît en France mais ne se fait toujours pas à ce qu’on l’appelle « Daviiid », au lieu de « Dayvid » ! J’enchaîne ensuite avec un autre Néo-Zélandais, qui a fait ses études dans ma future université, à Christchurch, et qui est aujourd’hui consultant en France, puis avec un sympathique Australien, Tim, arrivé à Paris il y a deux ans avec sa femme brésilienne. On discute, il m’assure que je vais adorer mon année en NZ, on discute, il m’invite à un barbecue australo-kiwi le 16 mai aux Invalides, on discute, il me paye une nouvelle pinte… Accueillants, je vous dis ! :)

Je quitte finalement les lieux aux alentours de minuit. Entre temps, j’aurai fait de nouvelles connaissances, parmi lesquelles un juriste kiwi converti au droit français, une Française de retour d’Aotearoa où elle était assistante de français dans une école – elle me conseille les films suivants: The Piano, An Angel at My Table et Once Were Warriors -, un ancien rugbyman de Rotorua et la femme de David (oups, « Dayvid » !), Solange, qui nous aura offert une tournée de… vodka bubble-gum !

Merci à tous les PubNighteurs pour ce délicieux avant-goût de NZ… on remet ça le vendredi 5 juin ! :)

Interview avec Finn Andrews, leader des Veils

The Veils étaient en concert mercredi à Paris. J’en ai profité pour rencontrer le chanteur du groupe, Finn Andrews, personnage aussi disponible en coulisses que captivant sur scène…

C’est en préparant l’article que j’ai consacré aux Veils début avril que j’ai découvert qu’ils feraient escale à Paris le 29 avril, à La Maroquinerie. Désireux de découvrir la bande de Finn Andrews sur scène, je n’ai donc pas attendu pour réserver ma place, surtout qu’il s’agissait là de la seule date française du groupe anglo-kiwi (en pleine tournée de promotion de son nouvel album Sun Gangs). Et puis, l’échéance approchant, je me suis dit qu’il serait bête de ne pas en profiter pour faire un petit quelque chose pour Le Pari Kiwi…

Samedi dernier, j’ai donc lancé les hostilités, dans l’espoir d’obtenir une interview avec le leader du groupe : pilonnage de mails, au manager des Veils, à leur distributeur en Europe, à La Maroquinerie, et envoi d’un message via Facebook à Finn Andrews lui-même (profil qui s’avèrera ne pas être le sien, oups!)… Au bout du suspense, c’est finalement La Maroquinerie qui me répond, mardi, estimant que « c’est jouable ». Les tractations vont bon train et, après consultation du manager, la bonne nouvelle tombe mercredi peu avant midi : rendez-vous est donné à 20h avec Finn Andrews, soit quelques minutes avant le début du concert…

Finn Andrews (photo Seb, www.le-hiboo.com)

Finn Andrews (photo: http://www.le-hiboo.com)

La tâche ne s’annonçait pas facile : première interview à la fois en anglais, en vidéo et avec un chanteur souvent présenté comme taiseux et interview-phobe, c’est dire si je ne faisais pas le malin en me présentant, le soir-même, au bureau de La Maroquinerie… Sans pitié quant à mon pauvre sort, une des responsables de la salle me demande alors de la suivre, ce que je fais en descendant les escaliers menant à l’arène. Là, le manager du groupe prend le relais et nous nous engouffrons derrière un rideau noir, dans les dédales d’un mini-labyrinthe underground, destination l’enfer… ou pas !

Au bout du tunnel, ce n’est pas le diable qui m’accueille ; c’est Finn Andrews, le sourire humble et timide, entouré de sa bande, qui se lève pour me saluer. C’est ici que va avoir lieu l’interview, dans les loges (comprendre salle un peu bordélique, d’une petite dizaine de mètres carrés, avec des banquettes diposées le long de trois côtés et une table garnie de victuailles le long du mur restant). Les présentations faites, Finn me fait une petite place à ses côtés et demande le silence à ses camarades. Le moment de vérité peut commencer…

L’interview étant en anglais, je l’ai sous-titrée en français. Pour activer cette option avant de commencer la lecture, cliquez sur « Menu » puis « Sous-titres fr » en bas à droite de la vidéo… Et n’hésitez pas à passer en plein écran, les sous-titres seront moins encombrants !

Comme vous avez pu le constater à la lecture de cette vidéo, le taiseux ne l’était pas tant que ça, commençant à être vraiment à l’aise sur les deux dernières questions de l’interview, et ensuite en off, où j’ai pu prolonger le plaisir quelques minutes avec le reste de la bande… Les bonnes choses ayant une fin, je me suis éclipsé pour les laisser se préparer. Le concert a commencé… et les bonnes choses ont continué !

Ce concert fut un très, très grand moment. La magie de leurs albums a pris sur scène une dimension extraordinaire, excitée d’emblée par Finn Andrews, totalement possédé, transpirant, pleurant, perdant ses chaussures… et retrouvant sa timidité entre chaque morceau. Le chanteur des Veils nous a offert des moments d’une rare intensité, entre émotion au ralenti et transe délirante, captivant son public en quelques chuchotements. Le reste de la bande, composée de Dan Raishbrook à la guitare, Henning Dietz à la batterie et Sophia Burn à la basse, n’était pas en reste, dégageant une vraie solidarité et une grande complémentarité, entre deux gorgées de pastis ! :)

Quant à la cerise sur le gâteau, je ne connais que son prénom : Louisa. Petite nouvelle dans le groupe, cette fée au charme ravageur semble tout droit sortie de l’univers du Seigneur des Anneaux, comme si Tolkien avait décidé d’ajouter un personnage malicieux au pays des elfes. Sa voix, sa tenue, les regards et les sourires qu’elle vous lance finissent, s’il en était besoin, de vous emporter sur la planète Veils

Pêle-mêle :

The Veils étaient dans les studios de Canal+ ce mardi, pour y enregistrer « L’album de la semaine ».  L’émission sera diffusée au cours de la semaine du 18 mai, avec une chanson par jour et la totale à la fin de la semaine.

En attendant, vous pouvez retrouver le live de leur concert donné au Bowery Ballroom de New-York en 2007, en visionnage libre sur le site de Baeble Music.

Je vous conseille de jeter un coup d’oeil au blog tenu par Sophia, la bassiste des Veils. Elle y raconte avec humour les coulisses de leur tournée, ça vaut le détour !

Quand y en a plus, y en a encore ! Les groupes néo-zélandais squattent La Maroquinerie ce mois-ci, à commencer par les Shapeshifter le samedi 16 mai, avant de laisser la place à Liam Finn le dimanche 31 mai.

Enfin, voici le nom des différents morceaux joués dans ma vidéo, avec un lien Deezer pour en écouter la version studio : Three Sisters, The Letter, Calliope, It Hits Deep, Jesus For The Jugular, Scarecrow, Nux Vomica et Lavinia.

A bientôt sur Le Pari Kiwi, j’attends vos commentaires !